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Alonso préoccupé par l'écart avec McLaren

La demi-seconde d'écart infligée par Lando Norris à Fernando Alonso lors des qualifications du Grand Prix de France est une mauvaise surprise pour le pilote Alpine.

Fernando Alonso, Alpine A522

Septième sur la grille de départ du Grand Prix de France, Fernando Alonso s'inquiète surtout de l'écart de performance avec McLaren. Car devant lui, Lando Norris a signé un petit exploit en parvenant à s'immiscer entre les deux Mercedes pour s'offrir la cinquième place sur la grille. Surtout, l'écart entre le pilote britannique et le double Champion du monde est supérieur à la demi-seconde.

Alors que les qualifications ont mal tourné pour Esteban Ocon, en délicatesse sur l'autre Alpine, Fernando Alonso doute quelque peu des chances de l'écurie française. Sur l'autre McLaren, Daniel Ricciardo partira neuvième, tandis que les deux écuries sont à égalité de points dans la lutte qui les oppose pour la quatrième place du championnat constructeurs.

"Honnêtement, on est venus ici avec de grandes attentes, après Silverstone et l'Autriche où l'on était très compétitifs", confie Fernando Alonso. "On pensait qu'ici, on pourrait être à l'avant du milieu de grille, mais AlphaTauri et McLaren semblent améliorer leur voiture avec beaucoup d'évolutions. On a eu du mal. Franchement, quand je vois les chronos avec Lando une demi-seconde devant, c'est un peu trop et inaccessible pour nous, ce qui est un peu inquiétant. Mais on verra demain [dimanche] quels sont le rythme de course, la gestion des pneus et tout le reste."

Après les essais libres de vendredi, le directeur d'Alpine, Laurent Rossi, admettait être "un peu déçu" par les difficultés de l'écurie pour son Grand Prix à domicile, insistant sur le sous-virage posant de sérieux problèmes aux deux pilotes. Fernando Alonso, lui, évoque un week-end qui "n'a pas été facile" jusqu'ici : "Lors des qualifications, le vent a tourné à 90 degrés, donc il y avait du vent de travers dans la ligne droite [arrière] et du vent de face dans la ligne droite principale, et ça a encore changé dans certains virages. La septième place reste solide et hier [vendredi], les longs relais semblaient costauds pour nous, donc il y a de l'espoir pour faire une bonne course."

Les températures élevées attendues ce dimanche sur le plateau du Castellet promettent également de compliquer la gestion des pneus et la stratégie jouera de nouveau un rôle clé, avec un choix cornélien entre le plan à un arrêt et celui à deux arrêts. 

"Les pneus ont beaucoup de mal dans ces longs virages, avec les températures, la chaleur et le graining", confirme Fernando Alonso. "Ce sera difficile. La voie des stands est la plus longue du calendrier, je pense que ça coûte 27 secondes ou quelque chose comme ça, donc faire un seul arrêt serait idéal pour éviter de perdre une deuxième fois 27 secondes. Je ne sais pas si ce sera possible ou pas. Je pense que l'on sera très flexible avec la stratégie."

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