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Pourquoi Kimi Antonelli est pris au piège de son style de pilotage

Auteur de son meilleur résultat depuis le GP du Canada à Bakou, Kimi Antonelli espère avoir inversé la tendance difficile des derniers mois en F1 même s'il sait que, fondamentalement, son style de pilotage ne convient pas aux monoplaces qu'il pilote. Problème : plus il est en confiance, plus il tente de l'appliquer.

Andrea Kimi Antonelli, Mercedes

GP de Singapour 2025 - Jeudi à Marina Bay

Oscar Piastri, McLaren

GP de Singapour 2025 - Jeudi à Marina Bay

Une maquette de voiture est visible dans le paddock

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Charles Leclerc, Ferrari

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Liam Lawson, Racing Bulls Team, Isack Hadjar, Racing Bulls Team

GP de Singapour 2025 - Jeudi à Marina Bay

Carlos Sainz, Williams

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Un fan brandit une pancarte de Daniel Ricciardo

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Gabriel Bortoleto, Sauber

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Carlos Sainz, Williams

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Lance Stroll, Aston Martin Racing

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Capuchon de ventilateur

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Lando Norris, McLaren

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Esteban Ocon, Haas F1 Team

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Andrea Kimi Antonelli, Mercedes

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Carlos Sainz, Williams

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Max Verstappen, Red Bull Racing

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George Russell, Mercedes

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Alexander Albon, Williams

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Pierre Gasly, Alpine

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Les fans de Charles Leclerc, Ferrari

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Andrea Kimi Antonelli, Mercedes

GP de Singapour 2025 - Jeudi à Marina Bay

Fan de Lando Norris, McLaren

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Gabriel Bortoleto, Sauber

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Liam Lawson, équipe Racing Bulls

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Les fans de Charles Leclerc, Ferrari

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Franco Colapinto, Alpine

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Alexander Albon, Williams

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Esteban Ocon, Haas F1 Team

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Liam Lawson, équipe Racing Bulls

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Nico Hulkenberg, Sauber

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Liam Lawson, Racing Bulls Team, Isack Hadjar, Racing Bulls Team

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Lando Norris, McLaren

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Fan de Pierre Gasly, Alpine, Esteban Ocon, Haas F1 Team, Isack Hadjar, Racing Bulls Team

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Isack Hadjar, Racing Bulls Team

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Alexander Albon, Williams

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Charles Leclerc, Ferrari

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Fernando Alonso, Aston Martin Racing

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Lewis Hamilton, Ferrari

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Isack Hadjar, Racing Bulls Team, Alexander Albon, Williams

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Andrea Kimi Antonelli, Mercedes

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Les fans de Mercedes

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Pierre Gasly, Alpine

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Oscar Piastri, McLaren

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Yuki Tsunoda, Red Bull Racing

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Angela Cullen, Ferrari

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Andrea Kimi Antonelli, Mercedes

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Les fans de Charles Leclerc, Ferrari

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Isack Hadjar, Racing Bulls Team

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Fernando Alonso, Aston Martin Racing

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Charles Leclerc, Ferrari

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Isack Hadjar, Racing Bulls Team

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Nico Hulkenberg, Sauber

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Charles Leclerc, Ferrari

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Red Bull Racing : essais au stand

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Frédéric Vasseur, Ferrari

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Isack Hadjar, Racing Bulls Team

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Red Bull Racing : essais au stand

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Charles Leclerc, Ferrari

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Fans

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70

La quatrième place de Kimi Antonelli à Bakou est arrivée à point nommé. Non seulement ce résultat - certes aidé à la fois par des qualifications très perturbées et par quelques contreperformances - a permis à l'Italien de signer son meilleur résultat depuis son podium du Canada, mais il est intervenu deux semaines après la première prise de parole publique sévère d'un Toto Wolff jusqu'ici très protecteur à son égard.

Dans une année qui avait pourtant bien commencé, les choses se sont gâtées à l'arrivée en Europe, où Antonelli a multiplié les erreurs et connu des problèmes technique, ne prenant que trois points sur l'ensemble des courses courues sur le Vieux continent. Au sortir du GP d'Italie, qui était sur le plan du résultat son meilleur Grand Prix depuis Montréal jusqu'alors malgré un week-end brouillon, Wolff avait déclaré, en référence à son erreur en essais libres le vendredi : "Tu ne peux pas mettre la voiture dans le gravier le vendredi et t'attendre à être dans le coup. Toute la course a été décevante."

