Hamilton "reconnaissant" après le Canada : "J'ai travaillé tellement dur"
Reconnaissant après son meilleur résultat avec Ferrari au Canada, Lewis Hamilton voit son niveau actuel comme le fruit d'un travail de longue haleine au sein de la Scuderia.
Photo de : Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Lewis Hamilton est revenu sur le circuit de sa toute première victoire en Formule 1 et y a signé un nouveau tournant : son meilleur résultat en Grand Prix depuis son arrivée chez Ferrari, après 17 mois mouvementés au sein de la Scuderia.
À Montréal, le Britannique a pris le dessus sur son équipier Charles Leclerc pendant la majeure partie du week-end, malgré une arrivée derrière lui lors de la course sprint.
Cinquième sur la grille dimanche, Hamilton s'est emparé de la quatrième place dès le premier tour en dépassant Oscar Piastri, avant de remonter sur Max Verstappen et de dépasser le pilote Red Bull dans les derniers tours pour décrocher la deuxième position.
Jusqu'ici, son meilleur résultat en Grand Prix avec Ferrari restait une troisième place en Chine, où il s'était également imposé lors de la course sprint en 2025. En dehors de ces éclaircies, le début de son aventure au sein de la Scuderia s'est révélé particulièrement compliqué depuis son départ très médiatisé de Mercedes, au point d'alimenter de nombreuses interrogations sur son avenir.
Néanmoins, ce week-end canadien semble avoir remonté le moral du septuple champion du monde, ou du moins, lui avoir redonné du plaisir au volant de la SF-26.
"Je me suis énormément amusé tout le week-end", a déclaré Hamilton après la course. "À chaque tour. J'ai eu l'impression qu'on avait pris le week-end par le bon bout, avec la bonne attitude, et globalement la voiture était vraiment agréable à piloter."
"Et puis venir à Montréal, un circuit que j'adore, et profiter ici d'un week-end sprint - le premier que nous avons eu [ici] - c'était génial. Et c'est ma première deuxième place avec l'équipe."
Lewis Hamilton n'a rien lâché face à Max Verstappen pour s'emparer de la seconde place.
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
"C'est quelque chose pour lequel j'ai travaillé tellement dur que je ne peux même pas expliquer à quel point il a fallu aller chercher profondément pour arriver à ce niveau, tout le travail et les montagnes déplacées en coulisses pour rendre ce type de performance possible."
"Mais je suis vraiment reconnaissant envers l'équipe de continuer à me soutenir semaine après semaine. C'était génial, absolument génial de se battre avec l'un des plus grands [Max Verstappen]. C'était extrêmement exigeant."
Plus de simulateur avant les courses
Avant le week-end, Hamilton avait expliqué avoir choisi de ne pas préparer le Grand Prix du Canada dans le simulateur Ferrari de Maranello, estimant que celui-ci ne reproduisait pas suffisamment les sensations et conditions rencontrées en piste cette saison.
Le Britannique avait déjà adopté cette approche en Chine, où il avait alors signé son meilleur résultat en Grand Prix avec Ferrari avec une troisième place. Il a donc décidé de répéter la recette à Montréal : laisser le simulateur de côté pour privilégier un travail plus poussé sur les données. Et il semble désormais décidé à poursuivre dans cette voie.
"Je suis sûr que je utiliserai le simulateur à un moment donné", a-t-il expliqué. "Ce qui pourrait être utile, par exemple, ce serait d'y retourner et de faire une corrélation avec ce week-end afin de comprendre ce qui manque. Parce que le pilote d'essais qui l'utilise dira que tout va bien… mais il ne connaît que ce qu'il connaît, puisqu'il ne conduit pas la voiture en course."
Pratiquement tous mes titres auparavant - sauf peut-être 2008 - je ne me suis pas servi du simulateur. Donc ce n'est pas une nécessité.
"Au final, seuls Charles et moi pilotons réellement la voiture. Donc l'avantage de pouvoir rouler avec la vraie voiture, puis revenir et dire : 'Voilà ce qu'elle donne réellement. Voilà ce qui nous manque', c'est qu'on peut améliorer l'outil. Je serai toujours là pour aider l'équipe à avancer et à développer la voiture. Maintenant, est-ce que je vais l'utiliser pour préparer une autre course ? Probablement pas."
"Il y a trop de risques. Si vous regardez mes deux meilleures courses, je n'ai pas utilisé le simulateur. Et honnêtement, c'est comme ça. Pratiquement tous mes titres auparavant - sauf peut-être 2008 - je ne me suis pas servi du simulateur. Donc ce n'est pas une nécessité. C'est un outil qui peut être puissant. Mais moi, je suis à l'ancienne. Je suis probablement meilleur sans."
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