Quartararo loin de ses objectifs après les premiers essais
En difficulté en courbe et avec les pneus, Fabio Quartararo n'a réalisé que le 17e temps en Essais à Phillip Island, et devra passer par la Q1.
Fabio Quartararo connaît des performances en dents de scie depuis le début de la tournée outre-mer. De retour sur le podium en Inde et en Indonésie, le pilote Yamaha a été plus en difficulté entre les deux, au Japon, et semble à nouveau parti pour un week-end de galère en Australie puisqu'il n'a signé que le 17e temps ce vendredi, loin de son objectif d'assurer une place en Q2.
Quartararo a vite balayé la question de l'incident avec Augusto Fernández, pénalisé de trois places pour l'avoir gêné lors de son dernier tour, estimant qu'il n'avait "aucune chance" d'atteindre le top 10. "C'est sûr que j'aurais amélioré un peu mais peut-être d'un dixième", a précisé le Français. "On est à une seconde donc c'est le problème."
Les deux Yamaha ont été distancées, Franco Morbidelli ne réalisant que le 18e temps, et Quartararo ne s'attendait pas à être aussi loin des leaders : "C'est bien pire [que ce que j'attendais]. L'an dernier, je me suis qualifié cinquième, à deux dixièmes. L'an passé, on a fait d'assez gros progrès tous les jours parce que les conditions s'amélioraient vraiment. Je crois que j'étais quatrième en 1'29"4. J'ai été une demi-seconde plus rapide [cette année] mais je suis 17e. C'est fou et ça a changé parce que tout le monde attaque beaucoup plus. J'étais vraiment à la limite pour faire un 1'28"9, c'est un peu bizarre pour un tel chrono."
Alors que la Yamaha était auparavant réputée pour son agilité, Fabio Quartararo souffre plus que jamais dans les longues courbes, ce qui lui coûte cher à Phillip Island : "C'est de plus en plus difficile de tourner avec notre moto, tous les ans. Je pense qu'on a beaucoup perdu entre 2019 et maintenant. C'était notre point fort et maintenant c'est clairement notre point faible. C'est la seule chose que l'on avait vraiment. Vous le voyez clairement : je suis à une seconde des leaders, mon coéquipier a aussi du mal. C'est vraiment dur de comprendre ce qu'il se passe maintenant."
La Yamaha semble également très sensible aux types de pneus apportés sur les Grands Prix. À Mandalika, Quartararo savait que la carcasse choisie par Michelin jouerait en sa faveur mais ce vendredi, il n'a jamais pu exploiter aussi bien les gommes que ses adversaires.
"En Indonésie, avant le week-end j'ai dit qu'on allait se battre pour le podium, juste en raison des pneus. La carcasse était différente, on savait que c'était vraiment positif pour nous. Ici, je n'ai pas mentionné le podium parce que je savais que ce serait plus difficile, mais pas autant que maintenant. Le pneu n'a pas d'effet pour nous, mais il en a beaucoup plus pour les autres, positivement. Malheureusement, on ne peut pas vraiment être constants à cause de ça."
"C'était exactement la même chose entre l'Inde et le Japon. En Inde, je me suis battu avec Jorge [Martín] jusqu'au dernier tour, au Japon en course sprint il était une seconde plus rapide au tour. Puis à Mandalika, j'étais l'un des plus rapides et là je suis 17e donc c'est vraiment difficile de comprendre la façon dont on roule et pourquoi la position est à ce point différente."
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