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Zak Brown explique la méthode McLaren

Zak Brown, le PDG de McLaren, a évoqué sa vision de la gestion de l'équipe et les ingrédients qui ont, d'après lui, aidé la structure de Woking à décrocher son premier titre mondial des constructeurs depuis 26 ans.

Lando Norris, McLaren F1 Team, vainqueur, Zak Brown, PDG, McLaren Racing, et l'écurie McLaren

Photo de: Steven Tee / Motorsport Images

Après plusieurs saisons dans le rôle d'outsider, McLaren a passé un cap décisif en 2024. Si l'équipe de Woking avait déjà renoué avec la victoire – après quasiment dix ans d'attente -, lors du Grand Prix d'Italie 2021, le succès de Daniel Ricciardo était alors surtout dû à des circonstances de course exceptionnelles.

Au volant d'une MCL38 en progression constante, Lando Norris et Oscar Piastri se sont régulièrement battus aux avant-postes cette saison, décrochant chacun leur première victoire en Grand Prix. Norris s'est imposé à quatre reprises, alors que Piastri a triomphé par deux fois, les deux hommes signant même le doublé en Hongrie. Et, si Lando Norris a échoué dans sa quête de titre face à Max Verstappen, McLaren a décroché le titre constructeurs, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 1998.

Dans un entretien exclusif accordé à Motorsport.com, Zak Brown, le PDG de McLaren, estime que ce succès est l'aboutissement des efforts qu'il a déployés depuis qu'il est arrivé à la tête de l'équipe en 2016 afin de développer la structure britannique au niveau de ses performances sur la piste, mais également dans le domaine commercial. Surtout, le dirigeant explique que l'esprit qu'il a tenté d'insuffler au sein de l'écurie lui a permis de laisser chaque individualité donner le maximum à son poste.

"Je pense que ce que je sais faire, c'est mettre les meilleurs dans leur rôle, les pousser très fort, leur donner un feedback constant, mais les laisser faire leur travail", a ainsi expliqué Zak Brown. "Il s'agit de tirer le meilleur d'eux et de faire avancer l'entreprise."

Zak Brown tient la barre de l'écurie McLaren depuis 2016.

Zak Brown tient la barre de l'écurie McLaren depuis 2016.

Photo de: Steven Tee / Motorsport Images

"Il est passionnant d'être critique de manière constructive à l'égard de soi-même. Mon équipe de direction, qui compte une dizaine de personnes, est formidable, et nous nous remettons mutuellement en question. Nous sommes extrêmement loyaux les uns envers les autres, mais nous ne sommes pas toujours d'accord entre nous, et c'est très constructif de savoir que beaucoup de gens ne sont pas d'accord avec moi."

Pour Zak Brown, la satisfaction vient également du fait que chacun chez McLaren est ouvert à l'autre, et prêt à donner son point de vue sur le fonctionnement de l'équipe. "Mon équipe de direction n'hésite pas à dire : 'Zak, je pense que tu as fait fausse route'", continue-t-il. "Je peux contre-argumenter, et ils contre-argumenteront encore, mais tout cela de manière très constructive."

D'autres directeurs d'équipe me semblent vouloir donner l'impression de faire des choses qu'ils ne devraient pas faire.

Poursuivant son analyse de sa manière d'envisager la direction d'une équipe de Formule 1, Zak Brown explique sa volonté de soutenir autant que possible ses collaborateurs et collaboratrices, afin qu'ils puissent donner le meilleur d'eux-mêmes, proposant une image… très américaine.

"Mon état d'esprit est que je suis là pour soutenir l'équipe. Je travaille pour l'équipe, elle ne travaille pas pour moi", insiste-t-il. "Mon point de vue est que je suis un soutien. Je suis le manager, donc je ne suis pas un quarterback. Andrea est un quarterback ; tous les membres de l'équipe de direction sont des quarterbacks. Je suis le manager, je participe à la décision du jeu, j'aide, mais je ne lance pas le ballon."

De la même façon, Zak Brown est persuadé que son rôle est également d'être conscient de ses forces et de ses faiblesses, et de savoir rester dans l'ombre pour certains aspects d'une organisation aussi complexe que celle d'une écurie de Formule 1, où il préfère s'effacer pour laisser agir les personnes les plus compétentes.

Brown préfère demeurer en retrait lors des prises de décision sur le muret des stands.

Brown préfère demeurer en retrait lors des prises de décision sur le muret des stands.

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

"Par exemple, sur le muret des stands, je n'interviens pas", continue-t-il. "Andrea et moi nous parlons, je pose des questions et je partage mes idées. Mais bien que j'aie été un pilote toute ma vie, je suis la personne la moins qualifiée sur le muret des stands pour diriger une course. D'autres directeurs d'équipe me semblent vouloir donner l'impression de faire des choses qu'ils ne devraient pas faire."

"L'une des meilleures choses que Tom Stallard [l'ingénieur de course de Piastri] m'ait dite, c'est : 'Tu sais ce que j'aime chez toi sur le muret des stands ? C'est que tu ne dis jamais rien !'. Il serait facile, devant les caméras, d'essayer de faire croire que c'est moi qui ai défini la stratégie pour la course. Mais ce n'est pas une bonne image pour votre propre équipe de course, sans parler de ce que pensent les gens dans les tribunes. Je ne vais pas dire à Tom ou à Will [Joseph, l'ingénieur de Norris] comment gérer une course. Je ne suis pas qualifié pour cela. Et je pense que cela permet de gagner le respect."

L'an prochain, McLaren abordera la campagne 2025 avec un statut de favori, et visera les deux titres mondiaux, avec ses deux pilotes Lando Norris et Oscar Piastri désormais affûtés, et qui feront partie sans nul doute des hommes forts de la saison à venir.

Propos recueillis par Jonathan Noble

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