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MotoGP GP de Saint-Marin

Marini : de "très bonnes sensations" gâchées par les qualifications

Luca Marini a décroché l'un de ses moins bons résultats de l'année au Grand Prix de Saint-Marin. Pourtant, alors qu'il évoluait à domicile, il ne s'était jamais senti aussi performant cette année.

Luca Marini, VR46 Racing Team

Luca Marini vient de vivre ses deux Grands Prix les plus décevants de la saison, hors abandon. Une semaine après une 11e place à Barcelone, où il a particulièrement souffert du manque d'adhérence, le pilote VR46 n'a pris que la septième place en course sprint et la neuvième dans l'épreuve principale à Misano. Il était pourtant très à l'aise sur ses terres, mais a payé une erreur en qualifications.

"Je pensais avoir trois tours avec le dernier pneu", a expliqué l'Italien, seulement huitième sur la grille. "Dans mon meilleur tour, au moment de rétrograder, je suis resté en troisième. Je n'ai pas mis la seconde parce que je n'ai pas bien fait le mouvement avec le pied, je n'ai pas mis suffisamment de force. J'ai perdu beaucoup de temps. Or, quand on perd trois dixièmes, on perd une ligne, peut-être plus."

"Le week-end [a été] un peu compliqué à cause de ça et c'est dommage parce que je me [sentais] très bien sur la moto, peut-être l'une des meilleures sensations que j'aie eues de la saison", a assuré Marini. "Quand j'ai ces sensations, ça fait un peu mal de ne pas décrocher un podium ou une victoire parce que c'est dur d'avoir ces bonnes sensations sur la moto. Ce circuit, qui offre beaucoup d'adhérence, m'aide beaucoup à avoir de bonnes sensations."

Après la course sprint, Marini s'est dit "satisfait de [sa] performance, pas du résultat" après avoir eu beaucoup de mal à doubler les pilotes qui le devançaient. Le scénario a été similaire le lendemain avec une "course très frustrante" et une nouvelle fois des difficultés dans les duels. Huitième en fin d'épreuve, il a même été dépassé par Raúl Fernández dans le dernier tour.

"Je n'ai pas pris un très bon départ et j'ai été bloqué dans les deux premiers virages donc c'était impossible de doubler. J'ai perdu beaucoup de temps, j'ai eu beaucoup de mal à dépasser les autres pilotes parce que je n'accélérais pas en sortie de courbe, c'était désastreux. J'arrivais au freinage à un dixième et demi ou deux dixièmes et c'était impossible de doubler, même en relâchant les freins et en faisant une manœuvre agressive."

Luca Marini, VR46 Racing Team

Luca Marini

"C'était impossible pour moi donc je devais attendre, attendre, attendre une erreur du pilote se trouvant devant moi. Mais tous les pilotes sont fantastiques en MotoGP, personne ne fait d'erreur en course. C'était impossible d'obtenir un meilleur résultat même si j'avais de très bonnes sensations sur la moto. C'est dommage parce que quand on se sent si bien sur la moto, c'est important de prendre des points et de décrocher de bons résultats. C'est vraiment décevant."

Interrogé sur la cause de ses difficultés dans les phases d'accélération, Luca Marini n'était pas en mesure de fournir une explication : "Je ne sais pas. Je ne pense pas que ce soit parce que je suis grand. Álex [Márquez] est aussi très grand et il accélérait très bien, donc on doit un peu travailler."

Un test rassurant

Le demi-frère de Valentino Rossi a eu l'opportunité de chercher des solutions dès lundi, au cours du test post-course organisé à Misano. VR46 ne disposait pas de nombreuses nouveautés à lui faire évaluer et il a ainsi pu passer en revue différents réglages, un travail qui semble avoir porté ses fruits, à en juger par son meilleur temps : "Le test a été positif, mais les sensations sur la moto étaient déjà bonnes pendant le Grand Prix. C'est juste que quand on peut rouler tout seul, c'est plus simple."

"On n'avait rien d'important à tester, on a évalué des choses sur la géométrie de la moto, les suspensions, différents amortisseurs. On a compris des choses positives, c'est sûr qu'il y en avait. Mon chef mécanicien et les ingénieurs de Ducati ont étudié les dernières courses et ils ont essayé de m'apporter des réglages différents, et c'était positif."

Luca Marini, VR46 Racing Team

Luca Marini

"Maintenant on a beaucoup de données à analyser pour comprendre quel serait le meilleur compromis", a-t-il souligné. "On a testé des réglages très différents au cours de la journée et les chronos ont été positifs presque tout le temps. On verra en Inde si on a trouvé quelque chose de bon."

Marini a cependant préféré nuancer les progrès effectués, peut-être en partie dus au niveau de grip très élevé de la piste, surtout dans la foulée d'un week-end de course : "Avec ce niveau d'adhérence, le problème est moins présent parce qu'on peut accélérer plus facilement, mais je perdais encore deux dixièmes sur Jorge [Martín] dans le deuxième secteur. C'était incroyable à la sortie du virage 6, c'est là qu'il fait toute sa différence, c'était déjà le cas pendant la course. Sa façon de sortir du virage 6 était incroyable. On a trouvé un compromis légèrement meilleur mais, sincèrement, ce n'est pas suffisant."

"Il faut comprendre si ça sera également bon sur des pistes sans adhérence", a-t-il ajouté. "Un test du lundi se déroule dans des conditions totalement différentes, que l'on n'aura jamais pendant un Grand Prix classique, donc on essaie des choses dans des conditions incroyables. C'est vraiment fun, j'aime beaucoup rouler dans ces conditions parce que la limite est dingue. On ne peut pas tomber dans ces conditions, et on attaque !"

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