Verstappen invite ceux qui ont douté de Red Bull à "aller se faire voir"
Red Bull a prouvé que ses difficultés de Singapour n'étaient pas liées aux directives techniques sur la flexibilité des pièces aéro, avec la pole position dominatrice d'un Max Verstappen revanchard à Suzuka.
Après la contre-performance de Red Bull au Grand Prix de Singapour, tout portait à croire que les bolides au taureau allaient renouer avec les avant-postes le week-end suivant à Suzuka, mais un léger doute régnait néanmoins puisque ce résultat médiocre coïncidait avec les récentes directives techniques serrant la vis sur la flexibilité des ailerons et des planchers.
Red Bull avait déjà déclaré que ce n'était pas le cas, attribuant ses difficultés de Marina Bay à la faiblesse (très relative) de la RB19 dans les virages courts, et l'a prouvé de manière éclatante lors des qualifications du Grand Prix du Japon : Max Verstappen a signé la pole position avec près de six dixièmes d'avance sur la McLaren d'Oscar Piastri.
"Singapour n'a pas existé", s'est amusé un Néerlandais revanchard, lançant par la suite : "On a connu un mauvais week-end. Forcément, les gens se mettent à dire que c'est à cause des directives techniques. Je pense qu'ils peuvent aller se faire voir. De mon côté, j'étais surmotivé à faire un bon week-end ici et à m'assurer qu'on soit compétitifs."
Max Verstappen (Red Bull)
Au moment d'aborder la Q3, Verstappen était l'auteur du meilleur temps du week-end en 1'29"878 ; il a alors frappé un grand coup en 1'29"012, avant d'enfoncer le clou en 1'28"877 sous l'impulsion de son ingénieur de course Gianpiero Lambiase, améliorant dans les trois secteurs.
"[Lambiase] m'a dit qu'un 1'28 serait pas mal, alors j'ai répondu : 'Ne t'inquiète pas, je vais tout donner'. Il a fait : 'Ouais, mais pas d'accident, hein ?'. J'ai dit : 'Ce n'est pas ce que je veux faire'", relate le leader du championnat. "Mais je savais qu'il restait un petit peu de marge à quelques endroits. C'est ce que j'ai essayé de parfaire, et ça a relativement bien fonctionné."
"Dès que l'on a mis la voiture sur la piste, elle a été très agréable à piloter, très prévisible – ce que je crois être le plus important. Même tour après tour en qualifications, elle s'améliorait. Après les EL3, je me disais que [McLaren] était assez proche, mais heureusement, nous avons fait de tout petits ajustements et je pense que ça a un peu aidé la voiture. Dans le premier secteur, une fois qu'on se sent très à l'aise avec la voiture, on peut attaquer un peu plus, et c'est ce qui s'est passé en qualifications."
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