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Simple retard ou alerte rouge : Où en est vraiment Aston Martin ?

Alors que la situation semble tendue chez Aston Martin après des essais hivernaux jusque-là difficiles, l'ambassadeur de l'équipe et ancien pilote de F1, Pedro de la Rosa, anticipe des premiers mois très compliqués pour une AMR26 "clairement derrière".

Lance Stroll, Aston Martin Racing

Si les premiers essais hivernaux à Barcelone et à Bahreïn ont vu certaines équipes se renvoyer la balle au sujet du favori de la pré-saison, d'autres ont vite compris que les premiers mois de la saison 2026 allaient être longs et exigeants.

Alors que Mercedes et Red Bull semblent avoir connu un début d'année très positif, Aston Martin enchaîne les obstacles. Après avoir manqué presque deux des trois journées des essais de Barcelone, l'équipe a vécu trois jours compliqués à Bahreïn, laissant apparaître un écart notable avec le reste du plateau.

Dans les couloirs d'Aston Martin, l'inquiétude est palpable, et les pilotes eux-mêmes l'ont fait savoir Lance Stroll estimait que l'équipe accusait environ quatre secondes et demie de retard sur les meilleures monoplaces de la grille. Désormais, la question n'est plus de savoir si Aston Martin est derrière ses concurrentes, mais de mesurer l'ampleur de ce retard.

Fernando Alonso dans le garage Aston Martin lors des essais de Bahreïn.

Fernando Alonso dans le garage Aston Martin lors des essais de Bahreïn.

Photo de: Kym Illman / Getty Images

Présent dans le paddock, l'ambassadeur d'Aston Martin, Pedro de la Rosa, s'est longuement exprimé sur les difficultés de l'équipe. À 54 ans, De la Rosa possède une vaste expérience en F1, ayant été pilote et pilote d'essais de la fin des années 90 à 2015 pour plusieurs équipes. L'Espagnol a également disputé plus de 100 Grands Prix en tant que titulaire, décrochant un podium, avant de rejoindre le giron de l'écurie britannique en 2022.

Avec seulement 1422 km bouclés depuis les essais de Barcelone, Aston Martin n'a clairement pas accumulé les données escomptées en ce début de saison, freinée par de nombreux problèmes techniques qui l'ont souvent clouée au stand. À titre de comparaison, Williams a totalisé 2284 km alors qu'elle n'a même pas participé aux tests catalans.

"Nous sommes dans cette phase d'apprentissage très intense", a expliqué De la Rosa à Bahreïn. "Jusqu'à hier [jeudi], nous étions l'équipe ayant bouclé le moins de tours entre Barcelone, le shakedown et les essais de Bahreïn [elle l'est toujours, ndlr]. Nous sommes clairement en retard sur le programme. Nous rattrapons ce retard, nous apprenons."

"Nous en sommes essentiellement au stade où l'on commence à comprendre son package et les nouvelles règles. C'est là que nous en sommes. Évidemment, nous sommes derrière les autres, c'est clair. Mais cela ne veut pas dire que nous n'accumulons pas maintenant un kilométrage plus correct."

Lance Stroll dans l'Aston Martin à Bahreïn.

Lance Stroll dans l'Aston Martin à Bahreïn.

Photo de: Mark Thompson / Getty Images

"Nous ne sommes pas encore dans une phase où nous modifions les réglages pour explorer le potentiel de la voiture", a ajouté l'Espagnol. "Nous la gardons telle quelle et essayons simplement de boucler un maximum de tours. Nous faisons de l'aéromapping, nous apprenons le déploiement, la récupération d'énergie et toutes les choses habituelles. Rien de nouveau, mais oui, un peu en retard sur notre programme."

Des problèmes liés au "package global de la voiture"

Si son discours semblait d'abord positif, De la Rosa a rapidement confirmé le retard de performance de l'équipe, évoqué par Stroll : "Comme Lance l'a dit hier, nous sommes à quatre, trois ou cinq secondes, mais ce n'est pas vraiment l'essentiel pour l'instant. L'important, c'est de débloquer la performance. Tout le monde est dans le même bateau, mais nous sommes clairement derrière."

"Quand on perd autant de temps, c'est forcément [lié au] package global. On ne peut pas dire que c'est un élément précis. Il y a de nombreux domaines que nous avons déjà identifiés et sur lesquels nous travaillons à Silverstone [où est située l'usine d'Aston Martin, ndlr]."