Un rappel à l'ordre en bonne et due forme au moment même où l'avenir de l'Italien dans le baquet Mercedes pour 2026 semblait être totalement assuré, mais un électrochoc qu'il estime avoir bien pris, bien compris et auquel il a répondu de la meilleure des manières en Azerbaïdjan : "C'était nettement plus réjouissant qu'à Monza. C'était la meilleure chose qui pouvait arriver, la meilleure façon de rebondir après tout ce qui s'était passé à Monza, après la déclaration [de Wolff] et tout le reste. Beaucoup de gens m'interrogent sur Monza, sur la déclaration, sur ce que j'en ai pensé, mais je m'y attendais un peu, car j'étais le premier à ne pas être satisfait de mes performances et je savais que ça allait arriver. Je le sentais."

Peter

Peter "Bono" Bonnington et Kimi Antonelli.

Photo de: Clive Rose / Formula 1 via Getty Images

"Évidemment, on ne souhaite jamais que ça arrive, mais cette déclaration m'a en quelque sorte aidé, car je m'en suis servi comme carburant pour faire encore mieux. J'ai eu une grande réunion avec l'équipe après coup, ce qui m'a permis de me recentrer et de me concentrer à nouveau sur l'essentiel : sur le fait de bien piloter et de tout faire correctement. Je pense donc que ce qui s'est passé était une bonne chose."

Interrogé sur l'importance du travail en simulateur dans cette année d'apprentissage de la F1, Antonelli a expliqué se familiariser de plus en plus avec cet outil devenu indispensable à l'ère des essais privés limités. "Désormais, avec le simulateur, chaque fois que nous essayons de le rapprocher de la réalité, il se rapproche davantage du comportement réel de la voiture. Je l'utilise donc toujours de la meilleure façon possible, notamment pour tester non seulement le style de pilotage, mais aussi les réglages, et je pense que c'est vraiment important."

"Je fais donc beaucoup de changements de réglages et, avec Bono [Peter Bonnington, son ingénieur de course], j'essaie toujours de pousser pour faire des changements de réglages différents de ce qu'ils feraient normalement, afin d'expérimenter et de voir comment la voiture réagit. Nous avons fait ça à Bakou également, et je pense que ça a été très utile, car pour les réglages tout au long du week-end, nous avions toujours une idée très claire de la direction à prendre, car nous avions déjà fait le travail en simulateur et nous savions que nous pouvions nous y fier, ce qui nous a certainement aidés pour le reste du week-end."

Ajuster son style de pilotage, sans le changer totalement

Kimi Antonelli (Mercedes)

Kimi Antonelli (Mercedes)

Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images

L'une des caractéristiques les plus visibles du pilotage d'Antonelli depuis ses débuts est son agressivité naturelle au volant de la Mercedes et sa volonté d'être très incisif sur le train avant en entrée de virage. Or, il a conscience que cette manière de vouloir conduire la W16 le met plus en difficulté qu'autre chose et, paradoxalement, a tendance à lui causer le plus de tort à partir du moment où il commence à se sentir en confiance.

"Je continue de penser que je ne peux pas piloter la voiture comme je le voudrais", a confirmé Antonelli sur le sujet. "J'ai un style de pilotage assez agressif et je pense que vous avez remarqué à plusieurs reprises, notamment lors des EL2 à Monza, que j'ai tendance à jeter la voiture dans les virages. C'est quand j'ai confiance en moi que je fais ça. Mais il semble qu'avec cette génération de voitures, ce n'est pas vraiment possible, peut-être à cause du fonctionnement de l'aérodynamique, des pneus... Ces voitures sont très sensibles au vent."

Quand j'ai confiance, je commence à jeter la voiture dans les virages. Et c'est là que les problèmes réapparaissent.

"Il faut donc vraiment faire attention, car la voiture est très délicate. Et la limite est également très haute, à tel point qu'une fois que vous la dépassez, il n'y a plus rien à faire, elle vous échappe. La limite est si haute que quand vous la dépassez, vous n'avez plus rien derrière. La voiture est donc extrêmement imprévisible, vraiment difficile à contrôler. À Monza aussi, quand j'ai pris le virage, j'ai dépassé la limite d'adhérence et je n'ai rien pu faire... Je n'ai pas pu l'empêcher. Ça s'est passé tellement vite que c'était difficile à prévoir. Avec ces voitures, j'essaie encore de changer un peu ma façon de piloter. Parce que quand j'ai confiance, je commence à jeter la voiture dans les virages. Et c'est là que les problèmes réapparaissent."

"J'essaie donc d'ajuster un peu mon style de pilotage, sans le changer complètement, car dans certains virages, la voiture peut le supporter. Mais dans d'autres, ce n'est pas le cas. Il s'agit donc d'essayer de comprendre à quel moment je peux en demander plus à la voiture, dans quels virages je peux appliquer mon style de pilotage et dans lesquels je ne le peux pas. Ce n'est donc pas encore tout à fait naturel. Mais jusqu'à présent, je suis sur la bonne voie."

Propos recueillis par Sam Shepard

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