Les pilotes réclament de plus gros dégagements à Buddh
Malgré une première édition du GP d'Inde rassurante, les pilotes demandent des travaux agrandissant des zones de dégagement sur le circuit de Buddh.
Le Grand Prix d'Inde a suscité de nombreux débats, entre les problèmes de visas avant le week-end et la météo capricieuse par la suite. La pluie a chamboulé le programme samedi et les pilotes ont surtout subi la forte chaleur, qui a vu Jorge Martín finir la course complètement déshydraté. Certains d'entre eux ont demandé un changement de date mais la course est programmée à la même période dans le calendrier 2024 du MotoGP dévoilé ce mercredi.
Un autre élément, celui qui inquiétait les pilotes avant de découvrir le circuit, est aussi au cœur des discussions : la sécurité. Malgré un virage 1 qui a posé des difficultés en début de week-end, le tracé en lui-même n'est pas en cause et a été salué par l'ensemble des pilotes.
"La piste a du caractère, elle n'a pas besoin d'être changée", a estimé Pol Espargaró. "Le tracé est super sympa. [Il faudrait] juste ajouter de la place pour nous, pour [compenser] les erreurs, ce serait super, mais le tracé est super sympa, il a beaucoup de caractère et c'est quelque chose que tous les pilotes aiment."
L'attention se porte surtout sur les zones de dégagement, particulièrement redoutées avant l'arrivée des pilotes à Buddh. Le tracé a été modifié pour l'adapter aux besoins du MotoGP, la longue courbe des virages 8 et 9 ayant notamment été avancée pour agrandir le dégagement, mais dans d'autres zones, il est nécessaire déplacer les murs selon Espargaró.
"Les virages 5, 10, même le virage 1 pour moi. Je pense que les organisateurs le savent et que le circuit aussi sait que la piste a besoin d'être un petit peu améliorée. C'est dommage parce que la piste est super sympa. Elle est super différente et tellement amusante pour piloter ! Mais il y a de petits ajustements qui doivent être faits. Ils ne sont pas très gros et il y a de la place pour les faire."
"À Barcelone, Valence ou parfois Mugello, par exemple, on demande plus de choses mais on est bloqué parce qu'avec le virage qui arrive ensuite, il n'y a pas de place pour agrandir [les voies de dégagements]. Ici, il y a de la place partout pour les agrandir et les rendre plus sûres, alors c'est bien."
Le virage 1 a piégé de nombreux pilotes à Buddh
Son frère Aleix n'était pas tout à fait du même avis après les premiers essais, en tout cas pour le virage 1, où les graviers très profonds permettaient de bien ralentir les motos. "Ce que j'aime, c'est que si on sort au premier virage, la course est finie parce qu'il y a beaucoup de graviers, mais je pense que quand on n'a pas beaucoup de place, c'est bien, c'est malin", expliquait le pilote Aprilia. "On pourra enlever quelques murs l'an prochain mais dans l'ensemble, je pense que leur travail pour réanimer cette piste après une longue période est plus que positif."
Pour Marc Márquez, les travaux sont surtout nécessaire dans le dégagement du virage 10, une courbe sur la gauche où les pilotes arrivent à haute vitesse. "Dorna et le staff du circuit ont fait du très bon travail, car avant de venir ici on s'attendait à ce que la situation soit bien pire", a souligné le sextuple du Champion du MotoGP. "Mais il y a un endroit en particulier, le virage 10, où il faut qu'ils déplacent un peu le mur. S'ils déplacent ce mur, je pense que la piste sera une piste MotoGP. Il y a quelques endroits dont on a parlé à la Commission de sécurité mais le plus important est ce mur dans le virage 10 qui, en cas de chute, est trop proche."
Pendant le premier Grand Prix d'Inde, la situation aurait peut-être été plus problématique si le MotoGP avait dû rouler sous la pluie. "Certains murs restent trop proches, surtout sur piste humide, quand la moto glisse plus", a rappelé Fabio Di Giannantonio. "Il faut changer des choses parce que c'était un circuit automobile."
"C'est compliqué pacre qu'on sait que si on tombe sur le mouillé, on glisse plus vite, beaucoup plus vite que sur le sec, et il est très difficile de s'arrêter sur le mouillé", a renchéri Pol Espargaró, estimant qu'il aurait été "limite" d'organiser une course dans ces conditions.
Avec Léna Buffa
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