Quartararo : "Yamaha essaie de trouver des solutions où il n'y en a pas"
Conscient de ne pas pouvoir faire mieux lors des essais du Grand Prix de Saint-Marin, Fabio Quartararo était surtout agacé par l'entêtement de Yamaha à tester des pièces aérodynamiques.
Agacé, une fois de plus, Fabio Quartararo. Treizième des essais vendredi après-midi à Misano, il devra encore en passer par la Q1 samedi lors des qualifications du Grand Prix de Saint-Marin. Un niveau de performance qui ne le surprend pas plus que ça, mais qui n'efface pas une forme d'incompréhension devant la feuille de route établie par Yamaha.
Au guidon, le Français a tout donné lors de ses runs et a le sentiment qu'il ne pouvait pas aller chercher mieux. "C'est le meilleur chrono que j'ai jamais fait sur cette piste. À part dans un test où les conditions sont différentes avec plus de grip", souligne-t-il. "On ne s'attendait pas à mieux en termes de chrono aujourd'hui."
"Sincèrement, j'étais vraiment au max. C'est pour ça que j'ai fait une petite erreur dans le dernier tour, où je suis sorti dans le vert. Au final, si je n'essaie pas de faire des choses différentes, c'est sûr qu'on ne peut pas vraiment s'améliorer. On perd énormément en accélération, en vitesse, en aéro. On est à huit dixièmes, c'est énorme sur une petite piste comme Misano."
Sur la lancée de ce qu'il avait fait dimanche dernier à Barcelone, le Champion du monde a conservé les réglages 2022 auxquels il est revenu. "C'est mieux", confirme-t-il avec la satisfaction de pouvoir pointer du doigt les maux chroniques de sa machine sur une piste où le grip est autrement meilleur qu'en Catalogne. "Je pense que c'est intéressant de voir que dans les deux [types de] condition, on est encore très, très loin."
On est à huit dixièmes, c'est énorme sur une petite piste comme Misano.
Fabio Quartararo
Le problème, c'est donc le temps perdu à mener des tests avec un package aéro dont le Français ne veut plus entendre parler depuis un moment. Un run y a été consacré pendant les essais, et ce n'était clairement pas du goût de Fabio Quartararo.
"Les Japonais ont encore voulu tester l'aéro cet après-midi", précise-t-il. "C'était très clair que c'était moins bien. Ils ont re-voulu essayer et on a perdu un run encore cet après-midi. Peut-être que ce run-là aurait pu changer les choses pour que l'on soit directement en Q2 pour demain. Ça change tous les week-ends mais je pense qu'ils essaient de trouver des solutions là où il n'y en a pas. Je pense que c'est compliqué pour moi de comprendre."
"Quand on l'a essayé déjà trois fois et qu'on sait que c'est moins bien ; il y a du positif mais il y a beaucoup de négatif aussi. Quand on fait l'équilibre entre les points positifs et négatifs, et qu'on sait les trois fois que c'est l'autre, on ne peut pas perdre autant de temps sur un Grand Prix. Surtout dans une séance où on a une heure et où c'est la seule séance où on peut se qualifier pour la Q2. On a perdu cinq ou six tours où on aurait dû essayer quelque chose d'autre sur la moto."
Promettant que cet agacement devant la situation sera "dit et répété" en temps voulu, Fabio Quartararo attend aussi avec un sentiment double le test de lundi. "Ça va être décisif pour mon avenir, donc... Bien sûr que j'y pense", admet-il. "J'appréhende dans le bon sens et dans le mauvais, en espérant que j'ai vraiment quelque chose de bien, et en espérant qu'il y ait vraiment du positif et qu'on ne parte pas sur une mauvaise note dès lundi."
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