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De fortes vibrations pour Zarco : "C'était dur de terminer la course"

Johann Zarco a souffert de vibrations tout au long du GP du Portugal et n'a fini dans les points que grâce aux chutes de plusieurs pilotes. Le Français reste positif, même si un pari dans ses réglages s'est révélé infructueux.

Johann Zarco, Team LCR Honda

Johann Zarco a vécu un Grand Prix du Portugal difficile, avec des problèmes de vibrations à l'arrière qu'il avait déjà rencontrés à Losail. Lointain 19e sur la grille, le pilote LCR Honda est remonté au 16e rang en début de course et était alors le meilleur représentant du constructeur, cependant ses problèmes se sont accentués et il a perdu des positions, jusqu'à figurer au 18e rang à quelques tours de l'arrivée.

"C'était dur, je n'aurais pas cru [que ce serait] si dur", a reconnu le Français. "Au niveau des sensations sur la moto, tour après tour, je pouvais de moins en moins suivre. Quand Mir m'a doublé, je me suis dit que j'allais essayer de rester avec lui... pas moyen. Ma moto vibrait pas mal dans le dernier virage et comme c'est un long virage, ça met pas mal en difficulté. Lui aussi avait pas mal de vibrations mais il arrivait à mieux s'en sortir."

"J'étais bien concentré, j'ai raté le départ mais j'ai pu bien me faufiler. Du coup, j'étais prêt à prendre le rythme mais le problème, c'est que le rythme, je ne pouvais pas le prendre : rouler en 1'39 était impossible pour moi. Et le problème est qu'une fois qu'on prend le rythme, on se dit 'Allez, on va réussir à se décontracter, à être bien' et non, la moto ne donnait pas cette sensation-là."

Au Qatar, Zarco avait été confronté à des vibrations similaires lors du sprint mais pas le dimanche. La situation a été inversée au Portugal, et il a eu du mal de bout en bout. "À un moment donné, ça n'a pas été comme au Qatar, où j'ai pu un peu gérer et me battre à la fin [de la course sprint]", a précisé le pilote français sur Canal+. "C'était juste de pire en pire, et c'est dur de subir la course comme ça."

Les péripéties subies par Pecco Bagnaia, Marc Márquez ou encore Maverick Viñales en fin de course ont permis à Zarco de remonter au 15e rang et de prendre un point qui lui a donné la "satisfaction psychologique" de ne pas avoir "fait tout le week-end pour rien" : "Être hors des points, ce n'était pas plaisant. J'ai eu la chance d'avoir les chutes à la fin pour être au moins payé d'un point. C'était vraiment une manière de dire 'Je n'ai pas fait ça pour rien' mais ça a été dur."

Un pari infructueux dans les réglages

Zarco savait qu'il risquait d'être en difficulté dimanche, après avoir fait d'importants changements sur sa moto lors du warm-up. Une sorte de pari certes inefficace, mais néanmoins riche d'enseignement à un moment où Honda étudie toutes les solutions pour sortir de l'ornière.

"On a un peu galéré sur ce week-end et [dimanche], on a changé un peu de choses au warm-up, de grosses choses – je ne peux pas les expliquer techniquement. La stratégie, c'était 'Est-ce qu'on essaie ça à Austin ?' et j'ai dit 'On n'a rien à perdre', donc j'ai préféré avancer là-dessus dès maintenant, comme ça on ne perd pas de temps."

Johann Zarco, Team LCR Honda

Johann Zarco

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

"Est-ce que ça a été un élément qui m'a encore un peu plus bloqué ? En tout cas, c'est un élément qui n'a pas vraiment apporté ce que l'on espérait. Ça fait toujours des infos, mais là c'était dans la difficulté parce que je me suis vraiment accroché à la moto et c'était dur de terminer la course."

"Ce qu'on a voulu faire, c'était un peu dans l'anticipation d'Austin parce comme on était en difficulté, on s'est dit 'Bon...'" a ajouté Zarco. "Ils m'ont demandé, j'ai dit 'Allez-y, c'est ça le vrai travail de développement.' C'était presque sympa de discuter comme ça et d'oser prendre des décisions. Ça se paie en course mais si ça s'était passé extra bien, peut-être que je serais resté avec Mir, donc [ça n'aurait] pas non plus [été] un grand changement. C'est sûr que c'est plus honorable d'être 12e ou 13e, voire 11e, mais ce n'était pas possible."

Ce n'est pas un week-end au cours duquel j'ai pris beaucoup de plaisir.

Zarco a vécu un week-end difficile de bout en bout mais ce n'est pas une surprise pour lui, puisqu'il savait à quel défi il serait confronté en rejoignant l'équipe LCR. Aussi délicate soit la situation actuelle, il est convaincu que le travail des ingénieurs finira par porter ses fruits.

"Je fais vraiment confiance à Honda, je vois qu'ils travaillent énormément et au moins, petit à petit, on voit tout ce qu'il ne faut pas faire. On ne sait pas encore ce qu'il faut faire, mais plus on fait de kilomètres, plus on sait ce qui ne fonctionne pas. Ce sera toujours utile pour aller de l'avant."

"Pour moi, j'espérais que ce ce week-end soit bon, je n'ai pas pu le faire. J'ai pris de l'expérience mais je n'ai pas eu de satisfaction dans les sensations, donc ce n'est pas un week-end au cours duquel j'ai pris beaucoup de plaisir. J'ai pris du plaisir à me battre un peu mais dès que les autres ont eu le rythme, pour moi ce n'était pas possible. C'était un peu difficile à vivre."

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