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Honda : Mir ne peut "pas tomber plus bas", Marini sent les "bonnes ondes"

Joan Mir se montrait fataliste face aux résultats de Honda l'an passé, mais Luca Marini a perçu des signaux encourageants. L'Italien prévient cependant qu'il faudra probablement attendre la mi-saison 2025 pour voir de réels progrès.

Joan Mir, Repsol Honda Team

Photo de : Repsol Media

La saison 2025 verra-t-elle Honda rebondir ? Force incontournable du championnat depuis la création du HRC sous sa forme actuelle au début des années 1980 et habituée à dominer dans les années 2010 avec Marc Márquez, la marque japonaise a sombré au début de la décennie actuelle, après la blessure de son pilote star, désormais parti chez Ducati. Au cours des cinq dernières saisons, Honda n'a décroché qu'un total de quatre victoires, contre 12 sur la seule année 2019.

La dégringolade de la marque dans la hiérarchie en a fait le dernier constructeur lors des trois dernières saisons. En coulisses, les changements ont été nombreux dans le département technique et pour la campagne à venir, Honda pourra s'appuyer sur une équipe d'essais renforcée par Aleix Espargaró et Takaaki Nakagami tout en commençant à adopter des méthodes européennes, apportées par Romano Albesiano, ancien directeur technique d'Aprilia.

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Il faudra probablement plusieurs mois, dans le meilleur des cas, pour que ces signaux prometteurs se concrétisent en résultats en piste, et l'attente devient longue pour les pilotes. Joan Mir, titré en 2020 et troisième l'année suivante avec Suzuki, n'a pu lutter que pour quelques points lors de ses deux premières saisons sur la Honda et la marque semble craindre une perte de motivation chez le Majorquin, qui reconnaissait avoir songé à la retraite pendant la saison 2023.

L'an passé, Mir est apparu plus souriant... mais souvent en maniant l'ironie face aux résultats décevants, accueillis avec un certain fatalisme. "Mentalement, j'ai mis les choses en pause", expliquait-il au moment de conclure la saison 2024. "Après beaucoup de mauvais résultats, de chutes, etc., il y a un stade où on ne peut pas tomber plus bas."

"Je suis toujours dans le même état d'esprit, c'est assez linéaire, même quand j'ai un bon résultat, comme une dixième position. Je reste calme parce que pour moi, finir dans le top 10 n'est pas mon objectif, ça ne me réjouit pas."

Joan Mir, Repsol Honda Team

Joan Mir

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Son coéquipier Luca Marini se montre un peu plus enthousiaste. L'Italien n'a pour le moment connu qu'une seule saison sur la Honda et même s'il était souvent distancé, il a perçu une évolution positive. "Je pense [qu'en 2024], ils ont fait un gros pas en avant", a souligné Marini.

"Depuis que je suis arrivé dans cette usine, j'ai vu beaucoup de changements et [en 2025], il y en aura encore plus. Je vois de bonnes ondes. On verra comment les nouveaux, les nouveaux ingénieurs, vont travailler et évidemment, tout le monde veut revoir Honda au sommet."

Marini reste néanmoins réaliste sur le temps nécessaire avant que ce retour au sommet puisse se concrétiser. Interrogé sur la possibilité de voir une Honda nettement plus performante dès la fin du mois, pour le début des tests à Sepang, il a jugé prudent de fixer une échéance plus lointaine : "Je ne sais pas. Avant Sepang, je pense que c'est un peu trop tôt. Il faudra peut-être attendre la mi-saison pour avoir de très gros progrès."

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