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Max Verstappen égale Prost et Vettel : un champion sans compromis

Max Verstappen a décroché à Las Vegas son quatrième titre mondial. Un sacre différent des trois autres, qui couronne un champion qui ne laisse jamais la place au moindre compromis mais qui a su mûrir.

La toute première balle de match aura été la bonne pour Max Verstappen ! Au terme d'un Grand Prix de Las Vegas qui pouvait le couronner, le pilote Red Bull a scellé le sort de la saison 2024. Alors qu'il reste deux Grands Prix à disputer, le Néerlandais est assuré d'être sacré champion du monde pour la quatrième fois consécutive. Un chiffre qui le fait entrer un peu plus dans l'Histoire de la Formule 1 puisqu'il égale Alain Prost et Sebastian Vettel, faisant aussi bien que l'Allemand qui avait lui aussi enchaîné quatre couronnes avec l'équipe de Milton Keynes.

Dans le Nevada, le scénario était simple mais loin d'être acquis pour le leader du championnat, qui devait devancer Lando Norris à l'arrivée pour ne plus être menacé d'ici la fin de saison. Il s'est acquitté de sa tâche avec une sagesse presque contre-nature, ne cherchant pas à lutter coûte que coûte pour un podium inaccessible à la régulière et assurant les points de la cinquième place derrière les Mercedes et les Ferrari.

Après le duel à couteaux tirés face à Lewis Hamilton en 2021, la confirmation de 2022 puis la domination extrême de 2023, c'est un autre type de scénario qui s'est dessiné cette fois pour celui qui, il y a trois ans, considérait tout autre titre suivant le premier comme "un bonus" ! Le numéro 1 qu'il a choisi d'utiliser depuis son premier sacre sera toujours apposé sur sa monoplace l'an prochain.

"C'était une longue saison, que nous avons commencée en beauté", souffle-t-il. "C'était presque un rythme de croisière, puis des difficultés. Mais l'équipe est restée soudée, nous avons continué à travailler pour progresser et nous sommes à l'arrivée. Je suis incroyablement fier de tout le monde, de ce qu'ils ont fait pour moi. Me retrouver ici quadruple champion du monde est quelque chose que je n'aurais jamais cru possible. Je me sens d'une certaine manière soulagé, mais aussi très fier."

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Du diamant brut à l'excellence

On a déjà beaucoup dit et écrit sur le parcours du prodige Verstappen, débarqué en F1 à seulement 17 ans au point d'inciter par la suite les instances à durcir la réglementation dans l'attribution de la Super Licence. Une ascension météorique, le menant de Toro Rosso à Red Bull en moins de deux ans, avec à la clé une première victoire en Grand Prix dès le premier vrai test dans l'écurie mère, à Barcelone en 2016.

Le succès, il l'a connu chaque année depuis lors, même s'il a paradoxalement dû patienter jusqu'en 2019 pour décrocher sa première pole position. Pilote agressif, sans ménagement, très tranché dans son approche de la course dans la voiture comme en dehors, Max Verstappen plaît ou déplaît, mais il a traversé le processus de d'apprentissage de tous les grands champions.

Joie et soulagement chez Red Bull !

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Photo de: Red Bull Content Pool

L'homme a aussi affirmé une personnalité qui l'était déjà fortement, se positionnant avec beaucoup de clarté et de fermeté en liant de manière inconditionnelle son avenir à celui d'Helmut Marko en pleine affaire Horner au début de l'année, ou ne se laissant pas intimider par la volonté de la FIA de contrôler et sanctionner ses éventuels écarts de langage en conférence de presse. Sans compromis sur la piste comme en dehors, jamais il ne s'est écarté de ce qui le motive à être là : piloter une voiture, et rien d'autre.

Parole à la défense

Fin prêt à jouer le titre en 2021, disposant du matériel et de l'équipe acquise à sa cause pour y parvenir, il avait conclu au terme d'un duel épique et d'un final polémique face à Lewis Hamilton. Il a ensuite confirmé en 2022 en dégageant pour la première fois alors ce sentiment de transformation qui suit souvent un premier titre. Les erreurs sont devenues rares, l'exécution imparable, et les statistiques n'ont plus cessé de gonfler.

L'on pensait le sommet atteint en 2023, lorsque le champion en titre et son écurie ont tout assommé, ne laissant filer qu'un seul Grand Prix dans l'escarcelle de Singapour. Et la campagne qui touche à sa fin aujourd'hui avait commencé de la même manière. Ce à quoi l'on ne s'attendait pas, c'était au fait de voir la machine Red Bull s'enrayer quelque peu. Alors, dès l'été, Max Verstappen est passé en mode "défense", et l'on a retrouvé son pilotage parfois contesté dans le combat rapproché.

La démonstration de Max Verstappen à Interlagos aura été un tournant.

La démonstration de Max Verstappen à Interlagos aura été un tournant.

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

Construit sur les bases d'un premier tiers de saison dominateur, ce quatrième titre s'illustre toutefois probablement mieux par la démonstration faite sous la pluie d'Interlagos. Un tournant décisif et quasi définitif lors duquel Max Verstappen a, tout simplement, rappelé qui était le patron du moment.

"En tant que personne, à certains moments, c'était très difficile, et j'ai dû garder mon calme", reconnaît aujourd'hui Max Verstappen. "D'une certaine manière, je préfère quand même la saison dernière. Je l'ai beaucoup aimée, mais je suis fier des leçons que j'ai tirées cette année. Nous avons géré la situation en équipe et, d'une certaine manière, ça rend cette année très particulière et magnifique."

Au soir de son sacre sous les néons de Las Vegas, la campagne 2024 pas encore achevée se résume en un bilan qui ne souffre finalement d'aucune contestation : 8 victoires (soit un GP sur trois), autant de pole positions, 13 podiums et 3 meilleurs tours en course.

"L'année prochaine, ce sera une vraie bagarre entre beaucoup de voitures", prédit-il déjà. "Mais j'ai encore faim, bien sûr, et je vais en profiter mais il reste deux Grands Prix que je veux bien négocier. Puis on prendra une petite pause et on essaiera de recommencer l'an prochain."

VIDÉO - Max Verstappen sacré champion du monde à Las Vegas

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