Mercedes "ne comprend pas parfaitement" son mauvais rythme de Suzuka
Andrew Shovlin, directeur de l'ingénierie de piste de Mercedes, a avoué que l'équipe ne comprenait pas totalement pourquoi son premier relais en gommes dures lors du Grand Prix du Japon avait été aussi désastreux.
Le Grand Prix du Japon s'est avéré décevant pour Mercedes, déjà en difficulté depuis le début de saison. George Russell et Lewis Hamilton ont fini à la septième et à la neuvième place, après une première partie de course plutôt compliquée pour les Flèches d'Argent.
En effet, le premier relais effectué sur la gomme dure, chaussée après le drapeau rouge causé par l'accident entre Daniel Ricciardo et Alexander Albon au premier tour, n'a pas permis aux deux pilotes britanniques de remonter sur la McLaren d'Oscar Piastri et l'Aston Martin de Fernando Alonso, les voyant même s'échapper et creuser l'écart petit à petit.
Un premier relais qualifié "d'atroce" par le directeur de l'équipe Toto Wolff, qui n'a forcément pas aidé sur un tracé rapide qui ne convenait déjà pas spécialement à la W15. Andrew Shovlin, chef de l'ingénierie de piste chez Mercedes, énonce dans le debrief d'après course les potentielles explications liées à cette situation.
"Au début c'était bien, puis à mi-parcours [les performances ont] commencé à baisser", déclare Shovlin. "Nous avons également eu un peu de trafic. À Suzuka, les pneus sont assez chauds, il y a un peu de surchauffe et quand il y a du trafic, cela diminue l'adhérence et provoque un peu plus de glisse, et nous étions particulièrement en difficulté dans les virages les plus lents."
"Il y a l'épingle et la chicane aussi, c'est là que nous perdions une bonne partie de notre temps et c'était assez difficile une fois arrivé à ce stade du relais, comme je l'ai dit, [et] c'était encore pire quand nous avions une voiture devant."
"Mais il était difficile de faire tourner la voiture et cela nous coûtait un peu dans ces deux virages. Et puis, évidemment, comme les pneus s'usent, [la voiture] glisse plus et les températures [des pneus] augmentent, ce qui a aggravé la situation."
Arrêt au stand de George Russell, Mercedes F1 W15
Photo de: Andy Hone / Motorsport Images
Pourtant, Shovlin a avoué que Mercedes ne semblait pas avoir entièrement élucidé les causes de ce manque de rythme, qui ne s'est d'ailleurs pas réitéré sur le deuxième relais en pneus durs, qui était lui bien plus solide.
"Je ne dirais pas que nous comprenons parfaitement ce problème à l'heure actuelle. Il est évidemment encore très tôt après la course. C'est l'une des tâches auxquelles nous allons nous atteler dans les prochains jours en essayant de comprendre exactement ce qui s'est passé et pourquoi nous avons beaucoup plus perdu de temps que [Charles] Leclerc, par exemple, qui a fait un très bon premier relais qui était beaucoup plus long."
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