McLaren veut éviter au maximum les consignes entre Norris et Piastri
N'excluant jamais ce scénario, qui s'est de nouveau produit au Grand Prix du Japon, McLaren veut toutefois faire de son mieux pour éviter d'avoir à donner des consignes d'équipe entre Lando Norris et Oscar Piastri.
Parfois inévitables, les consignes d'équipe ne sont toutefois pas la tasse de thé des stratèges chez McLaren. S'estimant contrainte d'y recourir à Suzuka pour préserver ses chances de double podium, lors du dernier Grand Prix du Japon, l'écurie anglaise avait également dû faire de même en Hongrie, fin juillet. Néanmoins, l'objectif est d'éviter cette situation tant que possible entre Lando Norris et Oscar Piastri.
Car si Andrea Stella, directeur de l'équipe, est convaincu que demander au pilote australien de laisser passer le Britannique était la bonne chose à faire, il préfère sans hésitation pouvoir éviter d'en arriver là. Le tout en ayant aussi en tête le petit épisode de Monza, où les deux pilotes étaient allés au contact.
"Ces deux situations étaient stressantes, surtout celle de Monza", souligne Andrea Stella en évoquant les Grands Prix de Hongrie et d'Italie. "Et quand je dis stressantes, c'est parce que l'on crée du stress entre nos deux pilotes, ce que l'on pourrait vraiment éviter. C'est quelque chose que l'on a examiné. Il se peut que cela se reproduise à l'avenir mais lorsque c'est évitable, on devrait l'éviter."
"Dans ce cas [à Suzuka], l'approche était la suivante : on voulait voir à quelle vitesse Lando se rapprochait, et si le dépassement se faisait naturellement. Quand on a vu que ça ne se faisait pas si naturellement, on a demandé aux pilotes d'échanger leurs positions, afin de ne pas perdre de temps en course pour l'un comme pour l'autre."
Au Grand Prix du Japon, Oscar Piastri affichait à ce moment de la course un rythme clairement plus lent que celui de son coéquipier, ce qui a parfois surpris. Puis l'Australien s'est repris, parvenant à décrocher le premier podium de sa carrière en Formule 1 tout en admettant qu'il était loin d'avoir livré sa meilleure course. Chez McLaren, on estime que la différence entre les deux pilotes a été exacerbée par la forte dégradation pneumatique imposée par le tracé japonais.
"Dans une course comme celle-là, chaque tour où l'on économise du pneu fait gagner un dixième, par exemple en s'arrêtant un tour plus tard que quelqu'un d'autre", explique Andrea Stella. "À ce moment-là, Lando s'était arrêté six tours plus tard, donc sa voiture était automatiquement six dixièmes plus rapide que l'autre. En plus de ça, je dois dire que le rythme de Lando était tout simplement très bon. Et s'il y a quelque chose à faire, c'est regarder où Oscar aurait pu gagner les un ou deux dixièmes qui semblaient globalement lui faire défaut par rapport à Lando."
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