Stroll a révélé s'être aussi brisé un orteil dans sa chute
Huitième des qualifications du Grand Prix de Bahreïn 2023 de F1, Lance Stroll a expliqué qu'il s'était également brisé un orteil dans sa chute à vélo.
Qualifié huitième à une demi-seconde de son équipier Fernando Alonso, lui-même cinquième, Lance Stroll ne paraît pas avoir maximisé le potentiel de l'AMR23. Mais une telle analyse serait sans doute bien sévère dans le contexte qui est le sien. Le Canadien a en effet pris ce week-end pour la première fois le volant de l'Aston Martin, deux semaines après une chute à vélo qui lui a voulu plusieurs fractures et de manquer les trois journées d'essais hivernaux, les seules avant la saison 2023.
Stroll a d'ailleurs été vu particulièrement précautionneux lors de la journée de vendredi au cours des premiers essais libres, évitant de trop solliciter ses poignets dans les virages serrés, mais également en étant aidé pour sortir de sa voiture en fin de journée. D'aucuns y ont alors vu le signe qu'il n'était peut-être pas tout à fait apte à rouler, bien qu'il ait passé avec succès le test d'extraction obligatoire de la FIA. Mais ce samedi, après les qualifications du Grand Prix de Bahreïn, il en a dit un peu plus sur sa convalescence et révélé qu'il avait également été touché au pied.
Ainsi, quand Motosport.com lui a demandé s'il aurait signé ses deux mains pour une huitième place il y a deux jours, le #18 a répondu : "Si quelqu'un m'avait offert 1% de chance d'être ici, je l'aurais pris ! Je sortais de chirurgie il y a 12 jours, cela fait exactement deux semaines aujourd'hui depuis mon accident. Je ne pouvais pas bouger les deux mains, je ne pouvais pas marcher, j'avais aussi le gros orteil cassé au pied droit, donc la lumière au bout du tunnel était loin. Je suis sorti de chirurgie il y a 12 jours, je suis sorti de l'hôpital il y a environ 10 jours. Je suis plutôt reconnaissant et heureux d'être ici."
Progressivement, le Canadien assure mieux se sentir au volant de sa nouvelle F1 et prendre confiance : "Je me sens mieux à chaque tour. Je commence à avoir de plus en plus confiance en mon corps et en ce que mes mains peuvent faire. Et aussi en la voiture : le fait d'avoir manqué les trois jours d'essais, d'être dans le rythme et d'avoir un ressenti des différents réglages, tout ce genre de choses, c'est juste une question de temps passé dans la voiture. À la fin, j'ai commencé à sentir que j'étais dans un meilleur rythme."
Interrogé sur sa fracture à l'orteil, il a répondu : "Il va bien. Au début du week-end, c'était un peu douloureux mais ce n'est pas quelque chose qui me limite dans le pilotage", a-t-il indiqué avant d'ajouter qu'il combattait la douleur avec "uniquement du Paracétamol et de l'Ibuprofène".
"Les docteurs m'ont donné le feu vert, je me sens bien, je peux supporter la douleur. Et je suis très reconnaissant d'être ici", a-t-il également déclaré, lançant à la question de savoir si le fait d'avoir une bonne voiture rendait la douleur plus supportable : "Ça la réduit assurément."
Propos recueillis par Adam Cooper
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