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Horner a vu le titre de Verstappen "s'échapper" après Monza

Christian Horner, le directeur de Red Bull, a avoué qu'il avait vu le championnat pilotes "s'échapper" après les difficultés rencontrées par l'équipe autrichienne à la mi-saison.

Max Verstappen, Red Bull Racing, dans le parc fermé

Photo de : Zak Mauger / Motorsport Images

Max Verstappen est officiellement le champion du monde 2024 de Formule 1. Bien que cette phrase ne soit pas si étonnante à lire en vue des dernières courses et du talent indéniable du Néerlandais - et puisque c'est la quatrième année consécutive que nous l'écrivons -, il y a un moment cette saison où plus personne n'était sûr de la victoire de Verstappen, même au sein de son équipe.

C'est en tout cas la confidence que Christian Horner, le directeur de Red Bull, a faite après le Grand Prix de Las Vegas, théâtre du quatrième sacre de Verstappen. Le Britannique a en effet avoué que les difficultés affichées par la RB20 à la mi-saison, et notamment à Monza, avaient essoufflé ses espoirs de sacre, bien que son pilote vedette continuait à performer comme il le pouvait.

"La voiture était très difficile à piloter, mais [Verstappen] a su s'adapter et en tirer le meilleur parti", a expliqué le patron britannique. "Je pense que nous l'avons améliorée lors des dernières courses, mais il est certain qu'aux alentours de Monza, le championnat semblait nous échapper."

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Si Monza a été le point le plus bas de Red Bull en piste, Verstappen terminant à 38 secondes du vainqueur Charles Leclerc, en sixième position, la descente aux enfers avait déjà commencé depuis le Grand Prix d'Espagne, qui amorçait une période de 10 courses sans victoire pour le Néerlandais. C'est à partir de là que l'équipe de Milton Keynes a laissé filer la première place du classement constructeurs, au profit de McLaren.

"[Après Monza] il restait encore un long chemin à parcourir et nous avions un désavantage significatif par rapport à McLaren, Ferrari, et même Mercedes à ce moment-là", a continué Horner. "Les ingénieurs ont travaillé sans relâche, et les hommes et les femmes en coulisses ont travaillé de longues heures, tôt le matin, les week-ends, pour continuer à apporter de la performance à la voiture."

La grande pause de plusieurs semaines entre le Grand Prix de Singapour et celui des États-Unis a permis à Red Bull de travailler sur les problèmes de sa monoplace. Un labeur qui a payé puisqu'en arrivant sur les terres texanes, Verstappen a tout de suite été compétitif, retrouvant par la même occasion un petit goût de victoire. Un encas qui l'amènera finalement vers son savoureux succès à São Paulo, scellant déjà en partie le sort du championnat du monde.

"Pour moi, le véritable tournant a été Austin, où il a remporté une course sprint, s'est retrouvé sur la première ligne pour le Grand Prix et est monté sur le podium", a ajouté Horner. "Et puis bien sûr, le Brésil, qui a vraiment été le point culminant à bien des égards, c'était un pilotage tellement exceptionnel qui nous a fourni la balle de match."

Avec Filip Cleeren et Oleg Karpov

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