Jack Miller malmené par une Ducati "perdue" en course
Jack Miller n'a pas été plus loin que le septième tour du Grand Prix du Qatar, touché par un problème électronique qui a rendu le comportement de sa Ducati très instable.
Avant la double chute de Pecco Bagnaia et Jorge Martín, Ducati a perdu un atout de taille dimanche, pendant la course de Losail, lorsque Jack Miller a rejoint les stands pour abandonner. Le pilote australien, qui s'élançait de la quatrième place, avait déjà dégringolé à la dixième position après le premier tour et il figurait hors des points lorsqu'il a jeté l'éponge.
Il a expliqué cette contre-performance par un problème électronique, qui s'est manifesté dès le départ et qui l'a laissé aux prises avec une Ducati au comportement erratique, comme "perdue". "La moto ne semblait pas vraiment savoir où elle se trouvait en piste, et ce dès le début", a-t-il résumé auprès du site officiel du MotoGP.
"Dès le départ, la moto n'était pas fantastique", a-t-il détaillé. "Il manquait quelque chose au niveau de l'électronique. La moto était assez perdue, disons. À certains endroits très, très étranges de la piste, j'avais 100% de la puissance, et puis quand je suis arrivé dans la ligne droite principale, je n'en avais plus du tout. J'ai dû me mettre presque tout de suite en quatrième."
"Dans le dernier virage, tout le monde me dépassait. Franchement, j'ai cru que j'allais me faire passer dessus à la sortie du dernier virage parce que j'étais vraiment lent", a ajouté le pilote australien, qui a tenté en vain de relancer son système électronique durant sept tours. "J'ai fait tout ce que j'ai pu, je suis passé sur les cartographies A, B et C, j'ai allumé le système, je l'ai éteint. J'ai fait de mon mieux, mais je n'arrêtais pas de me faire secouer, surtout à l'arrière de la piste."
"Alors que je me trouvais entre des virages, je recevais un énorme coup d'accélérateur. Évidemment, j'avais la poignée ouverte, mais je ne m'attendais pas à ça. Et puis, il y avait aussi la peur de me faire passer dessus à chaque fois que je sortais du dernier virage, parce que j'étais sur la trajectoire de course sans accélérer. Il valait tout simplement mieux rentrer. Pas un grand jour."
Sans entrer dans les détails, Jack Miller a précisé que le problème avait été identifié. "Il n'y a rien à retirer de cette [course]. La moto était vraiment une étrangère. C'est comme ça. On connaît le problème, on sait ce qui s'est passé. C'est dommage, mais j'espère que ça ne se reproduira pas."
"Je me sentais bien en abordant la course. La vitesse en qualifs était là, le rythme de course aussi, on l'avait eue en EL3, en EL4 et au warm-up", a-t-il ajouté. "Ça ne veut pas dire que j'allais gagner la course ou quoi, mais je sentais que je pouvais courir avec [les leaders] aujourd'hui, or ça n'a pas été le cas. On sait quelle a été l'erreur, on sait ce qui s'est passé, on va en tirer les leçons."
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