Formule 1 GP du Canada

Pour Stella, les Mercedes auraient rattrapé Norris en fin de course

Pour Andrea Stella, directeur de McLaren, l'occasion d'une victoire de Lando Norris au Grand Prix du Canada n'a pas été manquée, puisqu'il estime que les Mercedes auraient de toute façon pris le dessus en fin de course, au vu de leur très bon rythme sur les pneus mediums.

Lando Norris, McLaren MCL38

Finalement remporté par Max Verstappen, le Grand Prix du Canada aurait pu accoucher d'un autre vainqueur. L'un des deux pilotes Mercedes par exemple, notamment George Russell, poleman de cette course à Montréal, ou encore Lando Norris, deuxième à l'arrivée sur sa McLaren, qui aurait aussi pu prétendre à la victoire. Après une remontée fulgurante, le pilote britannique a mené la course pendant plusieurs tours jusqu'à la première voiture de sécurité, causée par le crash de Logan Sargeant au 25e tour.

Cependant, alors que ses concurrents en ont profité pour chausser des pneus neufs, McLaren a décidé de ne pas faire rentrer Norris au stand. Le Britannique s'est donc retrouvé coincé derrière le Safety Car, avant d'enfiler de nouvelles gommes un tour plus tard. Il est finalement ressorti derrière Verstappen et Russell, perdant le bénéfice de son début de course.

Andrea Stella, directeur de McLaren, avait expliqué que le choix de ne pas faire rentrer Norris était lié au fait que la pluie qui s'abattait sur le circuit à ce moment-là était en train de se calmer, l'équipe souhaitait ainsi garder le train de pneus intermédiaires du pilote jusqu'à ce que l'averse s'arrête complètement, pour ensuite chausser des pneus slicks.

Néanmoins, la pluie ne s'est pas arrêtée et le peloton a dû continuer en inter pendant encore plus d'une vingtaine de tours, ce qui a obligé le pilote McLaren à enfiler un nouveau train de pneus, l'ancien étant trop usé pour tenir. Norris n'a finalement pas pu retrouver son très bon rythme de début de course et n'a pas été en mesure de rattraper Verstappen. Le Britannique est convaincu que la victoire aurait pu lui revenir sans cette erreur. Son directeur en revanche pense que le résultat a été maximisé et que, vu le rythme des Mercedes sur les mediums en fin de course, Norris n'aurait pas tenu.

"Je pense que Mercedes aurait dû terminer devant Lando aujourd'hui", a expliqué Andrea Stella. "Nous avons donc maximisé ce qui était possible après la voiture de sécurité. Sans le Safety Car, je pense que Lando aurait pu accumuler un avantage tel que nous aurions pu essayer d'aller jusqu'au bout avec les pneus secs."

Lando Norris derrière Max Verstappen au Grand Prix du Canada.

Lando Norris derrière Max Verstappen au Grand Prix du Canada.

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

"Je pense que Mercedes aurait pu nous rattraper, parce qu'ils étaient quelques dixièmes de seconde plus rapides que nous", a ajouté l'ingénieur italien. "Nous avions vraiment besoin d'un bel avantage pour arriver à la fin [en première position] en toute sécurité. Mais évidemment, c'est un peu difficile [de juger] parce que dans une course comme celle-ci [avec] deux ou trois voitures de sécurité... vous devez supposer qu'elles vont arriver et [il faut aussi gérer] la météo. Nous savions que ce serait une course décidée par différents scénarios et au final, je pense que nous sommes satisfaits des résultats."

Le rythme de la MCL38 après quelques tours sur le premier relais a pris de cours Max Verstappen et George Russell. Après les avoir dépassés, Lando Norris a pu creuser un écart de presque 14 secondes avec le Néerlandais, avant la première voiture de sécurité. Stella a expliqué que ce gain de performance était dû au fait que les deux pilotes McLaren avaient pu économiser leurs gommes très tôt dans la course, puisque derrière, Fernando Alonso retenait la monoplace de Lewis Hamilton qui ne présentait donc pas de réelle menace.

"Nous savions qu'il n'aurait pas été simple d'atteindre la pluie prévue autour du 30e tour [avec le premier train de pneus], car il aurait été difficile pour les pneus intermédiaires de survivre aussi longtemps", a déclaré Stella. "Alors, comme nous n'avions pas de pression [derrière], nous avons commencé à économiser les pneus très, très tôt, même quand ce n'était pas nécessaire, en essayant de trouver des zones froides ou des zones humides pour s'assurer que les pneus restent en bon état pour le moment où la piste aurait été plus difficile. Il n'y a pas de magie, c'est juste que la position dans laquelle nous étions dans le premier relais qui nous a permis d'appliquer cette stratégie sans problème, parce que nous n'avions pas de pression à l'arrière."

Propos recueillis par Sam Hall et Oleg Karpov

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