Pérez admet ne pas s'être adapté assez vite aux évolutions Red Bull
Alors que l'écart avec Max Verstappen ne cesse de grandir au classement, Sergio Pérez a reconnu ne pas être parvenu à s'adapter aussi vite qu'il l'aurait dû aux évolutions de la Red Buil RB19.
Après un début de saison 2023 de F1 marqué par deux victoires lors des quatre premières manches, Sergio Pérez a totalement dévissé dans la lutte face à Max Verstappen et accuse neuf Grands Prix plus tard un retard de 138 unités. Le Néerlandais reste sur neuf succès de rang depuis Miami et n'a jamais vraiment été en position d'être inquiété par son équipier depuis.
Le Mexicain doit désormais regarder dans ses rétroviseurs puisque Fernando Alonso ne pointe, à neuf épreuves de la fin de saison, qu'à 33 unités au championnat pilotes. Une trajectoire globale qui n'est pas sans rappeler la dynamique de la saison passée, où une partie des problèmes de Pérez avaient démarré à mesure que la RB18 s'allégeait et évoluait.
D'aucun émettent l'hypothèse qu'une partie de l'explication résiderait dans une voiture développée dans le sens du pilotage du double Champion du monde en titre, même s'il a lui-même démenti cela. Mais à Monza, Pérez a lui-même mis en avant sa propre responsabilité dans la situation.
"Je pense que chaque pilote, tout au long de sa carrière ou de chaque saison, dispose de certaines améliorations sur la voiture qui s'adaptent plus facilement à son style de pilotage qu'à d'autres. Parfois, vous mettez une pièce sur la voiture et vous êtes tout de suite plus rapide. Parfois, il faut s'adapter."
"Je n'ai pas réussi à m'adapter aussi vite que j'aurais dû et j'ai dû un peu modifier mon style de pilotage pour m'adapter à la voiture, plus qu'au début de la saison par exemple, quand les choses venaient plus naturellement."
Sergio Perez, Red Bull Racing RB19
L'écart de 1,3 secondes en qualifications entre les deux pilotes lors du GP des Pays-Bas, la semaine passée, a évidemment soulevé de nouvelles interrogations. Pérez estime toutefois que cette situation était avant tout due aux conditions du moment et assure que le pire est derrière lui en matière d'adaptation.
"À Zandvoort, il s'agissait surtout de réunir les bonnes conditions et d'extraire le maximum de la voiture. Si vous ne trouvez pas les bonnes conditions, vous constaterez un grand écart. C'est comme ça que ça marche parfois. Nous avons vu ce genre d'écarts avec d'autres pilotes."
"J'ai assurément traversé une période un peu difficile au milieu de la saison, où j'avais le plus de difficultés avec la voiture. Mais je pense que tout cela est derrière nous et que nous devrions désormais réaliser de bonnes courses."
Avec Filip Cleeren et Jonathan Noble
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