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Le retard de Williams ? "Ça n'arrivera plus jamais", promet Vowles

Confronté à un retard indéniable de son écurie avant une saison 2026 cruciale, James Vowles estime que Williams devait en passer par la "douleur" de cet échec pour réformer encore ses méthodes en profondeur.

Fallait-il en passer par là pour garantir un avenir meilleur ? C'est en tout cas le discours que tient James Vowles, le directeur de Williams, au sujet des retards qui ont entraîné l'absence de son écurie aux premiers tests de la saison 2026 de Formule 1 à Barcelone.

Dans une discipline où les essais hivernaux collectifs sont devenus des rendez-vous aussi rares qu'incontournables, l'année qui s'est ouverte fait figure d'exception notable. En lieu et place des trois journées accordées aux équipes avant la campagne 2025, il y a cette année un total de neuf journées pour qu'elles se préparent.

Il faut dire que les changements réglementaires d'ampleur, les plus denses depuis plusieurs décennies, ont encouragé les décideurs et les constructeurs eux-mêmes à s'aménager le plus de temps possible en piste avant de démarrer la compétition en Australie début mars.

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Oui, mais voilà, tout le monde n'était pas présent en Catalogne fin janvier. Une écurie manquait à l'appel, à savoir Williams. Une ironie quand on sait à quel point 2026 a souvent été pointé comme l'objectif majeur du début de mandat de James Vowles. 

La structure basée à Grove a toutefois visiblement eu les yeux plus gros que le ventre dans son travail de préparation et n'a pas été capable de tenir la charge et la cadence de travail nécessaires pour pouvoir espérer poser les quatre roues de sa FW48 en piste dès Barcelone. Ce fut en revanche chose faite ce mercredi, lors d'un shakedown à Silverstone.

Interrogé dans le cadre de la présentation de la livrée 2026 de sa F1 sur le point de savoir si son écurie avait eu conscience de s'engager sur une voie périlleuse ou si la réalité avait exposé certaines lacunes sans crier gare, Vowles a confié : "J'aurais préféré que nous ne soyons pas confrontés à ce problème de manière aussi brutale pour découvrir toutes nos lacunes."

D'après l'évaluation de nos systèmes, c'était très difficile, mais néanmoins réalisable.

"Mais à l'inverse, si nous avions connu l'étendue des limites, à savoir la structure du processus du système, notre façon de travailler ensemble, de communiquer, de déplacer les pièces au sein de l'entreprise, nous aurions clairement reporté ou modifié notre programme avant de nous lancer."

"Par exemple, nous aurions pu faire davantage appel à des fournisseurs externes, ce qui aurait été une façon de résoudre le problème. Nous ne l'avons pas fait parce que, d'après l'évaluation de nos systèmes, c'était très difficile, mais néanmoins réalisable. En réalité [...] dans ce cas particulier, il fallait que nous nous heurtions à ce problème."

Jamais, plus jamais

Williams FW48

Williams FW48

Photo de: Williams

Si Vowles a, depuis son arrivée à la tête de Williams - quand il a été nommé par son propriétaire, le fonds d'investissement Dorilton Capital -, toujours fait montre d'une farouche volonté de réforme d'une écurie qui a longtemps vécu sans moyens et dont les méthodes étaient datées, ce qui a semblé payer au vu des progrès affichés ces dernières années, il n'en reste pas moins que du travail est encore à accomplir.

"Ce qui me réjouit, d'une façon étrange, c'est que si nous avions simplement contourné le problème, cela n'aurait pas été suffisamment douloureux pour que nous nous penchions vraiment sur la question et la résolvions", a ajouté le Britannique au sujet des difficultés hivernales. 

"Ça n'arrivera plus jamais", a-t-il asséné, "car nous allons nous pencher sérieusement sur la question et nous assurer que nous tirons les leçons de chacun de ces problèmes. Et il n'y en a pas qu'un, il y en a plusieurs quand on commence à creuser."
 
"Et c'est le véritable processus à suivre en cas d'échec. Si vous ignorez le problème ou si vous faites l'autruche, vous n'en tirerez aucun enseignement. Vous devez laisser la douleur de cet échec vous pousser à changer."

Avec Stuart Codling

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