Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

Cadillac signe un doublé en qualifications à São Paulo, Toyota éliminée d'entrée

WEC
6 Heures de São Paulo
Cadillac signe un doublé en qualifications à São Paulo, Toyota éliminée d'entrée

Aprilia exprime tout son soutien à Bezzecchi après sa blessure

MotoGP
GP d'Allemagne
Aprilia exprime tout son soutien à Bezzecchi après sa blessure

Deux mois après son accident, Álex Márquez retrouve le podium

MotoGP
GP d'Allemagne
Deux mois après son accident, Álex Márquez retrouve le podium

Bagnaia perdu et incapable de s'inviter à la fête chez Ducati

MotoGP
GP d'Allemagne
Bagnaia perdu et incapable de s'inviter à la fête chez Ducati

Márquez insiste : "Il faudra faire mieux demain, sinon je ferai 3e"

MotoGP
GP d'Allemagne
Márquez insiste : "Il faudra faire mieux demain, sinon je ferai 3e"

Quartararo retrouve ses réglages et de bons résultats

MotoGP
GP d'Allemagne
Quartararo retrouve ses réglages et de bons résultats

Bezzecchi blessé à l'épaule : ne parlez pas de karma à Márquez

MotoGP
GP d'Allemagne
Bezzecchi blessé à l'épaule : ne parlez pas de karma à Márquez

Championnat - Martín reste en tête, Bezzecchi commence à décrocher

MotoGP
GP d'Allemagne
Championnat - Martín reste en tête, Bezzecchi commence à décrocher

Le rythme de course, la plus grande inquiétude de Red Bull

Au cœur de toute la controverse concernant les pénalités de Max Verstappen au Mexique, le Néerlandais a soulevé le principal problème de Red Bull à l'heure actuelle : son manque de vitesse.

Max Verstappen, Red Bull Racing RB20

Photo de : Andy Hone / Motorsport Images

Le Grand Prix de Mexico a été le théâtre d'une nouvelle bataille entre les deux rivaux au championnat du monde, Max Verstappen et Lando Norris. L'affrontement entre la Red Bull et la McLaren s'est conclu par une double pénalité de dix secondes pour le pilote néerlandais, après avoir poussé à deux reprises son homologue britannique hors de la piste.

Alors que toute l'attention était portée sur cette nouvelle passe d'armes entre les deux pilotes, dans un contexte où les directives de pilotage pourraient être revues, Max Verstappen n'avait pas la moindre envie de s'attarder sur ce sujet, car ce dernier était loin d'être sa plus grande préoccupation. En effet, malgré ses 20 secondes de pénalité, le Néerlandais a reconnu que, même sans celles-ci, il aurait été incapable de figurer sur le podium au passage du drapeau à damier.

Max Verstappen, Red Bull Racing RB20

Max Verstappen, Red Bull Racing RB20

Photo de: Simon Galloway / Motorsport Images

Qualifié en première ligne grâce à son deuxième temps lors de la séance de qualifications, le pilote Red Bull a pourtant pris la tête de la course au premier virage. Mais très vite, Verstappen a constaté que le rythme n'était pas là, en particulier sur les composés mediums et durs.

"Le problème est que nous sommes trop lents, et c'est pourquoi on me met dans ce genre de positions", a-t-il déclaré après son duel musclé avec Lando Norris. "C'est mon problème."

Que Verstappen ait fini sixième, à 59 secondes du vainqueur Carlos Sainz, doit certes beaucoup à sa sanction. Mais si l'on creuse un peu les données de sa performance, et que l'on retire l'influence du temps perdu dans les stands pour purger sa pénalité, la situation n'est en réalité pas meilleure. En fait, en termes de données pures, on pourrait dire que le Mexique a été la pire course de Red Bull depuis le début de la saison.

L'une des meilleures façons d'évaluer correctement la vitesse des monoplaces est de regarder leur rythme de course et de voir comment il se situe par rapport à la concurrence. En utilisant les données qui ont été utilement rassemblées par le site web f1pace.com, nous pouvons tirer quelques informations clés pour nous montrer comment le rythme de Verstappen se compare à celui de ses adversaires depuis le début de la saison.

Ces données sont basées sur des tours de course purs, la première boucle n'est donc pas prise en compte, pas plus que celles où les pilotes entrent dans les stands ou en sortent. Les tours effectués derrière la voiture de sécurité et sous régime de voiture de sécurité virtuelle ne sont pas non plus pris en compte. En parcourant l'ensemble de la saison, nous pouvons observer comment le rythme de course de Verstappen s'est comparé par rapport à son rival hors Red Bull le plus rapide.

