Un seul point et beaucoup de difficultés pour Tech3 au Brésil
C'est tout le clan KTM qui a souffert sur le circuit de Goiânia. Pour l'équipe Tech3, cela se traduit par le plus faible résultat depuis l'Indonésie l'an dernier.
C'est peu dire que les deux premiers Grands Prix de la saison auront été rudes pour Tech3. En quittant le Brésil, Nicolas Goyon a admis que l'équipe française avait encore connu "un week-end difficile" alors qu'un seul point a pu être sauvé, celui de la 15e place d'Enea Bastianini dimanche.
Au cours d'un week-end mouvementé pour tout le monde, Maverick Viñales a réussi à se distinguer par un bon classement lors des EL1 sur le mouillé et des EL2 sur le sec. Néanmoins, dans les moments qui comptaient, les KTM du team Tech3 ont dû se contenter de positions très modestes, handicapées notamment par le time attack, qui fait immanquablement reculer la moto autrichienne.
Sur la grille de départ, Viñales et Bastianini partageaient les trois dernières places avec une autre RC16, celle de Brad Binder. Dans les deux courses, Bastianini ne s'est extrait de la dernière position qu'après le 13e tour, alors que Viñales a abandonné sur chute pendant le sprint et terminé dernier dimanche.
"Il semblerait que ce tracé ne convienne pas vraiment à notre moto. Il a mis en évidence un point faible sur lequel nous savons que nous devons nous concentrer si nous voulons améliorer notre package", a analysé Nicolas Goyon, qui espère une KTM plus performante cette semaine à Austin.
"Néanmoins, les deux pilotes se sont battus avec les moyens dont ils disposaient", a poursuivi le team manager français. "Malheureusement, Maverick a patiné au départ, ce qui l'a relégué en dernière position à l'entrée du premier virage. Il a tenté de regagner quelques places, mais il a ensuite commis une erreur et c'était fini."
"Enea s'est montré de plus en plus compétitif tout au long de la course, mais son départ en fond de peloton ne lui a permis de marquer qu'un seul point."
Un recul collectif pour KTM à Goiânia
Bastianini aura donc été le seul chez Tech3 à rapporter une petite récompense de ce déplacement éprouvant, mais elle était loin de le contenter. Samedi, déjà, l'Italien disait toute son amertume face au bilan qui se profilait.
"L'objectif, demain, sera d'essayer de ramener quelques points, mais c'est une situation très difficile pour moi parce que je ne veux pas me battre pour des points, mais pour autre chose", déplorait-il.
"J'ai été dans l'incapacité de piloter", décrivait-il au sujet de son sprint, dans un constat finalement inchangé de jour en jour. "J'ai essayé de modifier beaucoup de choses dans mon pilotage, mais ça n'est pas ça, il y a [autre] chose."
"J'espère tout le temps trouver une solution. L'équipe me dit 'il faut trouver quelque chose avec cette moto, essayer de suivre ce qu'elle veut'. Mais ici, sur cette piste, ça n'est pas possible."
"Pour moi, il faut qu'on fasse quelque chose de plus important, parce que, là, si on a de la chance, on se bat pour un ou deux points en course et ça ne va pas."
Tech3 espère obtenir mieux à Austin, cette semaine.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
S'il n'est plus inhabituel de voir Bastianini se mettre en difficulté en partant loin, puis réussir à gagner en efficacité au fil des tours en course, le pilote italien a tout de même expliqué manquer cruellement de confiance pour pousser sa moto.
Il s'est aussi plaint d'un manque de vitesse de pointe, également pointé par les autres pilotes KTM jusqu'à Pedro Acosta. Brad Binder, en net recul par rapport à la Thaïlande, a admis un manque de rythme notable sur cette piste.
Maverick Viñales, par ailleurs en pleine interrogation sur son package et dans le doute quant à l'état de son épaule, a tenté d'identifier des points encourageants, cependant le bilan n'était guère plus positif.
"Je pense que certains domaines ont été plutôt positifs ce week-end, car cela nous a permis de comprendre certaines choses, mais il reste beaucoup de travail à faire – pas seulement sur la moto, mais aussi sur moi, parce que je dois m'améliorer moi aussi", retenait l'Espagnol, qui a notamment décrit à plusieurs reprises ses difficultés avec le pneu utilisé en qualifications, et qu'il a curieusement choisi aussi pour la course.
"Le principal problème pour moi, c'est qu'avec le pneu le plus tendre en particulier, l'arrière pousse sur l'avant, ce qui complique le passage des virages. Même si j'essaye de freiner tard, j'élargis un peu, donc ensuite je mets trop les gaz et tout découle de là."
"Chaque fois qu'on met la gomme tendre, je souffre beaucoup, je me bats avec la moto sur chaque mètre de la piste. Il faut qu'on reste concentrés sur nous-mêmes pour s'assurer de dépasser cela."
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