Comment Bottas a joué un role dans la victoire d'Antonelli à Spa
Valtteri Bottas a plaisanté sur le rôle qu'il estime avoir jouée dans la victoire de Kimi Antonelli au Grand Prix de Belgique. Le Finlandais a involontairement favorisé l'Italien en retardant Charles Leclerc au moment où celui-ci s'apprêtait à lui prendre un tour.
Photo de : Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Gérer les retardataires fait partie du quotidien en Formule 1, d'autant plus avec les écarts de performance importants entre les équipes de tête et le fond de grille sous la réglementation 2026.
Charles Leclerc en a fait l'amère expérience lors du Grand Prix de Belgique. Alors qu'il menait la course et tentait de résister au retour de Kimi Antonelli, le pilote Ferrari est tombé sur l'une des voitures les plus lentes du plateau, au pire endroit possible du circuit.
Antonelli avait pourtant perdu les commandes de l'épreuve lors de la phase des arrêts aux stands. Parti en pole, l'Italien s'était arrêté au 18e tour, avant qu'une Virtual Safety Car ne soit déployée deux boucles plus tard pour permettre l'évacuation de débris.
Ferrari en avait profité pour faire rentrer Charles Leclerc sous neutralisation. Grâce au temps perdu réduit dans la voie des stands, le Monégasque était ressorti devant Antonelli avec un peu plus de deux secondes d'avance.
Après quelques boucles où l'écart est resté relativement stable, le pilote Mercedes a progressivement commencé à revenir. Au 33e tour, seulement neuf dixièmes séparaient les deux hommes lorsqu'ils sont revenus sur la Cadillac de Valtteri Bottas, sur le point de prendre un tour.
La situation s'est produite dans un secteur particulièrement délicat, entre les virages de Fagnes et le rapide enchaînement de Campus/Stavelot, où il n'existe pratiquement qu'une seule trajectoire. Leclerc a dû patienter quelques instants avant que Bottas ne s'écarte.
Ce léger contretemps a suffi à permettre à Antonelli de revenir dans les échappements de la Ferrari. Profitant ensuite de l'aspiration de la Cadillac jusqu'à Blanchimont, le pilote Mercedes est revenu à moins d'une demi-seconde de la Leclerc, avant de le dépasser au freinage des Combes au début du tour suivant pour reprendre définitivement la tête de la course.
Kimi Antonelli a remporté le GP de Belgique devant Charles Leclerc.
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
Bottas, lui, n'avait même pas réalisé ce qui s'était passé puisqu'il est rentré aux stands à la fin de ce tour : "Ils arrivaient tellement vite que ça m'a vraiment surpris", a expliqué le Finlandais aux médias, dont Motorsport.com, après la course. "Je ne sais pas... Est-ce que ça a fait une différence ? Est-ce qu'il [Leclerc]s'est fait dépasser juste après ?"
Lorsqu'on lui a confirmé que c'était bien le cas, Bottas a répondu avec humour : "Kimi peut m'inviter au restaurant !"
Un scénario impossible à éviter
S'il avait réellement gêné les leaders, les commissaires auraient probablement ouvert une enquête. Mais Bottas a respecté les drapeaux bleus dans le délai autorisé par le règlement.
Comme il l'a expliqué, Leclerc et Antonelli ont comblé leur retard à une vitesse impressionnante. En début de tour, ils se trouvaient encore à environ cinq secondes de la Cadillac, avant de reprendre près d'une seconde dans le premier secteur.
C'est toutefois dans le deuxième secteur, où l'appui aérodynamique supérieur des voitures de tête fait toute la différence, que l'écart s'est effondré. Bottas a couvert cette portion en 52"547, contre 49"155 pour Leclerc.
Le pilote Ferrari est ainsi revenu sur la Cadillac précisément à l'entrée de Campus/Stavelot, un endroit où il est quasiment impossible de s'écarter sans compromettre la sécurité.
Pour Bottas, cet épisode illustre surtout les difficultés persistantes de Cadillac cette saison : "Je pense que cela met une nouvelle fois en évidence les problèmes que nous avons encore."
"Il y a toujours quelques soucis de fiabilité, mais aussi une dégradation des pneus très importante. Ici, je pense que cela vient des virages rapides : nous manquons d'appui à haute vitesse, ce qui nous fait beaucoup glisser et détruit rapidement les pneus. Il nous reste donc encore beaucoup de travail."
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