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Álex Márquez : "Gresini a sauvé ma carrière"

Álex Márquez a fait le choix de rester chez Gresini jusqu'en 2026, une manière pour lui de s'offrir un environnement stable mais aussi de rester fidèle à une équipe qui lui a sorti la tête de l'eau après ses grandes difficultés chez LCR Honda. Il nous explique sa décision.

Alex Marquez, Gresini Racing

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Dans le cadre du GP d'Allemagne, Motorsport.com a rencontré Álex Márquez, en plein cœur d'une dizaine de jours intenses pour lui. Officialisé chez Gresini Racing pour les deux prochaines saisons, l'Espagnol a enchaîné avec son premier podium de l'année, au GP d'Allemagne. Un podium partagé pour la première fois avec son frère, Marc Márquez, alors que tous deux sont réunis au sein de l'équipe dirigée par Nadia Padovani pour une saison qui restera comme un moment fort dans leur parcours.

En accueillant son aîné dans le team italien, Álex Márquez savait que cela ne durerait pas, aussi il n'oublie pas sa propre réalité, différente, et nous explique en quoi sa situation actuelle chez Gresini est en phase avec ses objectifs personnels.

Álex, te voici officialisé pour deux ans de plus chez Gresini. Était-ce ta priorité dès le départ ou as-tu envisagé d'autres options ?

Dans mon esprit, non. Ma principale option était de rester ici, de grandir. Ils ont sauvé ma carrière en MotoGP il y a deux ans. Je me sens très bien ici, avec Nadia et toute l'équipe, alors je voulais essayer de rester. Et puis, quand j'arrive à un endroit, j'ai toujours un but dans la tête. Je n'ai pas encore atteint mon objectif principal, alors j'ai encore du travail à faire. Et j'aime rester où je suis et me dire que je fais tout ici. Mais il y avait d'autres options. J'ai donc beaucoup parlé avec différentes équipes, différents constructeurs qui sont venus pour comprendre quelle était ma situation, mais mon objectif principal, celui que j'ai annoncé à mon manager, c'était de rester ici.

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À quel point cette continuité compte-t-elle pour tes performances et par rapport à l'objectif que tu t'es fixé ?

C'est bien d'avoir cette stabilité et de voir que l'équipe croit en vous, qu'elle pousse pour vous. Ils essaient d'avoir le meilleur matériel pour 2025, avec la meilleure moto, alors c'est génial. Ils ont tous poussé dans la même direction, de la même manière. Maintenant, je vais me détendre et essayer de me concentrer simplement sur la piste et sur le travail que j'ai à faire.

Tu dis que ce n'est pas seulement la moto qui t'a fait rester, mais aussi l'équipe et son environnement. Qu'est-ce qui rend l'équipe Gresini si spéciale en MotoGP ?

C'est vrai que lorsque des bruits circulent, ou ce genre de choses, tout le monde parle toujours en bien de l'équipe. Et quand on y est, on comprend qu'il y a vraiment une super ambiance, des gens formidables qui travaillent ensemble et vont dans le même sens. Tout le monde a le même objectif principal. Alors c'est génial de voir une petite famille voyager dans le monde entier et essayer de faire son travail à 100% tout au long du week-end. C'est quelque chose de très appréciable et, une fois qu'on y est, on ressent cette atmosphère, dès le premier jour.

C'est d'autant plus une famille pour toi que tu as ton frère comme coéquipier, mais cela ne durera qu'un an. Y a-t-il un peu d'amertume à le voir partir ?

Non. Comme il l'a dit, il est venu ici parce que j'y étais. Il avait donc plus d'informations au sujet de l'équipe. Je lui ai dit 'tu as besoin de ça'. Il avait une idée de l'objectif principal, de la mentalité. J'ai un peu repoussé sa retraite du MotoGP, quelque chose qui fait que je me suis déjà dit 'OK, j'ai fait mon travail'. Je l'ai poussé à venir ici et à profiter. Et maintenant, il va avoir son plan qui était de passer en rouge, d'aller dans l'équipe d'usine. Il a fait tout ce qu'il avait à faire ici et il doit passer à l'étape suivante, c'est-à-dire rejoindre l'équipe d'usine.

Les frères Márquez ont partagé le podium du GP d'Allemagne.

Les frères Márquez ont partagé le podium du GP d'Allemagne.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

As-tu une idée de qui tu aimerais avoir comme coéquipier la saison prochaine ?

Non, je ne donnerai pas de nom. Il y en a qui sont en lice et les gens en citent beaucoup. Alors celui qui est sur la liste et dont l'équipe pense qu'il sera meilleur pour eux, le plus rapide, c'est celui qu'ils [leur faudra prendre]. Parce que, vous savez, quand on a un coéquipier rapide, c'est plus facile pour l'équipe de grandir. Alors quiconque viendra ici sera le bienvenu pour moi et cela permettra à l'équipe de comprendra beaucoup de choses.

Cela fait 12 ans maintenant que tu es dans ce paddock. Quand tu te retournes sur ta carrière, avec ses hauts et ses bas, quels ont été pour toi le meilleur moment et le moment le plus difficile ?

Pour le moment le plus difficile, je dirais que 2015 a été comme un retour choc à la réalité après que je suis devenu Champion du monde en 2014, en Moto3. Vous arrivez en Moto2 et vous vous dites que vous allez être devant, essayer de vous battre pour le titre, et puis vous arrivez et vous êtes 20e sur la grille. Vous vous battez beaucoup, vous essayez, mais vous tombez souvent… Alors, c'est le moment où j'ai vraiment été au plus bas.

Quant au point culminant, je dirais peut-être 2019, quand les gens avaient commencé à perdre un peu confiance en moi. J'étais déjà en Moto2 depuis cinq ans et tout le monde disait 'OK, c'est un bon pilote, mais pas un champion'. Sauf que j'ai gagné cette année-là et que j'ai vu que j'avais un grand potentiel.

Et si on devait regarder uniquement la catégorie MotoGP, quels seraient le moment le plus positif et le plus négatif ?

En positif, je dirais 2020 à Aragón, quand j'ai été capable d'aller vite sur une Honda. Ça n'était pas facile. Et pour le négatif, je dirais 2022 avec LCR car on a eu beaucoup de mal. C'était un véritable cauchemar.

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