Ocon : Se battre pour être 11e est ce qu'Alpine peut ressentir "de pire"
Aux yeux d'Esteban Ocon, le sentiment le plus désagréable actuellement chez Alpine c'est de voir que la bataille dans laquelle l'écurie se trouve se déroule en dehors du top 10.
Après un changement radical de concept à l'intersaison, afin de débloquer plus de potentiel pour l'avenir, Alpine a sombré dans la hiérarchie de la Formule 1 à l'entame de la campagne 2024. L'écurie française figure dans le fond de classement, Esteban Ocon et Pierre Gasly étant aux prises avec une A524 en difficulté sur plusieurs points, dont le poids et la traction.
La chute d'Alpine dans la hiérarchie, alors que l'écurie avait terminé la saison 2023 en sixième position chez les constructeurs, coïncide avec un écart très important entre le top 5 et le reste des équipes de la grille. Cela fait que, dans des circonstances normales telles que celles rencontrées à Bahreïn, les dix premières places sont quasiment assurées pour les pilotes Red Bull, Ferrari, McLaren, Mercedes et Aston Martin. À Djeddah, il a fallu la sortie de piste de Lance Stroll pour ouvrir une opportunité de top 10 aux équipes de fond de classement, saisie par Haas et Nico Hülkenberg via une stratégie "peu orthodoxe".
Pour Ocon, qui s'est un temps retrouvé dans cette lutte pour le dernier point en jeu en Arabie saoudite grâce au ralentissement volontaire de Kevin Magnussen, cette F1 à deux vitesses contribue à rendre les difficultés rencontrées par son écurie en ce début de saison encore plus frustrantes, comme il l'a expliqué en conférence de presse ce jeudi à Melbourne : "C'est ce que l'on peut ressentir de pire, et je déteste honnêtement le fait que lorsque l'on fait un bon week-end et que je ne peux pas entrer dans le top 10 et marquer des points en course, il n'y ait pas de récompense à la fin."
Esteban Ocon derrière Kevin Magnussen et Yuki Tsunoda à Djeddah.
"Mais c'est à nous d'essayer de comprendre, d'être plus performants et de nous rapprocher de ces voitures. C'est difficile de passer un week-end et de faire tous les efforts possibles, mentalement aussi, en sachant qu'il n'y aura pas de récompense à la fin. Mais cela fait partie du travail ; vous devez faire de votre mieux avec ce que vous avez en main, et c'est pour cela que je suis ici."
Au moment d'évaluer la hiérarchie, son ancien équipier chez Renault, Daniel Ricciardo, se montrait pour sa part un peu plus optimiste, suggérant que suivant les circuits, il pourrait y avoir plus d'opportunités de se hisser dans le top 5. Il se souvient en cela du GP de Mexico 2023, qui avait vu AlphaTauri sortir du bois après une saison passée en fond de classement : "Mon approche est la suivante : 'Peut-être que ce circuit nous conviendra mieux que le précédent'. Ces choses-là peuvent également dépendre du circuit."
"La plupart du temps, on sait à quel niveau se trouvent les voitures les plus rapides, mais au Mexique, l'année dernière, nous étions derniers des constructeurs au moment où je me suis qualifié en quatrième place. Personne n'aurait pu s'attendre à cela avant ce week-end. Vous pouvez avoir un bon week-end comme celui-là et bien piloter, mais quoi qu'il en soit la voiture fonctionne manifestement mieux sur ce circuit. Il y a donc toujours un peu d'espoir à conserver à l'approche de chaque week-end, donc je suis toujours enthousiaste."
Avec Matt Kew et Jake Boxall-Legge
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