Questionné sur la possibilité de résoudre ces problèmes rapidement, De la Rosa ne s'est pas montré plus positif "Ce ne sera pas réglé du jour au lendemain. Ce n'est pas un travail de cinq minutes. Il y a énormément de travail, d'apprentissage et d'optimisation à faire. Mais nous avons confiance : nous avons l'équipe, les ressources, tout ce qu'il faut.

Lance Stroll dans l'Aston Martin à Bahreïn.

Lance Stroll dans l'Aston Martin à Bahreïn.

Photo de: Zak Mauger / LAT Images via Getty Images

"Nous ne sommes pas là où nous voulons être, mais nous avons les bonnes personnes, et c'est le plus important. Nous sommes bien mieux préparés que l'an dernier ou l'année précédente, quand je suis arrivé dans l'équipe, pour redresser la situation."

"Pour l'instant, nous ne connaissons même pas notre limite car nous ne sommes pas encore entrés dans la phase d'optimisation du développement. Nous essayons juste de comprendre ce que nous avons et où se situent les limites du règlement pour savoir où pousser."

"Est-ce que ce sera corrigeable ? Seul le temps le dira. Mais nous avons confiance dans nos moyens et nos ressources. Cela viendra, même si nous avons quatre secondes de retard ou autre."

La réalité, c'est que nous sommes lents et pas là où nous voulons être.

Mais comment Aston Martin en est-elle arrivée là ? Serait-ce à cause de l'arrivée tardive d'Adrian Newey dans l'équipe, ou à cause du revirement de situation de Honda, qui a décidé tardivement de revenir en tant que motoriste ? Pour De la Rosa, il ne sert à rien de ressasser le passé et la réalité est simple : la voiture est lente, et l'équipe doit maintenant redresser la barre.

"Regarder en arrière est toujours facile", a-t-il déclaré. "En sport automobile, ça ne marche pas comme ça. Si nous avions commencé plus tôt, si Adrian Newey était arrivé quelques mois plus tôt plutôt que le 2 mars, si Honda n'était pas parti puis revenu… ce ne sont que des 'si'."

"La réalité, c'est que nous sommes lents et pas là où nous voulons être. Il faut établir un plan, nous savons exactement ce qui ne va pas et nous travaillons dessus. Regardons devant, pas derrière. Les raisons sont multiples. L'important, c'est que nous les connaissons, et c'est ce qui nous donne confiance pour réduire progressivement l'écart - peut-être pas le mois prochain, mais petit à petit."

"Il n'y a pas de secret ni de raccourci" pour rattraper son retard

Alors, quelle sera la priorité pour Aston Martin en ce début de saison "D'abord comprendre le package, ses limites, puis travailler sur les domaines identifiés", a simplement répondu Pedro de la Rosa. "Ce n'est pas différent des autres saisons, même avec un nouveau règlement. On identifie un problème, on le corrige, on travaille dur. Il n'y a pas de secret ni de raccourci : il faut travailler sans relâche."

Adrian Newey directeur d'Aston Martin, sur le muret des stands à Bahreïn.

Adrian Newey directeur d'Aston Martin, sur le muret des stands à Bahreïn.

Photo de: Mario Renzi / Formula 1 via Getty Images

"J'ai été très impressionné par le travail de l'équipe à l'usine pour préparer la voiture pour Barcelone. Les efforts ont été énormes. Les gens ont travaillé jour et nuit. Ils sont fatigués mais continuent à pousser chaque jour. C'est vraiment impressionnant de voir leur engagement. Où que vous soyez, il faut toujours se rappeler que ce sont ces personnes qui vous amènent au sommet."

Malgré le grand nombre de problèmes rencontrés, De la Rosa a insisté sur le fait que l'écurie britannique ne s'inquiétait pas, rassurée notamment par la présence de leur directeur d'équipe, Adrian Newey.

"Je pense que c'est un tournant d'avoir Adrian dans l'équipe", a confié l'Espagnol. "Nous ne sommes pas satisfaits - soyons honnêtes - personne ne l'est quand on est deux secondes plus lent que prévu. Mais il faut aussi dire que personne n'est inquiet. Ce n'est pas pareil. Nous ne sommes pas contents, mais nous ne sommes pas du tout en train de nous dire que tout est perdu."

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