Bayle aide Zarco à corriger ses points faibles sur la Ducati
Redevenu coach de Johann Zarco, Jean-Michel Bayle aide le pilote Pramac à travailler sur son pilotage et en particulier sur le freinage, sa faiblesse par rapport aux autres représentants de Ducati.
Après une brève coopération en 2019, Jean-Michel Bayle a repris un rôle de coach auprès de Johann Zarco cette année. Le double Champion du monde de motocross, qui a également brillé sur circuit avec deux poles en 500cc et des succès au Bol d'Or et aux 24 Heures du Mans moto, apporte son expertise et aide Zarco à trouver la bonne approche.
"Au début, c'était vraiment un rôle d'amitié, d'échange, par rapport à mon expérience", a expliqué Bayle sur Canal+. "Il a fait appel à moi depuis le mois de décembre pour vraiment optimiser ses performances. J'ai toujours bâti ma carrière dans le travail et les détails, dans le perfectionnement. J'essaie de lui transmettre ça tous les jours. On travaille dur et la progression est là, donc je suis assez satisfait."
Johann Zarco pilote des Ducati depuis deux ans et reconnaît avoir encore certaines difficultés pour exploiter le plein potentiel de la machine italienne, évoquant régulièrement le besoin de gagner en "aisance" à son guidon. Avec son coach, il épluche toutes les données afin d'identifier précisément les éléments à corriger.
"En fait, le travail consiste à analyser les points faibles et à essayer de les améliorer", confirme Bayle. "Notre avantage, c'est qu'on a toutes les données des autres pilotes Ducati, donc on arrive à comparer où il faut travailler, où il peut gagner du temps. Où il y a de la marge, en fait."
Jean Michel Bayle
"Johann a pas mal de marge dans les freinages et en entrée de virage. C'est un pilote très, très fort sur l'accélération, sur le feeling de la poignée de gaz. Il est même meilleur que tous les autres pilotes Ducati. On essaie de garder ça et d'améliorer le reste."
Bayle n'est pas présent sur toutes les courses, sa démarche consistant surtout à travailler avec Zarco entre les Grands Prix sur des circuits du sud-est de la France, avec des machines très différentes de la Ducati mais permettant néanmoins de peaufiner le pilotage : "Ce n'est pas quotidien mais toutes les semaines, justement par rapport à ce qu'on voit dans les week-ends de course."
"On travaille en semaine, sur d'autres motos, sur des minimotos sur des pistes de karting, sur des motos de supermotard, et on essaie donc de reproduire les situations où il a des soucis sur les week-ends."
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