Sainz et Williams "optimistes pour l'avenir" malgré le zéro pointé en Hongrie
Carlos Sainz et Williams ont, comme prévu, eu du mal au Hungaroring, munis d'une FW47 peu polyvalente qui peine encore sur certains types de circuits.
Photo de: Michael Potts / LAT Images via Getty Images
Au terme de cette première partie de saison, Williams a été l'une des équipes du milieu de grille qui s'est le plus démarquée. L'écurie britannique a enchaîné les entrées dans le top 10, marquant des points lors de dix des 14 Grands Prix disputés. Le Grand Prix de Hongrie a fait partie des ces quatre exceptions.
Williams le savait, elle l'avait prédit : elle ne serait pas performante au Hungaroring, tracé qui ne valorise pas les caractéristiques de la FW47. Carlos Sainz et Alexander Albon ont terminé 14e et 15e, après des qualifications délicates. Le dimanche, l'équipe a opté pour des stratégies différentes pour tenter de remonter dans le peloton, en vain.
"Si on avait tenté un seul arrêt, on n'aurait pas fini mieux que 12e", a expliqué Sainz. "Ce n'est pas comme si une stratégie à un ou deux arrêts aurait changé notre course aujourd'hui. C'est un circuit où il est très difficile de doubler, surtout si la course se joue à un arrêt. Il faut un vrai écart de performance entre les pneus pour dépasser. On était voués à finir plus ou moins là où on a commencé."
"On a tenté quelque chose de différent en partant en pneus tendres. On a sans doute été un peu trop optimistes en pensant qu'on pouvait faire un seul arrêt en passant des tendres aux durs. Finalement, on a changé d'avis pour faire deux arrêts, ce qui nous a ramenés à la 13e place… avant que Gasly ne me sorte."
Alors qu'ils se battaient pour le gain de la 15e place, Pierre Gasly a manqué son freinage au virage 2 et a poussé Sainz hors de la piste. Le Français a écopé de 10 secondes de pénalité, rétrogradé en 19e position, et l'Espagnol a perdu sa 13e place.
On est optimistes pour l'avenir. Le problème, c'est qu'on est coincés au milieu d'une saison où on ne peut pas vraiment développer une voiture.
Nico Hülkenberg devant Carlos Sainz.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Interrogé sur les problèmes de la monoplace de Grove, Carlos Sainz a donné une réponse plus qu'étoffée : "On a un déficit d'appui aérodynamique dans les longues courbes, là où il faut maintenir de l'adhérence du point de corde jusqu'au milieu du virage. On a du mal dans ce genre de situations, et c'est un problème récurrent depuis longtemps."
"C'est pour ça que les circuits avec de longues lignes droites et des virages courts et serrés nous vont mieux. Mais dès qu'on arrive sur des virages longs et combinés comme à Barcelone, au Qatar ou ici en Hongrie, la voiture a vraiment du mal. Il faut un changement profond de philosophie de design pour le futur. On essaie de comprendre quoi et où changer pour que la voiture de l'année prochaine soit plus polyvalente et offre une meilleure base pour différents types de circuits."
"On est optimistes pour l'avenir", a-t-il ajouté. "Le problème, c'est qu'on est coincés au milieu d'une saison où on ne peut pas vraiment développer une voiture qui a des forces évidentes, mais aussi des faiblesses très nettes. On ne peut pas encore exploiter tout le feedback que les deux pilotes donnent, ni les intentions qu'on a, parce que la voiture n'est pas en développement actif en soufflerie. L'an prochain, ce sera un vrai défi pour l'équipe de corriger les faiblesses majeures de cette voiture, qui se voient clairement sur des circuits comme celui-ci."
Dans ce contexte où le développement de la voiture est figé, comment espérer progresser en course ? "À court terme, je vais surtout me concentrer sur l'exécution des week-ends", a répondu Sainz. "On ne peut pas vraiment changer grand-chose à l'aéro ou aux réglages de la voiture à ce stade. J'ai essayé trois ou quatre configurations différentes ce week-end pour trouver quelque chose sur un circuit comme celui-ci, mais j'ai fini par revenir au set-up qui m'avait permis de faire de très bonne qualifs à Miami et Imola en début de saison.
""Franchement, ça m'a permis d'avoir une qualif solide [en Hongrie], compte tenu de la voiture qu'on avait ce week-end. Le souci, c'est qu'on a un peu été dépassés par le développement, et qu'on était sur un circuit qui ne pardonne pas nos faiblesses. Pour la deuxième moitié de saison, je vais viser la constance dans les réglages, dans le comportement de la voiture, et m'assurer qu'on fait des week-ends propres."
"Celui-ci [en Hongrie] était propre, malheureusement sur le pire circuit possible pour nous. Si on avait eu ce genre de week-end à Spa, Miami ou Imola, on aurait marqué beaucoup de points. C'est ce qu'il faudra améliorer dans la suite de la saison : être irréprochables quand la voiture est compétitive."
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