Promu dans le top 10, Ocon reste frustré par les problèmes de Haas
Finalement neuvième du GP de Las Vegas, Esteban Ocon reste frustré par les problèmes de la Haas au freinage, qu'il subit depuis plusieurs courses. Le Français s'est également plaint du manque d'usure des pneus alors qu'il aurait aimé revivre "un scénario à la 2023".
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Grâce aux disqualifications des deux McLaren, les Haas d'Esteban Ocon et Oliver Bearman ont été promues dans le top 10, de quoi ravir l'équipe américaine. Toutefois, au terme de la course, les VF-25 avaient manqué les points de peu, après une course assez compliquée, notamment pour Ocon.
Le Français a déploré un manque assez visible de rythme, qui l'a empêché de se rapprocher suffisamment de la Ferrari de Lewis Hamilton devant lui, le condamnant à rester dans ses échappements pendant la plus grande partie de l'épreuve.
"Il n'y avait malheureusement pas grand-chose de plus à aller chercher aujourd'hui. Je pense que c'était simplement notre rythme du jour", a déclaré Esteban Ocon après le Grand Prix de Las Vegas, pas encore promu dans les points à ce moment-là. Le pilote s'est toutefois félicité d'avoir échappé au grabuge du premier virage, après le départ raté de Gabriel Bortoleto qui a coûté sa course à Lance Stroll.
"On a bien fait de rester en un seul morceau après le départ", a-t-il confié. "J'étais du mauvais côté, je n'ai pas pu revenir à l'intérieur. Et en gros, tout le monde s'est empilé au milieu. C'était déjà bien pour nous de réussir à l'éviter."
"Ensuite, on s'est retrouvés à se battre avec Lewis quasiment jusqu'à la fin. Avec cinq tours de plus, j'aurais peut-être pu me battre avec lui. Mais oui, on a clairement manqué un peu de rythme, surtout au freinage ce week-end. La vitesse de pointe, ça allait, on pouvait se défendre. Mais c'était une course assez solitaire à partir du relais en durs."
Esteban Ocon (Haas).
Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images
Interrogé un peu plus en détail sur ce fameux problème au freinage, Ocon a expliqué que ce dernier l'handicapait depuis plusieurs semaines déjà : "Je pense que c'est notre point faible depuis plusieurs courses. C'est quelque chose sur quoi on doit travailler et progresser. Dès que j'essayais d'attaquer un peu plus pour me rapprocher de Lewis, je bloquais une roue et je perdais quelques dixièmes."
"C'est ce qui nous a empêchés de passer sous la seconde pour avoir le DRS. Donc oui, c'est dommage parce qu'on a le sentiment d'avoir fait le maximum en course, mais ça ne paye pas vraiment, donc c'est un peu frustrant. Mais je pense malgré tout que la course était plutôt positive pour nous."
Alors qu'il ne reste que deux Grands Prix cette saison, Esteban Ocon ne semble pas particulièrement optimiste quant à une résolution de ce problème de freinage d'ici la fin de l'année. Lorsqu'on l'interroge sur ses perspectives pour la fin de 2025, le Normand garde espoir, mais reste conscient de ses difficultés, notamment en qualifications.
La dernière fois qu'Ocon a atteint la Q3 (sans compter le sprint de Spa) c'était lors du Grand Prix de Monaco en mai dernier, alors que son coéquipier Oliver Bearman a brisé, à Las Vegas, une série de trois qualifications consécutives dans le top 10.
"J'espère [pouvoir finir la saison sur une meilleure note]", a-t-il déclaré. "Je ne pense pas qu'on soit encore particulièrement bons au freinage. On bloque beaucoup plus que ce qu'on devrait, et c'est aussi ce qui nous pénalise en qualifications."
Esteban Ocon (Haas).
Photo de: Zak Mauger / LAT Images via Getty Images
"C'est ce sur quoi on doit travailler. J'espère qu'on pourra finir la saison correctement. Mais ce week-end, c'était toujours un point faible et on perdait encore deux ou trois dixièmes par zone de freinage. C'était énorme. Comme à Bakou, comme sur beaucoup de courses. C'est ce qu'on doit résoudre."
Un manque de graining paradoxalement "décevant"
Puisque deux des trois séances d'essais libres ont été perturbées par des drapeaux rouges et par la pluie, les équipes restaient dans l'inconnu concernant le comportement des pneus sur le tracé de Las Vegas, notamment en longs relais.
Les concurrents s'étaient donc principalement basés sur les données des éditions précédentes, lors desquelles les gommes ont été en proie à beaucoup de graining et de dégradation. Toutefois, cette année, le graining était quasi inexistant et la plupart des pilotes ont fini par ne faire qu'un seul arrêt... une issue un peu décevante pour certains.
"[C'était] décevant", a admis Ocon avec un sourire. "Je voulais un scénario comme en 2023 et on a commencé en gestion, puis au bout de deux tours j'attaquais déjà à fond et il ne se passait rien. Le tarmac n'était pas assez neuf, malheureusement. Donc les pneus sont restés trop constants."
"On ne peut pas s'en plaindre : en tant que pilote, c'est exactement ce qu'on demande à Pirelli depuis des années. Et maintenant c'est le cas… Mais oui, je m'attendais à un vrai désastre en termes de graining à l'avant pour tout le monde, et j'espérais en profiter, mais rien ne s'est produit."
Propos recueillis par Filip Cleeren
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