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Quartararo progresse, pas sa Yamaha : "J'ai juste trouvé une façon d'attaquer"

Malgré un GP de France encourageant, la Yamaha conserve des faiblesses inchangées selon Fabio Quartararo. Le Niçois a simplement gagné en confiance, ce qui lui permet de se montrer plus agressif.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Photo de : Pierre-Louis Le Mouëllic

Yamaha découvre son V4 et la moto qui l'entoure cette année. Le constructeur est à la traîne face à ses concurrents, mais Fabio Quartararo a eu un déclic au Mans. Le Français a pu s'inviter parmi les leaders en début d'épreuve et prendre une belle sixième place.

Quelques changements ont été apportés à la Yamaha lors du test de Jerez, avec des effets positifs. Ils n'ont pas réellement amélioré les performances de la moto mais permis à Quartararo de renouer avec de bonnes sensations sur l'avant, ce qui lui a permis de se montrer plus agressif. Il a pu confirmer cette évolution positive au Mans, et espère que ce sera encore le cas à Barcelone.

"Je pense que la semaine dernière, la plus grosse différence n'est pas venue de meilleures performances sur la moto", a souligné Quartararo à son arrivée sur le circuit catalan ce jeudi. "C'est juste que dans les quatre premières courses, je n'arrivais pas à piloter, et maintenant j'arrive à attaquer. C'est la plus grosse différence qu'il y a eue au Mans."

"On avait testé des ailerons similaires avec la première version du V4 et j'arrive à sentir la limite. Comme je l'ai dit, au Mans j'étais à la limite du premier tour jusqu'à la fin."

Fabio Quartararo a pu se montrer plus agressif avec la Yamaha au Mans.

Fabio Quartararo a pu se montrer plus agressif avec la Yamaha au Mans.

Photo de: Pierre-Louis Le Mouëllic

"On n'a pas trouvé plus de performance sur la moto", a insisté Quartararo. "J'ai juste trouvé une façon d'attaquer au maximum alors que dans les premières courses, je survivais et je ne me sentais pas bien sur la moto."

"Maintenant j'ai de bonnes sensations, je me sens bien, mais il nous manque des performances. Ce sont deux choses différentes, mais en tout cas, je sais avec quelle ampleur je peux attaquer en course et sur un tour."

Des faiblesses toujours présentes

Quartararo a été le plus rapide en EL2 au Mans, avant de prendre la sixième place en qualifications et d'occuper la deuxième place en tout début d'épreuve. Un retour au premier plan "vraiment fun" mais sur une moto qui conservait de grosses limites.

"Malheureusement, il manquait un peu de tuning, de puissance, de grip pour suivre les leaders. On n'a pas fini super loin de Pedro [Acosta] et Diggia, à sept secondes de Jorge Martín. Je pense que c'était assez sympa. Il faut trouver des choses pour être rapides."

"À Jerez, pour moi il était vraiment, vraiment clair que mes sensations étaient meilleures", s'est réjoui Quartararo. "Au Mans, le vendredi c'était un peu chaotique dans les réglages, on a voulu tester de trop grosses différences. Et à partir du samedi, on l'a vu : je n'avais jamais mené une séance [avec la Yamaha V4] donc c'était bien."

Fabio Quartararo a retrouvé le sourire au GP de France.

Fabio Quartararo a retrouvé le sourire au GP de France.

Photo de: Marc Fleury

Quartararo espère pouvoir confirmer ces progrès lors des prochaines épreuves, à commencer par le GP de Catalogne ce week-end : "Maintenant il faut voir où on va finir dans les prochaines courses. Si on finit toujours à moins de dix secondes du vainqueur, à chaque course, c'est bien."

"Mais on n'avait rien de nouveau donc il faut comprendre tout ce qui nous manque. Ce n'est pas une seule chose, il en manque beaucoup et on n'a pas encore la clé pour une seule d'entre elles."

Le circuit de Barcelone, réputé pour sa très faible adhérence, pourrait en plus compliquer la tâche du clan Yamaha : "Je pense que ça sera moins bien pour nous. On sait qu'on n'a déjà pas beaucoup de grip sur un circuit qui en a, donc sur une piste sans aucun grip, on aura du mal."

Montmeló n'accueille pas qu'une course mais aussi un test, lundi, pour lequel Quartararo ne croit pas à un bond en avant aussi prononcé que lorsqu'il a pu rouler à Jerez : "Je n'ai rien entendu mais je crois qu'on n'aura rien de vraiment nouveau à tester."

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