Fabio Quartararo ne comprend aucune de ses deux pénalités
Jugé responsable de la chute survenue au départ du Grand Prix d'Espagne, Fabio Quartararo ne comprend pas la pénalité qui lui a été infligée. Et il est tout aussi dubitatif après en avoir reçu une deuxième, pendant la course.
Le week-end de Fabio Quartararo pouvait-il plus mal se passer ? Lui qui avait coché le Grand Prix d'Espagne dans son agenda, grand amateur du circuit de Jerez qui lui a fait vivre tant de moments forts durant sa carrière, il lui a manqué la performance attendue et la malchance s'en est mêlée avec une série de déconvenues.
Samedi, il avait réussi un très bon premier départ, mais en avait perdu tout le bénéfice avec l'arrêt de la course au drapeau rouge. Ce dimanche, c'est lui qui a provoqué l'interruption de la course longue, pris dans un accrochage dans le premier tour avec Marco Bezzecchi et Miguel Oliveira. S'il s'en est relevé en boitillant, il a fort heureusement évité toute blessure importante. "Ça va, on ne va pas se plaindre. Je n'ai rien de cassé, donc c'est déjà bien", souffle-t-il ce soir.
En revanche les commissaires l'ont jugé responsable de la chute et l'ont pénalisé. "J'étais entre deux motos et j'ai tapé des deux côtés. Je n'ai pas essayé de faire un dépassement bizarre, j'ai juste essayé de faire le virage et malheureusement ça n'était pas possible", explique-t-il, assurant qu'il ne comprend pas pourquoi il a été sanctionné.
"Sincèrement, c'est difficile à comprendre quand on n'essaye pas d'être optimiste ou de faire un dépassement dangereux, mais [qu'on essaye] juste de survivre à une situation où on a deux pilotes à droite et à gauche. [Quand] on est pris en sandwich, ça peut arriver d'avoir ce genre d'accident. Malheureusement, j'ai emporté quelqu'un mais parce qu'il n'y avait pas d'autre solution, je ne pouvais rien faire d'autre que faire ça."
Une deuxième pénalité pour avoir mal appliqué la première
Une fois la course repartie, Quartararo a donc dû effectuer un long-lap... puis un second car il a eu le malheur de passer sur la partie verte, prohibée, à la fin de sa pénalité. "Je ne m'attendais ni à la première ni à la deuxième [pénalités]. Deux pénalités que je ne comprends pas et que le team ne comprend pas après être passé à la direction de course", indique-t-il.
"Je ne savais même pas que j'avais mordu. Je pense que j'ai mordu à la fin, à l'extérieur, mais tout simplement parce que je regardais si quelqu'un arrivait", se défend-il. "Je pense que, pour la sécurité, c'était ce qu'il y avait à faire."
Cette course aura finalement été "un peu bizarre" aux yeux du Champion du monde 2021, qui une fois relancé s'est heurté à ses difficultés habituelles pour dépasser. Malgré tout, il a réussi à remonter jusqu'au dixième rang pour empocher quelques points sous le drapeau à damier. Bien peu cependant au regard de ce qu'il espérait réaliser en Andalousie.
"Je pense que vous imaginez le bilan que je fais de cette course... On a plusieurs difficultés. Quand on est seul, [comme] ce matin au warm-up... Je n'ai jamais roulé si vite avec un pneu medium, un très bon feeling. [Mais je peux] être derrière le premier ou le dernier, je n'arrive pas à passer. Je roule une seconde et demie plus doucement", décrit-il.
"J'ai réussi à passer Augusto [Fernández] et les autres parce que, tout simplement, je pense que j'ai un petit peu plus d'expérience et que je sais gérer mes pneus différemment, mais sinon je n'arrive pas à passer et je dois rester à plus d'une demi-seconde pour essayer au moins de survivre à des virages que je n'arrive pas à passer, [ou dans lesquels j'ai] beaucoup moins d'angle."
Pour quelle raison a-t-il tant de mal à dépasser ? "C'est qu'on n'arrive même pas à rouler d'une façon où... Juste rouler, quoi. Sur la moto je me sens très lent et je ne peux pas aller plus vite, parce que j'ai vraiment une limite sur la moto qui est incroyable. C'est ça qui est gênant."
Voilà l'un des gros dossiers qui sera au menu de la journée de test au programme demain à Jerez. L'autre, c'est l'incapacité pour la Yamaha à se montrer compétitive sur le tour lancé, et donc à bien se placer sur la grille de départ. À Jerez, Fabio Quartararo a tout bonnement obtenu sa plus mauvaise qualification en MotoGP, un désavantage qui se ressent ensuite dans les premiers instants des courses, comme il l'a expérimenté aujourd'hui en étant pris en sandwich dans le paquet.
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