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Pourquoi Vasseur n'a pas stoppé le duel entre Hamilton et Leclerc

La course du Grand Prix de Chine 2026 de F1 a été marquée par un duel au long cours entre les pilotes Ferrari, Lewis Hamilton et Charles Leclerc, qui a parfois été très serré. Toutefois, le directeur de la Scuderia, Frédéric Vasseur, n'avait pas l'intention d'intervenir.

Charles Leclerc, Ferrari, Lewis Hamilton, Ferrari

Photo de : James Sutton / Formula 1 / Formula Motorsport Ltd via Getty Images

Dans un Grand Prix de Chine dominé par la Mercedes de Kimi Antonelli, malgré une courte résistance de Lewis Hamilton en début de course, c'est bien entendu le duel que se sont livré les Ferrari - un temps arbitré par George Russell - qui a animé une grande partie du dimanche à Shanghai. Une lutte parfois extrêmement rapprochée, jusqu'au point de contact, mais que Frédéric Vasseur n'a pas voulu interrompre.

La lutte entre les deux pilotes - répartie sur plusieurs épisodes au fil des 40 premiers tours - est allée jusqu'à un léger "bisou" au 25e tour. Dans toute la séquence, les deux hommes n'ont pas semblé vouloir s'économiser et n'ont pas forcément semblé tenir compte de l'infime possibilité que cet affrontement puisse leur coûter plus de temps que nécessaire face aux Mercedes.

Confronté à la fois à la question du risque d'accrochage mais également du temps perdu, Frédéric Vasseur n'a cependant pas jugé bon d'intervenir pour figer les positions ou même pour simplement calmer le jeu.

Ça aurait été injuste.
Ce sont des professionnels.

Au micro de Sky Sports, le Français a expliqué sa vision des choses "Je leur fais confiance, et c'est vrai que c'est toujours délicat, car il est difficile de leur dire d'arrêter et je ne veux pas leur demander de geler leur position."

"Je pense que ça aurait été injuste. Ce sont des professionnels, ils ont très bien travaillé et c'est une bonne chose pour l'équipe, c'est une bonne chose pour la F1. Je préfère que les choses restent ainsi."

"Non, ce n'était pas trop risqué", a-t-il ajouté pour Sky Italia. "Je pense que tout était sous contrôle. Bien sûr, on est toujours un peu inquiet car il peut toujours se passer quelque chose, mais il est aussi très difficile de figer les positions. Ils ont fait preuve d'un grand professionnalisme, et je me suis bien amusé."

"Nous faisions du bon travail, et on ne sait jamais ce qui peut se passer à la fin, donc je crois que c'était la bonne décision de les laisser se battre, car je trouve que c'était une superbe bataille. C'était formidable pour l'équipe, pour la F1 et pour les fans. C'est pourquoi je préfère les laisser s'affronter plutôt que de figer les positions."

"Je peux aussi passer pour un idiot 30 minutes plus tard..."

Frederic Vasseur assume le choix ne de pas intervenir.

Frederic Vasseur assume le choix ne de pas intervenir.

Photo de: James Sutton / Formula 1 / Formula Motorsport Ltd via Getty Images

Face à la presse internationale, dont Motorsport.com, Vasseur a reconnu : "Je sais parfaitement que je peux aussi passer pour un idiot une demi-heure plus tard." Toutefois, pour le manager français, il s'agit aussi d'une phase de construction importante pour l'écurie tout entière.

"Mais en fin de compte, c'est aussi la meilleure façon de construire une équipe. Et nous avons besoin de ce genre d'émulation au sein de l'écurie pour nous améliorer, et tant que cela se passe comme aujourd'hui, ils nous ont même dit plusieurs fois à la radio qu'ils s'étaient bien amusés, mais je ne veux pas figer les positions."

Interrogé sur le fait que l'absence des McLaren, toutes deux non partantes, avait pu aider à laisser vivre la bataille, Vasseur a acquiescé "Oui, au début, nous nous battions contre les Mercedes. Tant que nous sommes à moins d'une seconde, nous pouvons bénéficier d'un boost supplémentaire [le mode overtake] et nous sommes capables de maintenir le rythme, mais dès qu'elles creusent un écart d'une seconde, c'est beaucoup plus difficile." 

"Je pense que nous attaquons peut-être un peu plus qu'eux dans les premiers tours, puis, après les dix premiers tours, nous revenons aux quatre, cinq dixièmes d'avance qu'ils ont. Mais derrière nous, il y avait [la Haas d'Oliver] Bearman, je crois, ou [l'Alpine de Pierre] Gasly à un moment donné, et ils étaient assez loin, ce qui signifie que l'on peut gérer un peu mieux la situation."

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