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Mercedes pouvait viser un podium selon Wolff, Hamilton le contredit

Toto Wolff estime que Mercedes "aurait pu se battre pour un podium" mais que l'écurie a enduré "un premier relais atroce" qui a sapé son rythme lors du Grand Prix du Japon de Formule 1.

Lewis Hamilton, Mercedes F1 W15, George Russell, Mercedes F1 W15

Il y a une histoire, celle des résultats, bruts et sans appel, au terme du Grand Prix du Japon : l’aventure sur le grand huit de Suzuka n’a pas été glorieuse pour les Flèches d’Argent. Arrivés respectivement septième et neuvième avec plus de 45 secondes de retard sur Max Verstappen, le vainqueur du jour, George Russell et Lewis Hamilton ont globalement connu une épreuve lors de laquelle ils ont non seulement subi la loi de Red Bull, mais aussi de Ferrari, McLaren et Aston Martin.

Et puis il y a celle de Toto Wolff. Dans cette histoire, la Mercedes, classée à une demi-seconde de la référence en EL1 et EL2, 0’’35 en EL3, et qualifiée P7 et P9, aurait été une auto en mesure de signer le podium à Suzuka.

On pardonnera toutefois à Wolff de présenter les choses sous cet angle volontairement ajusté vers le positif message selon lequel la W15 est une auto performante au terme d’une où, effectivement, Mercedes a vu tous ses espoirs de bon résultat ruinés par un changement de stratégie adopté en cours de GP, en sortant d’un plan initial d’arrêt unique. Une stratégie en revanche bien exécutée par la Ferrari de Charles Leclerc, partie 8e et remontée 4e, à 26 secondes du vainqueur du jour et une poignée de secondes du podium.

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Un cauchemar en pneus durs

À l’inverse de Sainz, qui "volait" selon ses propres mots en pneus durs avec sa Ferrari en fin de course, Mercedes a souffert avec le composé le plus dur proposé par Pirelli, et avec lequel performance comme dégradation n’ont pas été à la mesure de ce qui était attendu sur le package Mercedes. Le team de Brackley a ainsi été contraint de revoir sa donne en passant à deux arrêts en cours de GP, au grand dam de ses pilotes, amenés à achever l'épreuve sur le train de mediums avec lequel ils avaient roulé lors du premier tour de course.

On aura tout de même vu Russell dépasser Oscar Piastri en fin de course, tandis que le calvaire de Hamilton, qui ne retrouvait plus ses excellentes sensations de début de week-end, ne ramenait que les deux points de la neuvième place.

"Nous avons terminé là où nous avions commencé et c'était très difficile", commente Wolff auprès de Sky Sports F1. "Nous avons eu un deuxième et un troisième relais très rapides et nous aurions pu être en course pour le podium, mais le premier relais a été atroce. Nous devons découvrir ce qui s'est passé, s'il faisait trop chaud, si nous avons trop géré…"

Wolff maintient que le changement de stratégie en cours de course était inéluctable car glisser de cette manière avec le plan initial aurait mené à un autre type de chemin de croix.

"Je pense que c'était la bonne chose à faire au début parce que cela semblait assez stable au niveau des temps au tour", estime-t-il. "Les concurrents directs ne prenaient pas trop d’avance mais soudain, le rythme a chuté de deux secondes par tour, puis de deux secondes et demie par tour. À ce moment-là, il était clair que ça ne durerait pas."

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Hamilton n'a pas le même sentiment

Hamilton se montre bien moins catégorique que Wolff sur la question du rythme pour le podium dont aurait disposé Mercedes sans ces aléas, au vu notamment du niveau d’exécution affiché par les équipes rivales. Même avec une stratégie différente, Mercedes aurait souffert, assure le Britannique, qui s’est même proposé en course de laisser passer Russell pour assurer à ce dernier l’exécution optimale de sa propre stratégie.

"Je ne sais pas quelle aurait été la stratégie différente, si nous étions restés sur les mediums pour commencer, mais nous avons quand même eu deux pneus durs vraiment terribles à utiliser", rappelle le champion Britannique. "C’était un vrai défi aujourd'hui. Je pense que j'ai eu un peu de dégâts au début, quand Charles [Leclerc] est venu par l'extérieur et a eu un énorme sous-virage pendant le premier relais. Je ne pouvais plus tourner la voiture dans aucun des virages, c'est pourquoi j'ai laissé passer George. Le pneu dur était assez mauvais, comme je l'ai dit, mais le pneu medium était meilleur. Avec le recul, il semble que nous aurions dû avoir deux trains de pneus mediums. Mais globalement, la voiture était assez mauvaise aujourd'hui…"

VIDÉO - Le résumé du Grand Prix du Japon

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