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Restructuration : l'approche "sans pitié" est assumée chez McLaren

McLaren vient de restructurer la tête de son équipe technique, et si cela peut paraître drastique, c'est assumé par Zak Brown et Lando Norris.

Zak Brown, PDG, McLaren Racing

Les grandes manœuvres continuent chez McLaren. Après que le directeur d'équipe Andreas Seidl a quitté l'écurie à destination du groupe Sauber et cédé sa place à Andrea Stella en décembre dernier, c'est le département technique qui a été chamboulé. En effet, il y a deux semaines, la structure de Woking a annoncé le départ du directeur technique James Key, poussé vers la sortie et remplacé par une organisation tricéphale composée de Peter Prodromou (aérodynamique), David Sanchez (concept et performance), et Neil Houldey (ingénierie et design).

Cette révolution a été motivée par la progression décevante de McLaren au fil de la saison 2022, l'écurie ayant été surpassée par Alpine pour la quatrième place du championnat. Elle intervient alors que l'équipe connaît un début d'année 2023 très difficile, malgré le beau résultat comptable de Melbourne, en partie facilité par les incidents de course.

"Je n'étais pas satisfait du rythme de développement de la monoplace en seconde moitié de saison l'an dernier, si l'on compare celui d'autres écuries – où elles étaient à la mi-saison et où elles ont fini – avec le nôtre", explique Zak Brown, PDG de McLaren Racing. "Des conversations ont donc commencé à avoir lieu, et nous avons changé de directeur d'équipe vers la fin de l'année, ce qui m'a donné l'opportunité d'être plus agressif dans mon travail avec Andrea, en le chargeant d'analyser l'écurie. Et c'est exactement ce qu'il a fait."

"[Stella] était déjà là [en tant que directeur sportif], et par conséquent, il ne partait pas de zéro, disons-le ainsi. Nous avons fini par trouver un modèle qui est parfaitement sensé, à nos yeux ainsi qu'en interne. Et nous avons commencé à mettre ces plans en œuvre."

Nommé à la tête de l'écurie début 2018, Brown assume ainsi ses choix, selon lui nécessaires afin de hisser la structure de Woking vers le haut.

"En fin de compte, je suis le PDG, c'est ma responsabilité. Ces grandes décisions, on ne les prend jamais seul, on consulte toujours l'équipe dirigeante. Que ce soit côté technique ou au sein de l'écurie, il n'y a rien qui ne fasse pas l'objet de discussions entre Andrea et moi, ou sur quoi nous ne soyons pas d'accord. Mais il s'agit d'un sport concurrentiel. Quand on n'évolue pas au niveau que l'on pense nécessaire, il faut prendre des décisions pour changer de cap. Et c'est ce que nous avons fait. J'ai confiance en la direction que nous empruntons désormais."

Zak Brown, PDG McLaren Racing, Lando Norris, McLaren

Zak Brown et Lando Norris sont en phase sur le sujet de la restructuration

Lando Norris, lui, s'estime heureux de ne pas être celui qui doit prendre de telles décisions. "Il faut parfois être un peu sans pitié", juge le Britannique, qui croit toutefois devoir simplement faire confiance aux dirigeants de l'écurie. "J'imagine qu'en tant que pilote, étant celui qui pilote la chose affectée par tout cela (sic), il faut juste que j'aie confiance et foi en ceux qui gèrent ça, à savoir Zak et Andrea, et j'ai encore beaucoup de confiance en eux."

"J'imagine que ce rôle est nouveau pour Andrea, mais si j'en crois le peu de temps qu'il y a passé – et je n'ai pas connu beaucoup d'autres personnes à ce poste, ni d'autres écuries – je le trouve extrêmement bon. Je dois dire que je suis impressionné. J'ai énormément d'estime pour Andrea. Je pense que c'est le cas de beaucoup de gens."

"Il est clair que nous n'avons pas fait un aussi bon travail que nous aurions dû collectivement, en tant qu'écurie qui devrait jouer le titre et la plus haute marche du podium. Nous sommes loin du niveau nécessaire pour ce faire. Des changements ont donc été faits."

GP d'Australie :

Propos recueillis par Adam Cooper

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