Norris trouve enfin ses marques dans une McLaren "difficile à piloter"
Pas totalement à l'aise dans la McLaren depuis le début de l'année, Lando Norris a tiré la sonnette d'alarme à Singapour. Il a depuis fait des progrès, avant de trouver des conditions taillées pour lui au GP de Mexico.
Photo de : Hector Vivas / Getty Images
Lando Norris a réalisé un week-end parfait à Mexico, avec une victoire qui lui a permis de reprendre la tête du championnat à Oscar Piastri, leader depuis le cinquième Grand Prix de l'année. L'Australien était en difficulté au Mexique, alors que Norris a décroché un succès qui lui échappait depuis Budapest, au cœur de l'été. Cette domination trouve plusieurs explications.
Depuis le début de la saison, Norris a du mal à tirer pleinement profit du potentiel de sa monoplace, certes élevé mais difficile à extraire. Très mécontent de ses sensations au GP de Singapour, il a voulu remettre les choses à plat avec McLaren et a trouvé une meilleure direction.
"C'est dur à savoir précisément, c'est juste que je me suis mieux senti dans la voiture aujourd'hui", a expliqué Norris à Sky Sports F1, diffuseur britannique du championnat, après sa victoire. "Tout est lié à mes sensations dans la voiture. L'an dernier, je me sentais très bien et je pouvais être plus performant. Cette année, j'ai eu du mal à m'y adapter. Elle est incroyablement rapide mais clairement encore difficile à piloter."
"Quand tout s'aligne, on peut la faire fonctionner et j'ai eu du mal avec ça dans les week-ends précédents, même à Singapour. On a eu une réunion [après Singapour] pendant une heure et demie et j'ai dit 'C'est exactement la voiture que je ne veux pas, c'est pour ça qu'on ne peut plus gagner, on ne gagnera plus si on a une voiture qui ne me donne pas ce dont j'ai besoin'. Ce week-end, j'ai un peu plus eu ce dont j'avais besoin et j'ai pu être au niveau que j'ai montré. C'est aussi simple que ça."
Lando Norris, McLaren
Photo de: Steven Tee / LAT Images via Getty Images
Pendant que Piastri enchaînait les victoires pendant la première partie de la saison, Norris savait qu'il pouvait difficilement incriminer la McLaren, ce qui a mené à des moments de doutes : "Il y a eu des moments où ça m'est arrivé en début d'année, parce que je ne veux jamais critiquer ma voiture. La voiture gagnait et Oscar gagnait, et la dernière chose que je voulais était d'utiliser l'excuse d'une voiture pas assez bonne."
"Mais je ne prenais pas mes marques et je ne trouvais pas de solution pour la faire fonctionner. Je trouve une meilleure façon de la faire fonctionner maintenant. C'est aussi simple que ça."
Les conditions rencontrées à Mexico ont également eu une influence. Le faible niveau d'adhérence a particulièrement pénalisé Piastri, l'obligeant à adopter un pilotage "pas naturel", alors que Norris fait des merveilles dans de telles situations selon Andrea Stella.
"Il a pu s'appuyer sur les performances et les forces de la voiture", a expliqué le patron de l'équipe à la presse internationale. "En un sens, ces conditions spéciales avec peu d'adhérence, elles lui conviennent à la perfection. C'est une façon naturelle de réaliser le chrono, presque à l'opposé des caractéristiques d'Oscar."
Avec Haydn Cobb, Oleg Karpov et Filip Cleeren
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires