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Esteban Ocon et Charles Leclerc ont tous les deux témoigné d'une course particulièrement éprouvante au terme des 57 tours du Grand Prix du Qatar.

Charles Leclerc, Ferrari SF-23, Esteban Ocon, Alpine A523

Disputé dans une chaleur étouffante, le Grand Prix du Qatar a physiquement mis à l'épreuve de nombreux pilotes dimanche soir. Outre les pilotes Williams, tous les deux passés par le centre médical, avec un Logan Sargeant qui a même abandonné en raison d'une déshydratation, on a vu Oscar Piastri très marqué avant d'aller profiter des joies de son deuxième podium en Formule 1. Et ce ne sont pas les seuls à avoir souffert, en témoigne Esteban Ocon, septième mais qui a douté de ses capacités en début de course. 

"C'était affreux", résume le pilote Alpine au micro de Canal+. "Physiquement, je ne me sentais pas bien. Au 15e tour, à peu près, j'ai commencé à avoir des nausées, à vomir un peu pendant au moins un tour. Après, c'était compliqué mais j'ai réussi à me calmer, à finir difficilement."

"En fait, il n'y a juste pas d'air, c'est affreux. Quand on respire, c'est de l'air chaud qui sort, ça reste dans le casque. C'est irrespirable. C'était dur, c'était beaucoup plus dur que Singapour, beaucoup plus dur que prévu, beaucoup plus dur que 2021. Donc des bonnes leçons à tirer par la suite pour mieux se préparer."

Le phénomène n'est pas isolé et Charles Leclerc, cinquième du Grand Prix à Losail, a confirmé que peu de pilotes avaient été épargnés. 

"Honnêtement, on parlait avec les autres pilotes : on a deux pilotes qui ne sont vraiment pas bien, tous les autres qui sont relativement pas bien", explique-t-il également au micro de Canal+. "Ce n'est même pas de la condition physique, parce qu'on n'est pas fatigués musculairement, mais c'est juste que l'on n'arrive pas à s'hydrater. On perd tellement d'eau, il y avait une chaleur... un truc de fou. C'était vraiment, vraiment, vraiment compliqué."

La situation a été aggravée par les trois arrêts obligatoires, excluant toute logique d'économie pneumatique et incitant les pilotes à être à l'attaque du début à la fin de la course. 

"Tous les tours, c'étaient des tours qualifs", souligne Charles Leclerc. "Dans les virages rapides surtout, là où normalement on sauvegarde les pneus. Ça a rendu la course plus compliquée physiquement, donc c'était une somme de différentes choses et ça a fait que c'était très compliqué."

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