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Accusant un retard "énorme", Quartararo s'interroge sur son avenir

Fabio Quartararo espérait voir l'arrivée du GP du Portugal avec un retard plus faible sur le vainqueur. Le Français sait que Yamaha a besoin de temps pour progresser mais se demande de plus en plus s'il est prêt à l'accorder au constructeur, et étudie sérieusement ses options pour 2025.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Au lendemain de sa neuvième place en course sprint, Fabio Quartararo a pris la septième position à Portimão, mais plus que son rang à l'arrivée, c'est l'écart avec les leaders qui l'inquiète.

Doublé par Brad Binder et passé devant Marco Bezzecchi lors du premier tour, il a conservé la neuvième place qu'il occupait sur la grille et l'a longtemps occupée, avant d'être doublé par Miguel Oliveira puis repris par le pilote VR46. Quartararo a ensuite repris l'avantage sur le Portugais et profité des mésaventures de Pecco Bagnaia, Marc Márquez et Maverick Viñales pour remonter au septième rang, mais il est passé sous le drapeau à damier 20"130 après le vainqueur.

"C'est compliqué", a confié Quartararo sur Canal+. "Sincèrement, plus que la position − c'est bien, on a fait septième, c'est un résultat positif −, le rythme que l'on a eu dans cette course a été très moyen. Je pensais terminer plus proche du leader. On a presque pris une seconde au tour donc c'est énorme. Il va falloir trouver une solution. On est sur le bon chemin mais en tant que pilote, je veux toujours que ça aille plus vite, le plus tôt possible. On est en train de faire de petits pas en avant, doucement, doucement."

Quartararo s'est imposé en 2021 et 2022 à Portimão mais jouer les premiers rôles n'était absolument pas envisageable ce week-end, avec une Yamaha qui plafonne de plus en plus. "Ce n'est pas une question de ce que je ne peux pas faire, c'est qu'on est arrivés à la limite de notre moto", a expliqué le Français lors de sa rencontre avec les journalistes.

"Je fais déjà tout ce que je peux avec la moto, [la question] c'est juste ce que la moto ne me permet pas de faire pour suivre les personnes qui sont devant moi. C'est juste ça, c'est pour ça que je pense qu'avec les données de ce week-end, on va pouvoir faire des pas en avant pour le futur."

Ces dernières semaines, Quartararo a loué le changement d'approche de Yamaha tout en notant une absence de progrès pour le moment, et il sait qu'il faudra attendre "au moins jusqu'à la mi-saison" avant d'espérer une évolution, ce qui tranche avec la volonté affichée en début de week-end de ne pas trop traîner pour choisir son équipe pour 2025.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Fabio Quartararo

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Ce dimanche, Quartararo a reconnu qu'il ne restait "pas beaucoup" de temps à Yamaha pour le convaincre de prolonger et qu'il ne pourra pas se permettre d'attendre ce fameux cap de la mi-saison pour signer son futur contrat en MotoGP : "Je dois me décider bien avant et ça sera plus une question personnelle, de voir ce que je devrai faire pour le futur."

D'un côté, on voit vraiment Yamaha qui fait des choses que je n'ai jamais vues en six ans, il font vraiment de gros changements, de l'autre [il y a la possibilité de piloter] des motos qui sont déjà aux avant-postes.

Quant au choix qui pourrait être le sien, Quartararo semble ne fermer aucune porte. Alors que Jorge Martín réclame de rejoindre une équipe d'usine, on a vu Marc Márquez renoncer à ce statut pour se relancer chez Gresini. Porter les couleurs d'une structure officielle est-il un impératif pour El Diablo ? "Je ne sais pas", a-t-il répondu, affichant seulement une certaine sérénité puisqu'il semble avoir les cartes en main.

"Sincèrement, j'ai vécu des choses bien pires quand j'étais en Moto2, quand je ne savais pas où j'allais être l'année d'après. La possibilité de partir, d'avoir des propositions, ne pas être stressé de ne pas avoir de moto pour l'année d'après, je ne pense pas que ça m'affecte. Je dirais même que ça ne m'affecte pas du tout."

"C'est sûr qu'il y a un choix à faire et ce n'est pas facile. Je sais que je dois le faire dans pas très longtemps mais d'un côté, on voit vraiment Yamaha qui fait des choses que je n'ai jamais vues en six ans, il font vraiment de gros changements. De l'autre, [il y a la possibilité de piloter] des motos qui sont déjà aux avant-postes. Ce ne sera pas un choix facile."

Ce contexte est difficile mais ne pèse pas en interne selon le Champion du monde 2021 : "L'ambiance est très bonne et je dirais même que ça motive énormément Yamaha d'être dans cette situation."

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