Bottas a sous-estimé les effets néfastes des contrats d'un an

Au crépuscule de son parcours chez Mercedes, Valtteri Bottas concède avoir subi une pression plus forte que ce qu'il imaginait en l'absence de contrat sur plusieurs années.

Bottas a sous-estimé les effets néfastes des contrats d'un an

En bout de course chez Mercedes, où il ne sera pas conservé pour faire place à la promotion de George Russell en 2022, Valtteri Bottas va se lancer dans un nouveau défi avec Alfa Romeo. Pour la première fois de sa carrière en Formule 1, le Finlandais disposera d'un contrat pluriannuel lui permettant de se projeter sur la durée. Un soulagement, et la fin d'une situation difficile dont il a mis du temps à prendre conscience de l'incidence.

Recruté en express à l'intersaison 2016-2017 pour pallier le départ à la retraite inattendu de Nico Rosberg, Valtteri Bottas aura tenu cinq saisons chez Mercedes sans jamais obtenir la confiance absolue d'un contrat supérieur à un an. Lors de chaque exercice, son avenir a été remis en question, avec sont lot de doutes et des conséquences finalement néfastes.

"Ça a probablement eu plus d'effet sur moi que je ne le pensais", admet-il aujourd'hui, "car une fois que tout était fait et que je savais ce que j'allais faire pour les prochaines années, j'ai ressenti un peu plus de liberté et moins de pression d'une certaine manière, presque comme si un poids s'était retiré de mes épaules. C'est ce sentiment, et c'est quelque chose que je n'avais jamais ressenti avant de savoir que je pouvais me concentrer sur quelque chose avec une équipe, avec des gens autour pour quelques années à venir, et pas me concentrer sur une année."

"Habituellement, il faut environ six mois pendant lesquels je me bats pour mon baquet. Donc le fait de pouvoir avoir la confiance d'une équipe qui sait que je vais faire de mon mieux pendant quelques années, ça fait du bien. Et je peux tout simplement me concentrer réellement sur le travail et penser à ce que je vais faire l'année prochaine."

L'enchaînement de ces "CDD" chez Mercedes, Valtteri Bottas en a accepté les inconvénients, conscient dans le même temps de disposer de l'un des volants les plus convoités de la grille. S'il ne veut pas s'épancher sur les raisons de cette situation, il assure "plutôt bien" les comprendre. "Je crois que ce serait mieux que Toto [Wolff] réponde vraiment à la question, plutôt que je le dise à sa place", précise-t-il. "Je pense que c'est mieux de lui demander, mais j'ai une compréhension de la situation. D'une certaine manière ça a du sens pour moi, donc tout va bien."

Le directeur de l'écurie de Brackley a parfois insisté sur le bon côté que pouvait entraîner la pression générée par un contrat d'un an. Avec l'expérience qu'il en a, Valtteri Bottas acquiesce… à moitié. "Je crois que je lui ai dit oui pour un certain temps. C'est bien. Ça peut être bien. Mais pendant neuf ans ?", interroge-t-il.

Car le pilote de 32 ans inclut ses premières années chez Williams, de 2013 à 2016. "J'ai l'impression que chacun est différent dans sa manière de gérer la pression et le temps qu'elle dure, mais pour moi il y a eu cinq ans dans cette situation, sans jamais pouvoir penser au-delà de six mois. Pour moi ça ne marche pas", dresse-t-il en guise de bilan. "C'était vraiment plus facile au début, même s'il y avait des discussions presque chaque année pour savoir qui allait prendre quel baquet, ce qui constitue une distraction. N'oublions pas que c'était plus ou moins similaire pour moi chez Williams. C'étaient toujours des options dans un contrat d'un an. Ça fait en gros neuf ans à ne pas pouvoir penser sur le long terme."

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