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Hamilton a subi des chocs de 10 g à cause du marsouinage

Lewis Hamilton a révélé l'ampleur de sa souffrance depuis le début de la saison à cause du marsouinage, et reconnaît être "un peu court" physiquement pour le Grand Prix du Canada.

Lewis Hamilton, Mercedes-AMG, dans le parc fermé

Malmené par le marsouinage la semaine dernière à Bakou, où il est sorti difficilement de sa monoplace tant la douleur au niveau du dos était intense, Lewis Hamilton sera bien en piste ce week-end pour le Grand Prix du Canada. Le septuple Champion du monde est toutefois revenu sur les conséquences que provoque le phénomène de rebond, alors que Mercedes est une des écuries peinant le plus à le maîtriser. Il a notamment révélé que les chocs endurés pouvaient atteindre 10 g.

"Il y a beaucoup plus d'hématomes après les courses aujourd'hui, donc il faut presque toute la semaine pour récupérer", a-t-il confié ce vendredi à Montréal. "Quand on subit des rebonds avec 10 g, ce que j'ai vécu lors du dernier Grand Prix, c'est une charge énorme au niveau du cou et du dos. En ce qui concerne les micro-commotions, j'ai clairement eu beaucoup plus de maux de tête ces derniers mois, mais je n'ai pas consulté de spécialistes à ce sujet. Je ne le prends pas trop au sérieux, je prends simplement des antidouleurs."

Jeudi, la FIA a annoncé qu'au nom de la sécurité, elle allait intervenir sur la question et imposer une valeur maximale à ne pas dépasser pour le marsouinage de chaque monoplace. Une limite qui est encore évaluée et qui reste à définir, mais qui répond aux plaintes de plusieurs pilotes pour préserver leur intégrité physique.

"Je ne peux pas insister davantage sur l'importance de notre santé", abonde Lewis Hamilton. "Je pense que nous avons un sport incroyable, mais la sécurité doit être la chose la plus importante. J'ai clairement le sentiment d'être un peu court pour ce week-end. Les disques [de la colonne vertébrale] ne sont clairement pas au top de leur forme. Ce n'est pas bon pour la longévité. Il y a des choses que l'on peut faire pour améliorer ça, pour tous les pilotes… On n'a pas besoin de blessures à long terme."

Le sujet de l'intervention de la FIA pose question quant à l'incidence qu'elle pourrait avoir sur les performances, et divise inévitablement les pilotes entre ceux qui souffraient trop de marsouinage et ceux qui étaient parvenus à le maîtriser. Pierre Gasly, lui, estime que les mesures prises n'auront pas d'effet important sur la hiérarchie sportive. Réponse prochainement !

Lire aussi :
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