Bearman n'a "pas le choix" pour éviter une suspension
Sous la menace d'une suspension au moindre incident dont il serait tenu responsable pendant près de deux mois, Oliver Bearman se sent contraint de prendre moins de risques en piste.
Photo de : Jayce Illman / Getty Images
Dans pareille situation, Max Verstappen était resté fidèle à lui-même et n'avait rien changé. Chez Kevin Magnussen, le couperet était tombé il y a un an. Pour Oliver Bearman, désormais au bord de la suspension, il convient de réagir et d'adapter sa manière de courir pour éviter de manquer un Grand Prix.
Avec dix points de pénalité accumulés sur 12 possibles, le pilote Haas se sait à la merci des commissaires en cas de nouvel incident. Et ce pour quatre Grands Prix (Azerbaïdjan, Singapour, États-Unis et Mexico), puisqu'ils ne récupérera ses premiers points que le 3 novembre.
Interrogé dans le paddock de Bakou sur son approche en piste, le Britannique n'a pas hésité, estimant qu'il privilégiera l'option "d'aller à l'extérieur" en cas de combat pour ne pas être sanctionné comme face à Carlos Sainz à Monza. "Je n'ai pas le choix", estime-t-il. "J'aimerais bien avoir de l'espace à l'intérieur, mais il est clair que cela pourrait ne pas être le cas, donc je ne peux pas prendre ce risque."
Oliver Bearman déplore la situation dans laquelle il se trouve mais l'assume également, lui qui a écopé de six points de pénalité pour des infractions sous drapeau rouge (deux à Monaco, quatre à Silverstone).
"C'est dommage d'en être arrivé là, et j'ai mérité certains points", admet-il. "J'ai commis une erreur très dangereuse à Silverstone. Mais j'ai aussi pris six points pour des choses un peu... J'en ai pris deux à Monza, deux à Monaco pour le drapeau rouge, où j'estime vraiment avoir fait le maximum pour éviter une situation dangereuse. Naturellement, les quatre points pris à Silverstone, je les mérite. Je l'ai accepté et j'en ai tiré les leçons. Mais maintenant, je vais m'efforcer de ne pas perdre mes deux points d'ici au Brésil."
Malgré une part d'amertume et le fait de se retrouver dans un cas de figure potentiellement délicat à gérer en piste, Oliver Bearman refuse d'accabler les commissaires, dans une période où leur travail est au centre de bien des discussions.
"Je n'aimerais pas être à leur place dans la salle des commissaires, parce que c'est vraiment un boulot difficile", souligne-t-il. "Ce n'est jamais la fête. C'est clairement un travail ingrat. Ils font évidemment de leur mieux. Parfois, nous ne sommes pas contents de ce qui se passe, mais ils essaient d'assurer notre sécurité."
Propos recueillis par Oleg Karpov
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