Quartararo calme le jeu avec Yamaha : "On a dit des choses qu'on ne devait pas dire"
Fabio Quartararo reconnaît être allé trop loin dans ses propos envers Yamaha au Grand Prix d'Aragón. Une réunion a parmi d'apaiser les tensions la semaine dernière.
Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images
Les tensions entre Fabio Quartararo et Yamaha ont atteint leur paroxysme au Grand Prix d'Aragón. Frustré de tester une nouvelle fois des nouveautés sans gain de performance spectaculaire, le futur pilote Honda a exprimé sa lassitude, et notamment son refus d'aider la marque pour 2027, car cette dernière a décidé de ne pas le faire rouler au test du Red Bull Ring, où il aurait pu avoir un avant-goût des pneus Pirelli.
Les dirigeants de Yamaha n'ont pas apprécié ces commentaires et ont reproché une attitude négative à Quartararo mais la tension est retombée avant Misano. Une réunion s'est tenue la semaine dernière et, même s'il n'en a pas révélé le contenu, le natif de Nice a confirmé que la discussion avait été constructive.
"On a eu une réunion tous ensemble", a expliqué Quartararo face à la presse internationale, dont Motorsport.com, ce jeudi dans le paddock de Misano. "C'était surtout avec la frustration du week-end, où on a dit des choses qu'on ne devait pas dire. On a dit tout ce qu'on avait à dire dans la réunion et tout est normal."
Interrogé sur de potentiels regrets, Quartararo a dévié la discussion sur sa frustration : "Je pense que ce n'est pas une question de regrets ou pas. Je pense qu'avec la frustration, on a peut-être dit des choses qui n'étaient pas justes."
Cette frustration est la source des commentaires de Fabio Quartararo, qui en est venu à vider son sac face à la presse. "Il faut peut-être que je le vide d'une façon différente, quand je suis seul, dans le motorhome, et que je vous parle d'une façon plus douce", a-t-il reconnu ce jeudi.
Fabio Quartararo reste sur un GP d'Aragón très difficile.
Photo de: Qian Jun / MB Media via Getty Images
Mais aux yeux du Français, ses propos reflètent aussi une passion intacte : "On ne s'habitue jamais à des moments difficiles. La frustration est évidemment toujours là quand on n'obtient pas ce que l'on veut. Peu importe si on sait que notre package n'est pas au niveau que l'on veut, on ne s'y habitue pas."
"Je suis un compétiteur, je veux me battre. Si je ne m'en souciais pas, ça voudrait dire que je n'ai pas de plaisir et que je ne veux plus rouler. C'est pour ça que parfois, je m'en soucie trop, donc la frustration est très forte. Il faut que je dise les bons mots au bon moment."
Par le passé, Fabio Quartararo a confié avoir fait appel à des psychologues du sport pour l'aider à gérer des périodes difficiles. Il ne ressent pas le besoin de se tourner vers eux en ce moment car la source de ses problèmes est clairement identifiée.
"Ça peut aider, parce qu'à un moment de ma carrière, c'était nécessaire. Ça a débuté en Moto2, il y a longtemps. Ce n'était pas vraiment lié à la moto, c'était lié à moi. En fait, je n'en ai pas vu depuis peut-être un an et demi. C'est plus lié à mes commentaires. Je me sens bien, c'est juste qu'actuellement, je n'ai pas un bon feeling sur la moto."
"On essaie d'y remédier mais ça n'a rien à voir avec un psychologue. Je sens quand je dois en voir un, ça se ressent. J'en ai vu un six ou sept fois, peut-être plus, mais je ne sens pas que c'est nécessaire maintenant parce que je ne le ressens pas."
De maigres espoirs à Misano
Fabio Quartararo retrouve le circuit où il a été sacré en MotoGP.
Photo de: Qian Jun / MB Media via Getty Images
Presque avec ironie, cette altercation par médias interposés se conclut à Misano, où Fabio Quartararo a été titré il y a cinq ans. Chaque retour sur le circuit italien a une saveur particulière pour lui.
"Bien sûr, il y a toujours un petit quelque chose parce que c'était le moment le plus important de ma carrière. C'est un circuit que j'apprécie beaucoup donc on va essayer d'en profiter ce week-end."
Quartararo espère un léger rebond sur ce tracé peut-être moins défavorable que les précédents : "Déjà, les températures sont moins chaudes, c'est une piste où le grip n'est pas mauvais, la dégradation des pneus non plus, donc on va donner le max pour essayer de faire un bon week-end."
La ligne droite principale est assez courte et le manque de vélocité du moteur Yamaha pourrait être moins pénalisant, mais la puissance "reste très importante" à Misano selon Quartararo : "La ligne droite n'est pas très longue mais il y a la ligne droite opposée, au milieu, où on atteint le sixième rapport, donc la puissance est très importante. On ne peut rien faire de magique pour en avoir plus. On va faire de notre mieux avec ce qu'on a."
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