Grand Prix

POS. en

QualifS

POS. en rythme

de course

Meilleur

rythme

Bahrain Bahreïn 1 1er (1'35"654) Sainz (1'36"103)
Saudi Arabia Arabie saoudite 1 1er (1'32"930) Leclerc (1'33"377)
Australia Australie 1 Abandon  
Japan Japon 1 1er (1'36"028) Sainz (1'36"441)
China Chine 1 1er (1'39"762) Norris (1'40"646)
United States Miami 1 2e (1'32"198) Norris (1'32"130)
Italy Émilie-Romagne 1 2e (1'20"876) Norris (1'20"857)
Monaco Monaco 6 2e (1'18"283) Hamilton (1'18"245)
Canada Canada 2 2e (1'25"311) Norris (1'25"281)
Spain Espagne 2 1er (1'19"574) Norris (1'19"599)
Austria Autriche 1 1er (1'10"080) Norris (1'10"238)
United Kingdom Grande-Bretagne 4 3e (1'33"976) Hamilton (1'33"838)
Hungary Hongrie 3 5e (1'23"622) Piastri (1'23"378)
Belgium Belgique 1* 3e (1'48"181) Hamilton (1'48"007)
Netherlands Pays-Bas 2 4e (1'15"566) Norris (1'15"221)
Italy Italie 7 6e (1'24"124) Piastri (1'23"542)
Azerbaijan Azerbaïdjan 6 7e (1'48"361) Piastri (1'47"977)
Singapore Singapour 2 2e (1'37"377) Norris (1'37"062)
United States États-Unis 2 4e (1'39"305) Leclerc (1'38"943)
Mexico Mexico 2 4e (1'21"680) Sainz (1'21"082)

* La pénalité moteur sur la grille de départ l'a fait partir 11ème.

Sur la base des informations ci-dessus, ces données peuvent ensuite être transformées en pourcentage pour nous donner une base de référence du rythme de course de Red Bull au cours de la saison, sans compter l'Australie puisque Verstappen avait été contraint d'abandonner. Comme le montre le graphique ci-dessous, la saison de Verstappen a totalement dégringolé après un début de saison presque parfait.

max-verstappen-red-bull-racing-mexico

Les données montrent clairement trois phases au cours de la saison. Après un début dominant, Red Bull est retombée au coude-à-coude avec McLaren à Miami et ce, jusqu'en Autriche. Mais depuis le Grand Prix de Grande-Bretagne, la tendance est à nouveau sur le déclin.

Et si le chiffre de +0,73 % obtenu au Mexique est le pire de la saison, il est très similaire à celui obtenu à Monza, qui montre que lorsqu'il y a très peu d'appui, les faiblesses de la RB20 sont beaucoup plus exposées.

Les cyniques de la concurrence auraient aimé que le rythme de course de Red Bull ait chuté de façon spectaculaire depuis le week-end du GP de Singapour, lorsque les rivaux de l'écurie autrichienne ont été alertés par le système de réglage du T-tray, qui, selon certains, aurait pu être utilisé pour ajuster la hauteur de caisse entre les qualifications et la course, afin de mieux équilibrer le rythme sur les deux séances.

Mais les données ne semblent pas confirmer cette hypothèse et suggèrent que la forme de Red Bull n'a fait que régresser au fur et à mesure que d'autres équipes progressaient. Le problème au Mexique semble être plus lié aux pneus qu'à toute autre chose, la Red Bull ne parvenant tout simplement pas à placer les composés les plus durs dans la bonne fenêtre de performance.

Max Verstappen, Red Bull Racing RB20

Max Verstappen, Red Bull Racing RB20

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

"Sur le pneu dur, nous n'avions tout simplement pas le même rythme", a déclaré Christian Horner, patron de l'équipe Red Bull. "Max n'avait pas d'adhérence, nous n'avons pas senti que nous pouvions mettre les pneus en marche. C'est donc le plus grand défi des quatre prochains jours : comprendre ce qui a causé cela. Évidemment, le Brésil est un défi très différent de ce circuit, mais c'est un schéma qui montre que la McLaren est très forte, en particulier à la fin des relais, et surtout à la fin des Grands Prix."

Avec un écart de 47 points entre Verstappen et Norris au classement pilotes, et une Ferrari en pleine renaissance, Red Bull sait qu'elle doit rapidement redresser la barre.

"Nous ne pouvons pas nous permettre une autre course comme celle-ci", a déclaré Helmut Marko, conseiller de l'écurie autrichienne, à l'ORF. "Nous devons trouver de la vitesse, et ce n'est pas un secret que nous perdons actuellement face à la concurrence, en particulier Ferrari et McLaren, dans les virages lents."

"Mais nous avons deux circuits, le Qatar et Las Vegas, où les choses devraient s'améliorer à nouveau. Et si nous avons des temps de réglages normaux, alors nous ne serons pas aussi loin des leaders que nous l'étions cette fois-ci."

Lire aussi :
Article précédent La rivalité entre Verstappen et Norris, une situation "parfaite" pour Ferrari
Article suivant Colapinto : "Les commissaires ne devraient pas juger les conséquences"

Meilleurs commentaires

Dernières actus