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Première journée difficile pour un Quartararo "pas très à l'aise"

Huitième après la première journée d'essais libres du Grand Prix du Qatar, Fabio Quartararo déplore des sensations étranges, s'étant senti à la limite malgré une marge de progression réelle à ses yeux.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Après avoir bouclé les essais de pré-saison avec la moue, Fabio Quartararo a entamé la saison par une première journée de Grand Prix toujours très convaincante. Onzième des EL1 au Qatar, il est entré dans le top 10 lors de la seconde séance, mais sa huitième place à 0"474 du leader n'engendre pas chez lui un enthousiasme démesuré. Surtout, le pilote Yamaha a fait part d'un certain inconfort, qui requiert encore du travail pour la suite du week-end.

"Ça a été une journée difficile, je ne me suis pas senti trop bien sur la moto. Il faut qu'on trouve une façon de progresser", a commenté ce soir le Champion du monde en titre, vainqueur ici même l'an dernier. "Pour le moment, je me sens différent, je ne me sens pas très à l'aise. Même pendant les tests, je ne me sentais pas super bien sur un tour, mais aujourd'hui il m'a manqué quelque chose d'étrange. J'étais rapide dans les deux premiers secteurs, mais il nous manque quelque chose. Il faut qu'on comprenne pourquoi et qu'on règle ça pour demain."

"On a eu une journée difficile mais c'est notre première journée au Qatar, alors qu'on a normalement des tests [ici]. Aujourd'hui, c'était un peu difficile mais les premiers étaient très rapides, alors il va falloir qu'on voie comment progresser", a ajouté le Français, avouant qu'il n'a "pas trop compris ce qui s'est passé aujourd'hui".

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En ayant tenté deux time attacks à la fin des EL2, Quartararo a pu atteindre 1'54"2, puis 1'54"0 avant d'enregistrer son meilleur chrono en 1'53"906, alors que le leader du jour, Álex Rins, est descendu allègrement en 1'53"4. Le Niçois est désormais convaincu d'avoir encore une marge de progression, et que celle-ci se trouve sur sa moto.

"Je me sens beaucoup plus à la limite, mais on n'est pas à notre réelle limite", a-t-il tenté d'expliquer. "Aujourd'hui, ça a été une journée difficile parce qu'il y a plusieurs choses que je n'ai pas comprises et il faut qu'on regarde les données, qu'on les compare avec l'année dernière pour comprendre ce qui s'est passé. Mais je ne me suis pas vraiment senti à la limite sur le chrono aujourd'hui. Si je me sens à la limite, c'est parce qu'on est en difficulté."

"Sur le rythme de course, on n'était pas non plus si mal que ça, mais sur un tour je sentais que le temps que j'ai fait était comme si j'avais fait un 1'53 bas, et c'est ça qui me dérange un petit peu parce que je me sentais vraiment à la limite alors que je sais qu'on peut améliorer. Il va donc falloir vraiment bien travailler ce soir et essayer de trouver un bon compromis." La suite, cela va d'abord être une analyse attentive des données. "On n'est pas extrêmement à l'abri pour la Q2 alors on va voir si on fait un time attack [samedi] matin ou pas", a-t-il précisé.

Fabio Quartararo n'a par ailleurs pas épilogué sur les 10,2 et 11,3 km/h de retard qu'il a accusés sur la meilleure vitesse de pointe de chacune de ces séances, la Yamaha affichant la V-Max la plus faible du plateau. "La vitesse n'est pas une surprise", a-t-il asséné, admettant être tout de même "vraiment surpris" par celle des Suzuki. "Rins a fait deux fois la première vitesse de pointe cet après-midi. Et les Ducati ont eu un peu plus de mal. Je suis un petit peu surpris par les deux, mais si je devais en dire un seul, je suis plus surpris par les Suzuki."

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