Pénalité de Norris : McLaren demande la révision
McLaren a demandé à exercer son droit de révision à la suite de la pénalité infligée à Lando Norris lors du GP du Canada 2023 de F1.
Après avoir terminé neuvième sur la ligne d'arrivée, Lando Norris avait finalement été classé 13e du GP du Canada en raison d'une pénalité de cinq secondes infligée par les commissaires pour un comportement "antisportif". Dans les faits, il avait été reproché au Britannique d'avoir délibérément créé un écart avec son équipier Oscar Piastri sous Safety Car afin qu'il puisse s'arrêter juste après l'Australien en perdant le minimum de temps possible.
Cette décision n'avait pas été très bien accueillie par le pilote et l'écurie, jugeant qu'elle fixait un nouveau précédent en la matière. Désormais, la structure dirigée par Zak Brown a décidé d'aller plus loin et de demander formellement à ce que le droit de révision soit exercé autour de cette pénalité.
La procédure, prévue par le Code Sportif International (CSI), a déjà été utilisé cette saison, notamment après la pénalité infligée à Fernando Alonso à Djeddah (avec succès pour Aston Martin) et après celle subie par Carlos Sainz à Melbourne (sans succès pour Ferrari).
Elle consiste en deux étapes : d'abord les commissaires doivent décider si le dossier peut être rouvert, en cherchant si McLaren a mis en lumière un "élément nouveau, significatif et pertinent" (article 14.1.1 du CSI). Ensuite, si c'est bien le cas selon les commissaires, une décision est prise sur les faits et sur la base de cet élément supplémentaire.
Dans un communiqué publié vendredi soir, l'équipe McLaren a indiqué que tout en saluant le travail effectué par la FIA, elle n'était pas satisfaite de la décision prise à l'encontre de Norris. "Nous soutenons la FIA et les commissaires, et nous leur faisons confiance dans leur travail, qui est difficile."
"Nous sommes conscients que les commissaires doivent prendre des décisions dans un délai très court, en analysant des scénarios complexes et souvent avec des informations partielles et de multiples éléments à prendre en compte."
"Au Canada, nous avons été surpris par la pénalité et incertains quant aux raisons qui ont motivé la décision. Nous avons parlé aux commissaires immédiatement après la course pour mieux comprendre le raisonnement derrière la pénalité."
"Le cadre réglementaire de la FIA dispose d'outils et de procédures qui lui permettent, ainsi qu'au sport, de faire face à la complexité opérationnelle de la Formule 1, en particulier pour les décisions qui doivent être prises pendant la course."
"Le 'droit de révision' est l'une de ces procédures qui montrent la force de l'institution en permettant aux décisions d'être révisées, si cela est dans le meilleur intérêt du sport, et c'est quelque chose que McLaren embrasse et soutient pleinement."
"Compte tenu de cette disposition, l'équipe a pris en compte l'explication initiale et a décidé de réexaminer l'affaire de manière calme et réfléchie, en faisant preuve d'une grande diligence, notamment en étudiant les précédents. Après cet examen minutieux et approfondi, nous pensons qu'il existe suffisamment de preuves pour soumettre un 'droit de révision' à la FIA, ce que nous avons fait."
"Nous allons maintenant continuer à travailler en étroite collaboration avec la FIA, de la même manière constructive et collaborative que nous le faisons habituellement, et nous accepterons le résultat de leurs délibérations et de leur décision."
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