Antonelli a tout renversé : "C'est un rêve qui devient réalité"
Kimi Antonelli n'avait pas imaginé s'imposer à Monza cette année compte tenu de sa pénalité. Et pourtant, le pilote Mercedes l'a fait et a marqué les esprits.
Photo de : Clive Rose / Formula 1 via Getty Images
Depuis des semaines, il se préparait à une forme de frustration et avait intégré l'idée de ne pas jouer la victoire devant son public. Kimi Antonelli, déjà solide leader du championnat avant le Grand Prix d'Italie, était tout aussi prêt à livrer une course offensive et à signer la meilleure remontée possible à Monza. Au volant de sa Mercedes, il a fait mieux, devenant le premier pilote italien vainqueur de son Grand Prix national depuis 60 ans.
Quand une machine redoutable s'associe au talent et, aussi, à une réussite insolente, le résultat fait mal. C'est sans doute ce que se dira George Russell, victime de son coéquipier qui a profité du deuxième départ arrêté mais aussi d'une stratégie idéale avec un arrêt sous régime de voiture de sécurité virtuelle. Kimi Antonelli peut savourer, les yeux embués et pétillants de joie.
"Je ne m'y attendais pas, c'est incroyable", a-t-il souri après la course. "Je suis tellement heureux, je n'aurais jamais imaginé être là [premier] aujourd'hui, mais nous avons réussi à le faire et je suis vraiment, vraiment heureux. C'est un rêve qui devient réalité."
Kimi Antonelli s'est aussi fait une frayeur.
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
Après le drapeau rouge provoqué par l'accident de Charles Leclerc, et au bénéfice de pneus mediums efficaces au restart, Kimi Antonelli a vite vu son état d'esprit changer, laissant de côté la simple mais déjà fastidieuse mission de sauver les meubles.
"J'étais aux avant-postes et je savais que j'avais une chance de gagner, donc j'y croyais vraiment. Surtout quand j'étais derrière George", a-t-il reconnu. "Mais il était vraiment difficile de s'échapper, avec l'aspiration qui était très importante. Mais nous nous sommes arrêtés aux stands, tandis qu'il est resté en piste, et il a un peu souffert avec les pneus durs à la fin. Avec des pneus plus frais, j'ai pu accélérer le rythme et j'ai réussi à gagner."
Encore fallait-il valider l'ultime dépassement dans les cinq derniers tours, ce qui a nécessité de s'y reprendre à deux fois avec, en prime, un passage par les graviers du premier virage.
"C'était assez effrayant sur le moment parce que l'asphalte se désagrégeait, mais je pensais quand même pouvoir prendre le virage", a expliqué Antonelli. "Mais une fois que j'ai mis une roue dans les graviers, je suis allé tout droit et je me suis dit : 'J'ai peut-être perdu ma chance'. Mais heureusement, nous avions toujours le rythme et nous avons réussi à aller au bout."
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