Avant 2026, Ocon livre son verdict sur le règlement F1 2022
Alors que l'ère moderne des F1 à effet de sol vient de toucher à sa fin, Esteban Ocon a fait le bilan de la réglementation introduite en 2022.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
L'arrivée dans les prochaines semaines d'une nouvelle réglementation en F1, qui va mêler profonde refonte du châssis et motorisation hybride simplifiée, va sonner comme une véritable révolution pour la discipline qui a rarement connu un chamboulement technique aussi substantiel dans son histoire. Mais alors que la réglementation 2022-2025 s'est éteinte, quel bilan peut-on tirer de ce qu'elle a apporté ?
La question a été posée à Esteban Ocon il y a quelques semaines et le Français a donné son opinion sur l'héritage du règlement technique introduit en 2022. Dans les grandes lignes, pour rappel, l'idée principale derrière ce cycle était de parvenir à produire des monoplaces capables de mieux se suivre, notamment dans les virages rapides, afin de favoriser les luttes en piste et donc les dépassements. Objectif rempli ?
"Je pense que les dépassements se sont nettement améliorés", a déclaré Ocon sur le sujet. "C'est donc l'un des aspects positifs de cette réglementation. Nous avons surtout constaté une grande différence lors de son introduction en 2022. Mais si vous regardez Zandvoort [en 2025], nous étions très proches les uns des autres, même dans le dernier virage. Avec le DRS, vous restez à moins de sept ou huit dixièmes de seconde sur l'ensemble du tour, ce qui est assez impressionnant. Et ce n'était pas le cas lors de l'ère 2020, en gros. Je pense que c'est probablement le plus grand succès de ce règlement."
Globalement, c'est une réussite.
Un succès qui s'est quelque peu étiolé au fil du temps. Même si les avis divergent en nuance sur l'ampleur des difficultés à se suivre au terme de cette ère réglementaire, les équipes ont tout naturellement à la fois cherché à contourner les règles mais ont aussi, au fil du temps, mieux compris celles-ci. Dans ces conditions, la performance aérodynamique a progressivement et drastiquement augmenté, ce qui a en retour contribué à rendre les luttes en piste de plus en plus difficiles, en raison du phénomène d'air sale.
"La rapidité avec laquelle les choses ont évolué, même avec le même règlement, est assez impressionnante", a ajouté Ocon sur le sujet, tout en estimant pour sa part que la situation en termes de suivi d'une autre monoplace était encore globalement bonne en fin de saison. "Et nous sommes encore en mesure de mieux suivre qu'avec la génération précédente de voitures. Donc oui, nous avons perdu un peu de gain DRS, mais dans l'ensemble, je pense que ça a été très positif pour la compétition."
"Les pneus se sont également améliorés cette année", a-t-il précisé. "Ils sont plus résistants, on peut attaquer plus fort. Il y a des choses que nous pouvons améliorer, mais dans l'ensemble, les slicks se sont améliorés. Donc globalement, c'est une réussite, je pense."
Des débuts "assez terrifiants" et "pas agréables" en 2022
Esteban Ocon au volant de l'Alpine A522 lors des essais hivernaux de Barcelone.
Photo de: Carl Bingham / Motorsport Images
Une réussite donc mais qui avait débuté par le retour quelque peu inattendu du phénomène de marsouinage (induit par le fait qu'à partir d'une certaine vitesse, la voiture subissant la charge aérodynamique se retrouve trop proche du sol, ce qui crée un phénomène de décrochage du flux d'air et donc une remontée temporaire de la hauteur de la F1), ainsi que des rebonds (qui sont quant à eux plutôt liés à la rigidité des suspensions qu'imposent les voitures à effet de sol pour une performance optimale).
"Après, il y a eu beaucoup de choses inattendues", poursuivait Ocon. "Le rebond en faisait partie. Personne ne l'avait vu venir. Et puis nous sommes arrivés au premier test, et nous nous sommes dit : 'Qu'est-ce que c'est que ça ? C'est horrible'. C'était horrible à piloter. Ce n'était vraiment pas agréable, super raid. Ça faisait mal, dans le mauvais sens du terme. Des voitures lourdes à basse vitesse."
"C'était assez terrifiant au début, et pas agréable. Mais ensuite, comme aujourd'hui, on se rapproche beaucoup plus de l'ère 2020, avec des temps au tour très rapides. Les voitures sont extrêmement rapides. L'équilibre est presque parfait, et il suffit de quelques petits détails pour que tout soit parfait. Et c'est un peu plus agréable qu'avant."
Avec Jake Boxall-Legge
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires