Quartararo voit une différence nette entre sa situation et celle de Bagnaia
Fabio Quartararo affirme ne pas voir de similitudes entre sa situation et celle de Pecco Bagnaia actuellement, la différence venant des performances que réalisent leurs coéquipiers respectifs.
Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images
Les montagnes russes du MotoGP placent aujourd'hui deux de ses champions récents dans des situations que l'on serait tenté de rapprocher. Fabio Quartararo et Pecco Bagnaia enchaînent les déconvenues, pétris de doutes au guidon d'une moto qu'ils ne comprennent plus et qu'ils ont le plus grand mal à faire performer.
Pour autant, voir des similitudes entre ces deux cas de figure ne traduirait qu'une lecture superficielle de la situation, et Quartararo est le premier à le rappeler. Car les deux pilotes ne disposent pas aujourd'hui de moyens comparables, l'un au guidon d'une Ducati qui, quelles que soient les différences de pièces ou de réglages, gagne aux mains d'autres pilotes, tandis que l'autre subit l'effondrement avéré d'une moto que personne ne parvient plus à faire émerger.
"Non", répond donc le Français lorsqu'il lui est demandé, à son arrivée en Autriche ce jeudi, s'il voit des similitudes entre sa situation et celle de Bagnaia. "Parce que Marc [Márquez] gagne", argumente-t-il. "Si Álex [Rins], Jack [Miller] ou Toprak [Razgatlioglu] gagnait, je serais personnellement dans une mauvaise situation. Mais ça dépend de beaucoup de choses."
"Au final, je ne sais pas comment sont les relations entre Pecco et Ducati, mais pour ce qui est de ma position personnelle, si mon coéquipier gagnait alors que je suis comme ça, je serais furieux et j'essaierais de comprendre pourquoi je ne suis pas en mesure de le faire."
Bagnaia n'a plus marqué le moindre point depuis l'Allemagne, dernière manche ayant précédé la pause estivale du championnat. Il avouait il y a quelques jours se trouver dans une situation "humiliante" alors qu'effectivement, les deux derniers Grands Prix en date ont été marqués par des doubles victoires de la part de son voisin de stand et que les performances collectives du clan Ducati sont toujours de premier plan.
Quartararo, pour sa part, était encore le meilleur pilote Yamaha dimanche à Misano, avec une dixième place lui ayant rapporté ses premiers points depuis la pause de juillet. Un résultat qui sort du lot au cœur d'un été très éprouvant, mais qui n'enlève rien aux difficultés profondes qu'il traverse.
Fabio Quartararo reste de loin le leader du clan Yamaha.
Photo de : Ronny Hartmann / AFP via Getty Images
Au championnat, le Français est le mieux classé des pilotes de la M1, avec 61 points contre 18 à 28 pour ses trois collègues. Bagnaia, en revanche, affiche presque la moitié du capital de Marc Márquez. Avec 143 points, il est également devancé par Fabio Di Giannantonio (223 points) et Álex Márquez (153), qui pilotent eux aussi la GP26.
Aucun espoir pour l'Autriche, surtout s'il pleut
Le pilotage de la M1 demeure extrêmement compliqué et contre-productif aux yeux du Français, qui a vu la situation se dégrader en comparaison de la saison passée, alors même que Yamaha semblait déjà au fond du gouffre.
"Le truc, c'est que cette année, je garde beaucoup plus d'angle d'inclinaison que l'année dernière", décrit-il. "L'année dernière, j'arrivais à tourner et à me redresser, mais cette année je reste beaucoup plus longtemps sur l'angle. Et même quand je me redresse, je le fais plus tard que quiconque, parce que la moto tend à élargir, et c'est aussi la raison pour laquelle on fait beaucoup surchauffer les pneus, on les use, et au final on n'a pas une bonne motricité."
Même la pluie, qui menace le Grand Prix de cette semaine, ne l'enchante pas car il sait qu'elle va avoir tendance à accentuer ses problèmes. "Ça n'est pas bon du tout parce que le manque d'adhérence qu'on a est encore plus net sous la pluie. Donc ça ne sera pas un avantage pour nous s'il pleut."
"S'il devait pleuvoir en Indonésie, une piste sur laquelle il y a beaucoup de grip, ça pourrait aller à peu près, mais dans ces conditions il nous manque beaucoup de choses. On manque en particulier de grip pour freiner et s'incliner vite. Il y a beaucoup de choses à faire sur cette piste et pour lesquelles on a un manque."
Comme Pecco Bagnaia, Fabio Quartararo quittera à la fin de la saison le constructeur qui l'a accompagné depuis son arrivée dans la catégorie MotoGP. Il rejoindra Honda pour se lancer dans un nouveau défi, tandis que son ancien rival pour le titre s'en ira chez Aprilia.
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