Quand Leclerc compare la Ferrari 2003 aux F1 modernes
Charles Leclerc est revenu sur son expérience au volant de la Ferrari 2003-GA, en comparant les sensations de pilotage avec celles ressenties à bord de Formule 1 plus modernes.
Début février, Charles Leclerc s'est vu offrir un petit plaisir : celui de rouler avec deux anciennes Ferrari sur le circuit d'Abu Dhabi sans véritable contrainte, si ce n'est celle de ne pas abîmer ces monoplaces appartenant désormais à un particulier et de rouler en étant équipé de pneus slicks de démonstration Pirelli.
Plus précisément, le Monégasque a pu faire des tours au volant de la F2003-GA, monoplace avec laquelle Michael Schumacher a remporté son sixième titre mondial en 2003, et de la SF70H, F1 avec laquelle Sebastian Vettel s'était battu pour le titre en 2017. L'occasion pour lui de comparer dans un cadre presque libre deux générations de voitures très différentes.
"Cela m'a montré quelle progression il y a eu entre 2003 et maintenant, en matière d'appui", a-t-il d'abord expliqué dans le podcast Beyond The Grid. "L'appui que l'on a sur la voiture d'aujourd'hui est absolument incroyable, et il est très difficile de comprendre quels progrès ont eu lieu depuis 2003. Cela dit, avec son poids, la voiture de 2003 est super fun à piloter dans les virages lents."
Le poids est évidemment l'une des différences les plus notables, souvent pointée du doigt pour expliquer les différences visuelles dans le comportement des voitures de ces générations et l'impression de vivacité des F1 du début des années 2000 par rapport aux actuelles. En 2003, le poids minimum avec pilote était de 600 kg, alors qu'en 2017 il était de 728 kg avec pilote. En 2023, pour comparaison, le poids minimum est de 798 kg.
Quand il est demandé à Leclerc si la différence se remarque vraiment, il répond : "Oui, beaucoup. C'est juste l'agilité de la voiture, la manière dont on peut jouer avec l'arrière de la voiture, c'est très fun à piloter. Les voitures d'aujourd'hui, quand on perd l'arrière, pour le récupérer… C'est fun d'une certaine manière, mais il faut être fou pour trouver ça fun ! La voiture de 2003, quand on perd l'arrière, la manière dont on reprend le contrôle est bien plus appréciable – c'est plus facile, mais on y prend plus de plaisir."
"J'ai attaqué assez fort. Pas trop fort, car ce n'était pas ma voiture, ça reste la voiture 2003 de Michael. J'ai beaucoup de respect pour ça, alors j'ai gardé ça à l'esprit. J'ai pris du plaisir, j'ai fait pas mal de tours l'après-midi, j'ai pu attaquer. Comme je l'ai dit, c'est fun d'avoir un peu de survirage avec ces voitures-là, alors j'ai essayé de le créer, juste pour m'amuser encore plus."
Appuyant sur des forces différentes, les deux monoplaces ont fini par produire des temps au tour comparables selon Leclerc : "Nous avions pas mal d'essence dans la voiture, pour faire pas mal de tours. Nous avions les pneus de démonstration Pirelli, alors ce n'étaient pas exactement les mêmes pneus qu'à l'époque, mais je peux vous dire qu'entre 2017 et 2003, les deux voitures qu'on pilotait ce jour-là, le chrono était très similaire – mais réalisé de manière très différente. La 2017 était très rapide dans les virages rapides mais perdait du temps dans les virages lents, et vice versa."
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires