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Alonso juge la pénalité infligée à Sainz "trop sévère"

Fernando Alonso estime que les commissaires ont été trop durs avec Carlos Sainz, pénalisé au Grand Prix d'Australie pour son accrochage lors du troisième départ.

Fernando Alonso, Aston Martin AMR23, Carlos Sainz, Ferrari SF-23, Lance Stroll, Aston Martin AMR23

Bien que victime de l'accrochage provoqué par Carlos Sainz au troisième départ du Grand Prix d'Australie, Fernando Alonso estime que la pénalité infligée à son compatriote est trop sévère. Compte tenu de l'arrivée sous régime de voiture de sécurité, le pilote Ferrari a plongé hors des points une fois la sanction de cinq secondes appliquée. En apprenant qu'il était puni par les commissaires, l'Espagnol avait quelques minutes auparavant manifesté très clairement son mécontentement à la radio.

Les commissaires ont reproché à Carlos Sainz d'avoir accroché l'Aston Martin de Fernando Alonso avec sa roue avant-gauche lors du troisième départ arrêté, qui a mis tout le monde sous haute tension avec seulement deux tours à parcourir. Le double Champion du monde n'a pas pu éviter le tête-à-queue et le contact avec le mur mais a pu repartir bon dernier, avant de réintégrer sa troisième place lors de l'ultime restart, à la faveur de la décision prise par la direction de course.

S'il était dans un premier temps agacé par la situation, Fernando Alonso juge légitime la colère de Carlo Sainz, qui a évoqué, écœuré, "la pénalité la plus injuste que j'aie jamais vue de ma vie" avant de refuser d'en dire davantage à chaud.

"La pénalité est probablement trop sévère", avance le pilote Aston Martin. "Dans le premier tour [d'un nouveau départ], c'est toujours très difficile d'évaluer le niveau d'adhérence, et je pense que l'on ne va pas intentionnellement percuter une voiture. On sait que l'on prend aussi un risque pour sa propre voiture et pour sa position finale, et parfois on se retrouve à un endroit où l'on n'aurait pas voulu être à ce moment-là. Ça fait partie de la course. Je n'ai pas bien vu les images, mais pour moi, c'est trop sévère."

Carlos Sainz et son patron chez Ferrari, Frédéric Vasseur, ont surtout regretté de ne pas avoir pu faire valoir leurs arguments devant les commissaires. Fernando Alonso, lui, a donné sa version des faits à l'issue de l'épreuve.

"Il est évident qu'à ce moment-là, je ne savais pas qui m'avait touché", souligne-t-il. "Dans le premier tour du premier départ, j'ai senti que quelqu'un m'avait touché au virage 3. Et puis au dernier restart, Carlos m'a apparemment touché au virage 1. Il n'y a probablement qu'à Djeddah que j'ai connu un départ normal. À Bahreïn, au virage 4, Lance [Stroll] m'a aussi touché, donc visiblement je les attire ! Mais notre voiture est suffisamment solide. Alors ce n'est pas grave s'ils continuent à nous toucher."

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