Heidfeld : "Très peu de pilotes sont aussi spéciaux que Verstappen"
Nick Heidfeld est impressionné par un Max Verstappen au sommet de son art, qu'il classe d'ores et déjà parmi les plus grands de l'Histoire de la F1.
Max Verstappen file tout droit vers un troisième titre mondial consécutif, qu’il pourrait sceller dès la semaine prochaine au Grand Prix du Qatar. Au palmarès de la Formule 1, il deviendra alors l'égal de Jack Brabham, Jackie Stewart, Niki Lauda, Nelson Piquet et Ayrton Senna, tous triples Champions du monde. Le Néerlandais s’apprête surtout à conclure une saison empreinte d’une domination outrageuse, durant laquelle il a notamment battu le record de victoires consécutives, désormais porté à dix.
Aujourd’hui retiré des circuits, Nick Heidfeld observe l’emprise du pilote Red Bull avec beaucoup d’admiration. Et si la machine joue inévitablement un rôle, l’Allemand perçoit chez Max Verstappen ce qui fait la marque des plus grands, en plus d'un apprentissage permanent qui lui a permis de gommer les faiblesses qui apparaissaient lorsqu'il était plus jeune.
"Ce que fait Verstappen est très impressionnant, et son talent a toujours été incontesté", explique-t-il auprès de Sport1. "En piste, on peut voir qu’il est spécial, même par rapport aux autres pilotes de pointe. Ce qui m’a surpris, dans le bon sens du terme, c’est qu’il a appris de ses erreurs et a extrêmement bien progressé. C’est un pilote de Formule 1 complet. Vraiment, très, très peu de pilotes sont aussi spéciaux que Verstappen."
"Il y avait Michael Schumacher. Quand je pilotais encore en Formule 3000, j’allais voir les F1 à Monaco", poursuit-il. "Aujourd’hui encore, je ne cesse de le répéter : si tu regardais toutes les voitures et si tous les casques étaient peints de la même couleur, on pourrait quand même reconnaître Schumacher. Il pilotait tout simplement d’une manière différente. Il contrôlait mieux sa voiture et roulait plus près des murs."
"Lewis Hamilton avait un excellent contrôle de sa voiture mais il était un peu plus imprécis que Schumacher, et Fernando Alonso a également attiré mon attention à l’époque. Il ne roulait peut-être pas aussi près des murs mais il était incroyablement régulier et contrôlait très bien sa voiture. Il ne faut pas non plus oublier Sebastian Vettel. Ses résultats ont baissé lors des dernières années de sa carrière, mais à l’époque Red Bull, je me souviens qu’il a fait un tour qualif en Turquie et que je me suis dit que c’était vraiment dingue !"
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