Hadjar juge "beaucoup plus facile" de rejoindre Red Bull en 2026
Conscient d'être devenu un candidat crédible au baquet Red Bull, Isack Hadjar ne s'emballe pas mais estime que le timing réglementaire de 2026 lui faciliterait la tâche par rapport à ses prédécesseurs.
Photo de : Mario Renzi - Formula 1 - Getty Images
Isack Hadjar n'est pas dupe, son statut a changé. Monté il y a moins d'une semaine sur son premier podium en Formule 1, au terme d'un week-end remarquable au Grand Prix des Pays-Bas, il va devoir affronter une pression en hausse. Alors que la deuxième partie de saison est lancée, il devient un candidat naturel au second baquet Red Bull pour 2026 et doit composer avec les attentes autour de ce potentiel avenir aux côtés de Max Verstappen.
À son arrivée dans le paddock de Monza, ce jeudi pour le Grand Prix d'Italie, le Français n'a pas échappé à la question, et ne l'a pas éludée non plus. Calme sur le sujet, il veut continuer à prouver qu'il est en mesure de décrocher un baquet que certains disent maudit, mais qu'il juge "beaucoup plus facile" à appréhender avec l'arrivée d'un tout nouveau règlement technique en 2026.
"Honnêtement, au début de l'année, on me demandait si je me sentais prêt à monter dans la Red Bull cette année", rappelle-t-il auprès des médias, dont Motorsport.com. "Et la réponse est toujours non, parce que je ne vois pas l'intérêt de le faire maintenant. Mais 2026 est une autre question, car ce sera un tout nouveau départ pour l'équipe."
"Il n'y aura pas ce discours sur la deuxième voiture. Cela ne sera pas un sujet, parce que ce sera une toute nouvelle voiture pour tout le monde. On sera dans une phase où il faudra orienter la voiture dans la bonne direction. Donc non, je pense qu'en réalité, c'est intéressant."
Aucune discussion à ce stade
Isack Hadjar après son podium à Zandvoort.
Photo de: Joe Portlock / LAT Images via Getty Images
Depuis son coup d'éclat de Zandvoort, Isack Hadjar assure n'avoir pas eu "personnellement" de discussion avec Laurent Mekies ou Helmut Marko sur la perspective de rejoindre Red Bull en 2026. "C'est naturellement quelque chose que j'ai en tête", admet-il. "Il reste neuf Grands Prix pour prouver que je peux continuer à faire du très bon boulot."
Précisant qu'il n'est "pas dans la précipitation" quant à son avenir, Isack Hadjar insiste sur le fait que son premier podium n'offre aucune garantie et qu'il doit désormais confirmer. "Si je commence à être battu chaque week-end de course jusqu'à la fin de l'année, ça ne sera pas bon pour moi", prévient-il.
Alors que Red Bull a donné à Yuki Tsunoda jusqu'aux alentours du Grand Prix de Mexico, fin octobre, pour sauver son volant, Isack Hadjar affûte ses arguments consciencieusement pour 2026, sans peur particulière de se mesurer au quadruple champion du monde Max Verstappen.
"Si jamais je me retrouve à ses côtés, alors je m'adapterai à une voiture qui est en train de changer", insiste-t-il. "Mais au moins je serai là, je ne serai pas habitué à autre chose et je pourrai piloter la voiture que j'aurai."
Propos recueillis par Ronald Vording
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